XXXII. — CARIANA
Gariana, autrement Gasulae Garianae, se trouvait daO^ la Byzacène, comme nous l'apprend la notice. Mabillon ^ cru qu'il était fait mention de cette ville dans le célèb:^ manuscrit de saint Hilaire, conservé à la bibliothèque ^ Vatican. On y lit, en effet, la note manuscrite suivan"^
1 Aug. serm. 2. m ps. 36. n. 20. — Ep. 108. n. 15.
2 Aug. Cont. Crescon. 4. 4. 5.
3 Aug. serm. 2, in ps. 36. n. 20.
* Cogn. 1. 201.
d'un correcteur anonyme : Collationnè au nom du Seigneur Jésu^-Chrîst^ pendant que je me trouvais à Casulœ (aput Kasulîs), Van quatorze de Trasamond^^ c'est-à-dire Tan 510 de notre ère, comme Holstein Ta noté en marge. H est vrai, l'Itinéraire d'Antonin parle d'une Gasula, mais celle-ci se trouve dans la Proconsulaire.
On a retrouvé un bourg important nommé les Casœ BeguenseSy à Henchir el Begueur, dans la région de Sufès en Byzacène, mais cette localité ne parait avoir aucun rapport avec l'Évèché de Cariana. Saint Augustin adresse une de ses lettres à un personnage nommé Casulanus,
SILVAIN. Cet Évèque assista, en 411, à la Conférence de Carthage et, ayant répondu à l'appel de son nom '^ : Je suis présent, il ajouta : L'unité existe dans mon église, voulant signifier ainsi que son église était pure de toute tache de donatisme.
QVINTIEN. Nous lisons son nom le cinquante-huitième sur la liste des Évêques de la Byzacène qui, avec les autres Évêques cités par la notice, se réunirent à Carthage, en 484, par ordre du roi Hunéric, et furent ensuite condamnés à l'exil.