‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienneChapitre 46 sur 181 · DIVINA. DD . NN . CONSTANTINI . ET . LICINI . INVC · texte numérisé non relu

DIVINA. DD . NN . CONSTANTINI . ET . LICINI . INVC

SEMPER . AVG . ORNAMENTA . LIBERTA . RESTITVTA . ET

VETERA CIVI TATIS . INSIGNIA . CVRANTE . CEIONIO . APRONIANO . CV

PATRO . CIVITATIS ♦.

ï Corpus, n. 210.

2 Ibid. 2568.

3 Vict. Cœs. 40. 19.

4 Corpus. 210.

Nous lisons Cilium dans Tltinéraire d'Antonin et la notice prouve que cette ville appartenait à la Byzacène.

Il y avait là uii monastère, à la tête duquel se trouvait, au temps de l'empereur Justinien, Tabbé Félix, celui que le pape Vigile condamna avec le diacre Rusticus, comme ayant été fauteur des erreurs de ce même diacre. Plus tard, il fut condamné à l'exil par Justinien, pour avoir attaqué dans ses écrits le cinquième Concile œcuménique. Victor de Tonnona dit de lui dans sa chronique : La dix-septième aminée après le consulat du clarissime Basile, c'est-àdire en Tan 557 de Tère chrétienne, Félix, abbé du monastère de Cillium, en exil à Sinope, passa de cette vie au Seigneur. D l'avait déjà mentionné à la dixième année après le consulat de Basile, et à la troisième année après le même consulat il nous apprend que le patrice Salomon avait été battu à Gillium par le chef Maure Stozza. Nous savons, du reste, que des moines grecs de Saint-Sabas de Palestine vinrent, à cette époque, fonder une laure ou monastère en Afrique. Les monastères de ce temps étaient pour l'ordinaire édifiés en forme de forteresse et c'est peut-être à cette particularité que Gillium doit son nom actuel, les deux châteaux ou Kasrin, à moins qu'elle ne le doive à deux grands mausolées qu'on remarque dans la nécropole.

La ville proprement dite était située sur le versant septentrional d'une colline qui domine la rive droite de Toued Derb et que défendent, à l'ouest et à l'est, deux profonds ravins. L'arc de triomphe dont nous avons parlé, s'élève sur le plateau que couvrait la ville haute et au milieu des débris de cinq grands édifices construits en pierres colossales.

On signale, parmi les ruines, les restes d'une église d'é-

poque byzantine. Les portes ont leurs tympans circulaires décorés de sculptures représentant des paons buvant dans un vase. Cette basilique est sur un plan rectangulaire.

La nécropole s'étendait entre la colline et la rive gauche de Toued Derb.

Les ruines de Cillium ont fourni des carreaux historiés en terre cuite, offrant des sujets divers avec ou sans inscriptions : ainsi le sacrifice d'Abraham avec ces mots : Abra7n et Ysac ; une rosace avec ces mo\& iSancta Maria, adjiiba nos ; la scène de Jonas vomi par le monstre marin, etc.

AVRELE. Il assista au Concile de saint Cyprien, en le troisième qu'il tint sur la question du Baptême. Il donna son sentiment le quatre-vingt-unième. Le nom de son siège offre de grandes et nombreuses variantes dans les manuscrits ^

TERTIOLVS. On voit qu'il assista, en 411, à la Conférence deCarthage où, à l'appel de son nom, il répondit qu'il était présent-. Il était catholique, mais toute sa ville n'était pas avec lui, car les schismatiques de Cillium avaient pour chef Donat, qui se présenta et dit : Je le connais. Puis, ceDonat répondit lui-même à l'appeP : Tai donné mandat et fai souscrit.

Il n'était point seulement opposé à Tertiolus, mais encore à Privation, Évêque catholique de Vegesela. Ce dernier, en effet, après qu'on eût lu sa souscription, ajouta* : J'ai

i Hard. 1. p. 178.

2 Cogn. 1. 128.

3 Ibid. 187.

* Ibid. 133.

pour compétiteur Donat de Cîllium. Alors Donat luimême repartit : J'ai là des diacres, c'est une population voisine; elle est de mon diocèse. Mais Privatien lui demandant : Où se réunissent-ils ? Donat répondit : Oui, tu noies as interdit les chapelles et les autels des martyrs, (Et loca et mem,orias m^artyrum prohiàuisti.) N'ai'je point eu là le prêtre Candide^ Privatien repartit de nouveau : Et où offrait-il le sacrifice ?

FORTVNATIEN. Il figure le soixante-quatrième parmi les Évêques de la Byzacène qui, en 484, appelés par l'édit du roi Hunéric à l'assemblée générale de Carthage, furent envoyés en exil avec leurs autres collègues.

D'après la notice de Léon le Sage, Cillium possédait encore un Évêque, en 883.

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