‹ G�eographie de l'Afrique chr�etienneChapitre 81 sur 181 · LXX. — LIMISA · texte numérisé non relu

LXX. — LIMISA

Les géographes ne disent rien de Limisa, autrement Limmica, nous savons cependant qu'elle se trouvait dans la Byzacène. C'est à Aïn Lemsa qu'on Ta retrouvée. La citadelle, Ksar Lemsa, se dresse au milieu de ruines assez importantes, au pied du Djebel Boudja, à six kilomètres de Zama, près de Furni. Cette forteresse rectangulaire domine un champ de ruines de plus de cinquante hectares. Elle a été reconstruite, à Tépoque b^'zantine, avec les grandes pierres empruntées aux monuments de la ville. Une de ces pierres portait Tinscription suivante ^ :

LIMISENSES . D . D . P . P .

IVLIVS PERPETVVS . ET SATVRNI NVS . MASOPIS . FIL . SVFETES . FEC CVR . FAVSTO . MAXIMI . FILIO .

La ville, on le voit, était alors administrée par des su-' fêtes.

La source, Aïn Lemsa, qui alimentait la ville, est ther^ maie. Elle sort de la montagne, derrière la citadelle, e^ coule dans un canal long de 150 mètres, entièrement taill^ dans le roc.

» Hard. 3. p. 739.

•-« Eph. V. n. 279.

Sur un des monuments de Limisa, nous voyons qu'un de ses habitants s'appelait LimisiitSy de même qu'un habitant de Madaure s'appelait Madaurius.

DONAT. Il signa la lettre du Concile de la Byzacène, adressée, en 641, à l'empereur Constantin, fils d'Héraclius, contre les Monothélites *.

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