Commentarii de bello gallico, 1. VIII, c. xxxiv et xxxv
LKS rLKi:VES 1:T les rivières. 101
Sidoine ApoUinairo, évoque de Clermout*, paraît à notre auteur, natif cV Auvergne, assez difficile h rendre en lalin, car riiésitation se révèle dans ce membre de phrase : « Elavatls quem Elacrem vocant". » Le Cher, Caris torrens^ figure à l'occasion de l'inondation de 580^ dans un passage que nous avons rappelé en parlant (le la Loire, et c'est la première mention qu'on en connaisse. Grégoire est aussi le premier à donner le nom de la Vienne, Vimjemuij qili, gonflée par l'ahondance des pluies, fut néanmoins (raverséc à gué par Clovis marchant à la rencontre d'Alaric, quelques jours avant la bataille de Vouillé si funeste à la puissance (les Goths (o07)*. I^e chapitre quel' historien des P'rancs consacre à la mort de saint Martin^ indique assez clairement que la Vienne joint la Loire \\ Candes, dont le nom latin, Condate^ indique la réunion des deux rivières. C'est encore dans XUistoria Francorum qu'on trouve le plus ancien texte concernant l'affluent de gauche de la Vienne, le Clain, Clenmis flumcn^ (|ui arrose Poitiers, où on le passe au moyen d'un gué^.
La Garonne. — Grégoire se sert, pour désigner ce fleuve, do la forme Garo)i)ui déjà employée dans l'Itinéraire de Bordeaux à Jérusalem de 333^. La Garonne arrose les pays situés entre Borchaux et le pays de Comminges^, ces contrées qui, ayant reconnu en 58o l'autorité de Gondovald, prétendant au trône, virent passer l'armée envoyée par Contran à la poursuite de s(4i compétiteur.
Le seul affluent de la Garonne dont nous trouvions mention chez notre auteur est la Dordogne, disignée dès lors sous ce nom