‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 220 sur 597 · Historia Francomm, 1. II, c. 14; cf. I. X, c. xxxi · texte numérisé non relu

Historia Francomm, 1. II, c. 14; cf. I. X, c. xxxi

25i LA GAULE AU SIXIEME SIECLE.

niant s'était seulement servi, pour son travail de restitution, des renseignements généraux que nous venons de rappeler. M. Quicherat a fait mieux : il a recherché avec soin, dans l'œuvre de Tévêque de Tours, tout ce qui, ayant trait à des événements

survenus dans la basilique de Saint-Martin, pouvait fournir quelques indications utiles; il a eu recours, en outre, au recueil d'inscriptions gravées, peintes, ou exécutées en mosaïque, qui accompagnaient la décoration intérieure de la basilique, inscriptions dont la place précise est indiquée par l'auteur du recueil; aussi son travail est-il un véritable chef-d'œuvre de critique archéologique.

Un érudit moderne des plus recommandables, Mabille, prétend que le sanctuaire élevé par saint Brice subsista même après la construction de la basilique de Perpetiius\ La lecture de plusieurs passages de Grégoii'e ne laisse cependant aucun doute à cet égard : il y est dit que la cellule construite par saint Brice fut jetée bas {submota) et remplacée par une basilique plus grande*; la démolition de l'église primitive, nécessaire pour la construction du nouvel édifice sur le même terrain, est encore attestée par ce fait, rapporté deux fois, que la voûte de la chapelle primitive fut alors employée pour la basilique de Saint-Pierre et de Saint-Paul ^ ; un autre indice de la démolition de la première basilique se trouve dans cette mention que les fondements du temple élevé par Perpetuus sur le corps du bienheureux confesseur, super beata membra, furent plus étendus que les fondements de l'ancien édifice*. On a cependant cru voir une contradiction entre celte dernière allégation et ce que Grégoire rapporte de l'exhumation du corps-saint et de sa translation dans la nou-

\. Notice sur les divisions tert'ltor. de la Toufaiiié.^. 120-121. CeUe opinion est déjà exprimée au commencement du xiii'^ siècle, d*après la ti'ailition sans doute, par Tauteur du Chronicon Turonense magnum : t Super quem [corpus beali Marlini] heatus Bric* tins, qui ei in episcopatu successit, parvulam Ccclcsiam conslruxit, cujus fundamenta apparent adhuc in claustro beati Marlini. > (Saimonj Recueil des chroniques de ToU' raine, p. 75.)

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