Historia Francorum, 1. X, c. xxxi
G. € At illa vocifcrans ac plangeiis, basilicam hujus vici [Aiangaviensîs], in qua reliquiac beati Joannis reliiienlur, cxpetiit. » (De gloria martymm, c. wi.) Bien qu'on trouve dans ce passage l'a<ljectif Alangaviensis au lieu iVAlingaviensiSy nous croyons qu'il faut considérer cette forme comme une erreur de copiste, car nous démontrons plus bas que lan est, en français, une mauvaise notation de Icîiy qui représente la syllabe Un du nom latin.
7. Cartulaire de Noyers, publié par M. l'abbé Cas. Chevalier, p. 12-13.
8. Cartulaire dj Corv.ierg. publié par l'abbé Bourassé, p. 8i. U. Ibid,, p. s;5.
10. Mabil'c, NoHce sur les di':':)itns territoriales de la Touraine, p. l'J5.
CIVITAS TinO.NUM. 2fil
L'aphérèse n'est pas rare dans les noms de lieux où la lettre a forme la première syllabe, et, dans de tels cas, elle peut être produite par la confusion de cette lettre avec la préposition «' : Xi lalin en position devenant <? en français,' la seconde syllabe
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a dû de bonne beure se transformer en len, puis, ainsi que cela a lieu fréquemment lorsque Va précède la nasale, on a écrit /a/i-; le g s'est adouci ; le y de la dernière syllabe du nom est tombé
f. Nous pouvons ciier enire autres exemples de re phénomène : Aholena, Boili^n (Vauctuse); Afriacus, Friac (Loi); AffuceUitm, Fuveau (Houches-dii-Rhânfi); Agonit, Gonll (Vaucluse); Aganlkum, Gangi^s (HpmuIi); Agrnmnnt, Gramont (nnsses-Pyrcnëes); Aniortum, Niort (Aude). Dans AUngatiii, Va inilial n'a pas snhsislé aussi longtemps que dans beaucoup des noms que nous venons de citer; il était tombé dès le \[' siècle, ce qui résulte des formes du nom de Langeais que nous avons citées.
2. Cf. le mol français langue de lingua, et le nom de la ville de Langres [JÀngoneM.
ainsi que dans beaucoup d'autres mots français où il occupait la même place (exemple : àieul^ de aviolus). Alingavia àewsxi donc produire un nom dont l'orthographe rationnelle serait Lenjaie ou Lengeaie; mais, comme le prouve la forme plurielle Lingaiae qu'on trouve dès 1078, ce nom a de bonne heure pris 1'^ finale conservée dans la forme actuelle .
AMBA.CIA, vicus. — Ambacidj que Grégoire signale par deux fois comme voisin de la Loire*, devait son église à saint Martin, évêque do Tours de 374 à 397^, et ce fut près de ce village, dans une île de la Loire, qu'Alaric, roi des Goths, et Clovis, roi des Francs, eurent une entrevue où ils se jurèrent amitié. Il n'y a pas de doute sur l'identité à^Ambacia et d'Amboise ' (Indre-et- Loire, arrondissement de Tours, chef-lieu de canton), ville située effectivement sur le bord de la Loire.
Grégoire, qui parle quatre fois d'Amboise, le nomme ordinairement vicus Ambdciensis : c'est la leçon adoptée par les éditeurs de VHistoria Francorum aux deux endroits où il en est question*. Dans im passage des Miracula beati Martini (1. II, c. xvii), Ruinart a préféré la mauvaise leçon z;2cw^ Ambasidcensis^ à une leçon moins fautive {vicits Ambiacensis) y fournie par plusieurs manuscrits et qu'on retrouve encore au livre IV (c. xxxxii) du même ouvrage ; mais il est évident que l'on doit lire partout Ambaciensis.
BALATEDO, vicus. — L'évêque Perpetuus (464 environ à 494), nous dit Grégoire, fonda une église in vico Balatedine ^, localité dofit les érudits ont vainement tenté de fixer Templace-
1. Historia Francorum, 1. II, c. m. — Miracula beati Martini, \. H, c. xvii. 4. Historia Francorum, 1. X, c. xi, § 3.
3. Le nom de celte ville est écrit Ambaise par Péan Gatineau, qui composa au xiii* siècle un poëme en langue vulgaire sur les miracles de saint Martin: cette forme est le produit direct à*Ambaciay par le changement du c doux en s et Tattraction de Ti .