HutorialFrancorum, I. X, c.xxxr
GIVITAS TURONIIM. -203
meut. Maan, rhistorien de Téglise de Tours, y voyait Balan, village situé à 10 kilomètres de cette ville, taudis que l'abbé de Marolles, le premier traducteur de Grégoire, n'hésitait pas à le placer à Vaune, autrement dit la Roche-Corbou ; mais Valois s'étant rangé* à l'opinion de Maan, qui semblait en effet plus accept€d)le, l'assimilation à Balan fut adoptée par tous les traducteurs.
Cependant, en examinant le nom de Balatedo, à l'accusatif Balatedinemy on peut trouver étrange que ce vocable à terminaison essentiellement féminine ait produit un nom tel que Balan. En outre, si Ton compare Balatedinem avec les accusatifs latins con^mtvMnemr<ons tud^nem^ amàritûdinem^ incûdinem^ qui ont donné à la langue française les mots coustume^ amertume et ewclume^ on sera porté à chercher ce que cette dénomination, dont la quantité doit être notée Balàtêdinem^ a pu produire conformément aux règles de la phonétique romane. La première forme de ce nom accentué nécessairement sur l'antépénultième a dû être Baleedney résultat obtenu par le changement de Va en e et par la chute de la première dentale {t) et de Te post-tonique. La terminaison de Baleedne ne tarda pas à se transformer, suivant toute vraisemblance, en eeme, de même que la terminaison udinem des mots cités plus haut est arrivée finalement à umCy au lieu de fournir w/m^ par l'intermédiaire de tidne^. Nous reconnaîtrons donc Balon tedo dans Balesmes (Indre-et-Loire, arrondissement de Loches, canton de la Haye), village que des pièces du xn* siècle désignent sous les noms de Balema^y Baleelma^ et Baleemma^.
BERRAVUS ou BERRAUS, viens. — C'est à l'évêque Perpetuus (464 environ à 494) qu'on doit la fondation de l'église de ce village*, dont le territoire, désigné par Grégoire sous le nom de