‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 292 sur 597 · Ibid.f I. IX, c. xx; 1. X, c. xix · texte numérisé non relu

Ibid.f I. IX, c. xx; 1. X, c. xix

aVITAS CARNOTUM. 323

§ 2. — CIVITAS CARNOTUM.

Grégoire ne parle pas de Chartres, mais il mentionne plusieurs fois le territoire de cette ville, qu'il nomme indifféremment tirbs Camotena^y ierrùorium urbis Camotenae'^y terminus Carnotenus^y territorium Carnotenum^y et même simplement Carnotenum^. Ce dernier terme, employé dans un document des plus authentiques, le traité d'Andelot, y paraît désigner spécialement le territoire particulier de Chartres, à l'exclusion du Dunois et du Vendômois et, sans doute aussi, des autres pagi de la civitas Camotum. On trouve aussi chez notre auteur l'expression dioecesis Camotena^y mais elle désigne le territoire carnute au seul point de vue ecclésiastique. Le nom de Camoteni est donné aux habitants de la cité de Chartres '', et l'on remarque aussi, mais une fois seulement, l'adjectif Camotensis ®.

Avant d'étudier le sort de la civitas Camotum pendant le couK du VI® siècle, il convient de dire que cet immense territoire, dont Tévêque assista au concile assemblé à Orléans, en 511, par Clovis, était divisé à l'époque mérovingienne en six pa^iy le Pincerais, le Dreugesin, le Chartrain, le Dunois, le Vendômois et le Blésois®, auxquels correspondaient les six archidiaconés primitifs de l'ancien diocèse de Chartres.

Nous avons montré plus haut que le Blésois, et probablement toute la cité de Chartres, avait dû faire partie du premier royaume d'Orléans sous Clodomir. On sait d'une manière certaine que plus tard Chartres obéissait à Childebert, qui nomma saint Lubin {Leobinus) au siège épiscopal de cette ville, et qui, en 545, le

i. Historia Francorum, 1. VU, c. xvii; 1. Vlll, c. x. — Vitae Patrum, c, xix, § 1.

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