Ibid., 1. VII, c. xvu
voyait encore trace de Tévêché de Ghâteaudun, deux siècles plus tard, en 788, dans les actes du concile de Narbonne, où un diacre du nom de Ragenbald est appelé Dunemis vocatus episcopics * ; mais les auteurs de la nouvelle Gallia christiana ont démontré qu'il était plus juste de lire Diniensis^ et que Ragenbald était évêque de Digne en Provence*.
L'évêché créé par Sigebert devait s'étendre naturellement sur toute la partie jde l'ancienne civitas Camotum soumise à ce prince : Vendôme et son territoire devaient donc en faire partie. Le nom Dunenses s'applique nécessairement aussi chez Grégoire aux habitants du Vendômois, situé entre le Dunois et la Touraine, lorsqu'il rapporte que les Dunois et les Tourangeaux furent envoyés par Sigebert contre son neveu Théodebert^.
SANCTI AVITI MONASTERiuM. — Grégoire, en nous apprenant que saint Avitus, dont le tombeau se trouvait à Orléans, avait été abbé dans la région chartraine du Perche*, ne nous fait pas connaître le nom de son monastère, qui nous est fourni par d'autres écrivains de l'époque mérovingienne. L'auteur d'une Vie d' Avitus, écrite certainement peu de temps après la mort du saint, rapporte que ce bienheureux quitta le monastère de Micy (aujourd'hui Saint-Mesmin , près d'Orléans), dont il était le troisième abbé, avec un saint religieux du nom de Carîlephus (saint Calais), pour embrasser la vie érémitique, et* que, gagnant ensemble les vastes solitudes du Perche, ils choisirent pour retraite un lieu écarté, couvert de ruines, mais fertile et agréable, qu'on nommait alors PiciaciiSf vocable qui fut bientôt remplacé par celui de cella sancti Aviti. Ce lieu, il est important de le remarquer après le biographe d'Avitus, était situé à une assez grande distance des habitations, de sorte que, sans commerce avec les hommes, les deux religieux demandaient leur nourriture aux arbres fruitiers^.
1. Labbe et Cossart, Sacrosancta Conciliay t. vu, p. 966. 2l Gallia christiana, t. III, col. 1115.