De gloria martyrum, c. lxiv
4. I/une et Tautre de ces paroisses sont nommées Sanctus Patroclus dans les actes du xw siècle. (D'Arbois de Jubainvi lie, Pot/ /We' du diocèse de TroyeSy rédigé cfi UOT, n'« 32 et 88, notes.)
CIVITAS AURELIANORUM. 3A3
{par va cellula) sur son tombeau *. Saint-Parres lès Vaudes, situé sur la rive gauche de la Seine, dans une vallée plane, est donc hors de cause, car le mont des Idoles doit êti'e évidemment reconnu dans la colline à laquelle Saint-Parres au Tertre doit son surnom et qui est placée, comme l'exige la légende, au delà de la Seine, par rapport à la ville de Troyes.
§ 5. — CIVITAS AUREUANORUM.
La ville d'Orléans porte chez Grégoire les noms di Aurelianis^ ^ civitas Aurelianensis^ j urbs Aurelianensis'^ ^ oppidum Aurélianense ^ ; le territoire de la cité y est appelé terminus Aurélia- 7ie?isis urbis^ j terminus Aurelianensis'^ et territorium Aurelianense^; enfin les habitants y sont nommés Aurelianenses^ .
Orléans obéissait aux Francs dès le commencement du VI* siècle : Clovis y réunit un concile des évêques de ses Etats en 514*®. Cette même année, on en faisait la capitale du royaume de Clodomir, Taîné des fils de Clotilde **, et c'est sur le territoire Orléanais que le jeune roi franc retint le monarque bourguignon, Sigismond, en captivité". Orléans passa depuis, par le meurtre des enfants de Clodomir, au pouvoir de Childebert I" qui, en 549, y convoquait un synode pour juger l'évêque même de la ville, Marcus, qui avait été exilé sur de fausses accusations*^.
Dans le partage de 561, la civitas Aurelianorum échut à Contran dont elle devint le siège royal **, et Ton trouve dans Grégoire ^plusieurs faits qui témoignent de la soumission d'Orléans à ce
1. Vita sancti Patrocli,^l 8 et 12, apud Rolland., t. II Januarii, p. ZU et 345.