Ibid.y 1. IX, c. xxxvi
12. L'union de Meaux au royaume d'Austrasie durant le règne de Théodcbert H résulte de la Vie de saint Faron (c. xxi^ apud Mabillon, saec. If, p. 612).
§ 8. — CIVITAS NIVERNENSIUM.
La ville de Nevers paraît deux fois dans VHistoria Francorum : elle y est nommée Nivemum et Nivernefisis urbs^.
Nevers n'était pas un chef-lieu de cité lors de la rédaction de la Notice des provinces, et, selon toute apparence, il devait faire partie de la civitas Autisiodorùm^ : c'est à tort qu'on le considère généralement comme un démembrement de la civitas Aedmrum, car, s'il en avait été ainsi, l'évêché de Nevers fut devenu suffragant de Lyon et non de Sens.
L'élévation de Nevers au rang de ville épiscopale remonte sans doute à la fin du v^ siècle. Nous croyons qu'elle fut produite par la division dujdiocèse primitif d' Auxerre, composé de TAuxerrois et du Nivernais, entre deux royaumes : on sait en efiet que, au commencement du vi® siècle, Auxerre faisait partie du royaume de Clovis, tandis que Nevers obéissait au roi de Bourgogne^. L'évêché de Nevers serait donc de création bourguignonne.
Nous avons cru pouvoir établir que Nevers fut annexé aux Etats du roi d'Austrasie, en suite de la chute du royaume bourguignon; mais, en 561 , cette ville fut comprise dans le royaume de Gontran, et son évêque assistait en 567, en 581 , en 583 et en 585 à> des conciles convoqués par ce prince, dont le passage à Nevers, lors d'un voyage de Chalon-sur-Saône à Paris, en 585, est constaté par Grégoire*.