Notitia GaUiarum, p
i. Gregorii Turonensis Opéra omnia^ col. 117.
5. Detorcy, Recherches historiques sur l'ancienne ville de Victry en Partais, p. 34.
6. Historia Francorum^ 1. III, c. xii. — Miracula beati Julianiy c. xiii.
de ce fait que, dans la partie franque des Etats de Théoderic, Vitry-le-Brûlé est le seul Victoriacus que les documents du moyen âge qualifient castrum ou castellum. Sa première mention certaine avec ce titre est de Flodoard, qui écrivait au milieu du x*" siècle*. L'opinion de Valois et de Ruinart acquerrait encore une plus grande force, si Ton prouvait, pièces en main, que, contradictoi rement à la chronique d'Aimoin, une tradition s'était formée à Vitry-le-Brùlé au sujet de Monderic, et que dans les derniers siècles du moyen âge le donjon de Vitry portait le nom do ce prétendant^.
§ L — €IVITAS VEROMANDUORUM.
L'évêque de Tours désigne sous le nom de tenntorium Vhvmaridense^ le territoire de la civitas Veromahduot^m, dont le siège épiscopal était dès le vi® siècle à Noviomagus^ aujourd'hui Noyon (Oise, arrond. de Compiègne, chef-lieu de canton).
L'étude attentive des documents permet d'affirmer que, contrairenient à l'opinion émise au siècle dernier par le chanoine Fencl*, la civitas Veromanduorum fut comprîs.e en 5H dans le royaume de Clotaire P^ En effet. Fort unat rapporte que ce prince •fit élever dans la villa royale d'Atteiae (Athis, Somme, arrondissement de Péronne, canton de Ham), en Vermandois, la princesse thuringienne Radegonde, dont la guerre de 529 avait fait son esclave et qui devint plus tard son épouse^. Saint Médard, évêquc de Noyon, ayant été élu au siège épiscopal de Tournai, son élection fut confirmée en 532 par Clotaire^, dont dépendait également la civitas Tuimacenshim^ et, quoique les deux diocèses fussent séparés par une distance de douze lieues environ, leur union
i . Chronicon Flodoardi, annis 929, 952 et 953.
2. M. Detorcy (Recherches historiques sur Vitry en Partois, p. 34) <rile un dénombrement rendu au roi par Robert d'Ambly, c garde féodal > du château de Vitry en Perlois, le 24 mars 1343, dans lequel Tune des principales tours de cette place serait nommée forteressia Munderici,
3 Miracula beati Martini, 1. H, c. ix.