‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 378 sur 597 · Hiftoire httrrùrt àê la Promet^ L IV, p · texte numérisé non relu

Hiftoire httrrùrt àê la Promet^ L IV, p

t. € Toiic fidrrltssimi mali«T acceplom Tenerabile corpus ùiTolutum in linleamifi^ m:inio Toîoit Vinnandis ciriMem sepelire. Gomque in itinere proficiscerentur, Teo^ mot in manicpium qiiod Tocatnr Au§usia Viromanduorum; déponentes eizoï ^ prae pondère ambulare non poteranL » (Gollietle, Mémoires pour rkistoire du T^tbiadoii, p. 113.) — On troave, page 149, une autre relation où cette phrase est Ttproàwle arec la Tariante Tiromandis). — La distance qui sépare la prétendue cité de S&wuà et Âugnsta n'est pas indiquée dans le récit du ix* siècle, mais seulement dans une panphrase que Raimbert, chanoine de Saint-Quentin, en fîtTers Fan 1100 : c Praefata igiiv TenerabUis matrona acceptum beatissîmi martrris corpus linteaminibus involiitam, al quoddam Viromandensii castrum quod ab eo loco [qui Augusta Viromanduorum éittbatnr] quinque ferme mUlihus distat, roTerenter tumulandum ad?ehere disposuit. > (CaIliette, Mémoires peur f histoire du Vermandois, p. 150.)

3. Voici, entre autres témoignages, un extrait du rapport de l'ingénieur Ijeniii qô, en 1638, yisita Vermand; nous le reproduisons d'après. M. Gomart, Études Saint-Ottatinoises, I. IV, p. 97, note 1) : c Quant à ce que l'on veut dire que Vermand était ose ville, c'est un abus. En Tannée 1638, le cardinal de Richelieu étant en cette ville et Saint-Quentin, je fus envoyé pour reconnoitre la place, que l'on lui avoit persuadé être un lieu propre à fortiûer et à servir à arrêter les courses des ennemis ; et là je trooni que la terrasse, ou rempart, que Ton y voit, étoit un vieux camp des Romains..., et qu'il coûteroit plus à remuer ces terres pour leur donner forme, que de dépense pour fûrû une fortification toute neuve ; ce qui lui fit perdre l'envie du dessein qu'il en aroA formé. Et alors ma curiosité me porta à rechercher pour connoitre sll y avoit en autre* fois quelque muraille de clôture et d'une habitation considérable ; mais je n'en troom aucune marque, ni vestige. Ce lieu est un véritable camp des Romains.»

CIViTAS ATRABATUM. 413

remplacé Atcgusta Veromanduorum ou Saint-Quentin, comme chef-lieu de la cité, vers la fin du iv® siècle. Il faut donc nécessairement admettre que le village de Vermand, dont rexistencc n'est pas prouvée avant la seconde moitié du wx"" siècle*, doit à quelque denji- savant du pays son appellation trompeuse , d'origine identique à celles de Vieux-Laon, de Vieux-Reims, de Vieux-Châlons, — données également par les gens du moyen âge à d'anciens oppida^ — ou aux noms de Vieux-Poitiers, de Vieil- Evreux, de Vieux-Rouen, de Vieille-Toulouse, attribués dès le même temps à d'antiques localités^.

S 5. — CIVITAS ATBABATUM.

La cité d'Arras, dont Grégoire ne fait nullement mention, dut subir le même sort que Cambrai pendant le vi® siècle, car depuis l'épiscopat de saint Waast jusqu'en 1095, la civitas Atrabatum et la civitas Camaracensium hq formèrent qu'un seul diocèse, dont le prélat siégeait à Cambrai^. Au reste, ce fait est prouvé par plusieurs témoignages contemporains qui désignent T ictoriacum^ lieu de l'ancien diocèse d'Arras, comme une villa des rois de Soissons, Clotaire V et Chilperic !*' *.

LAMBRI, vicus. — C'est dans ce village, aujourd'hui Lambres (Nord, arrondissement et canton de Douai), que Chilperic fit ensevelir son frère Sigebert, poignardé par des affidés de Frédegonde à la villa Victoriacm (Vitry) ^. Lambres et Vitry ne sont éloignés que de 7 kilomètres Tun de l'autre.

VICTORIAGUS, villa. — La villa Victoriacus^ que Chilperic désigna en 584 conune le lieu où Clotaire, son fils nouveau-né,

1. M. Matton, archiviste du déparlement de TAisne, n'a pas trouvé de mention se rapportant authentiquement à Vermand avant 1160 et 1200 {Dictionn, topogr. du départem. de VAishe, p. 287).

1 Le nom de Vieux -Poitiers date au moins du vin« siècle (Annales Einhardi, anno 742); celui de Vieux-Châlons figure en 850, dans un diplôme de Charles le Chauve. (E. de Barthélémy, Diocèse ancien de Châlons-sur-Uarney t, P% p. 347.)

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