Ibid.y 1. X, c. xxvii
8. Louvet, Histoire du Beauvolsis y l. II, p. 132.— Comme l'observe l'abbé de Foy {Notice des diplômes relatifs à Vhistoire de France yi. I", p. 44), il faut sans doute distinguer rétablissement du monastère de Saint-Lucien et la fondation de l'ancienne église, conëacrée a saint Pierre et à saint Lucien, sur les ruines de laquelle Chilperic fit élever une
En 561 y Beauvais fut encore attribué au nouveau roi de Paris, car la division par tiers, entre les héritiers de Charibert, de la fraction de cette cité connue sous le nom de Ressontois*, porte évidemment la marque du partage de 567, qui morcela également plusieurs autres cités du royaume parisien, telles que Senlis, Paris et Chartres. Ainsi, dans cette hypothèse, le diplôme de Chilperic pour Fabbaye de Saint-Lucien, qui prouve la possession de Beauvais, et sans doute de la plus grande partie de son diocèse par le roi de Soissons, ne pourrait être antérieur à Tannée 567 ^
ROSSONTENSE. — Le Rossontense^ ou territoire de Rossontus, figure dans le traité d'Andelot de 588 : « Le roi Contran, y est-il dit, recevra le tiers que le roi Childebert possède m Rossontemi^ comme compensation du tiers qui lui revient de la cité de Senlis^. » On s'est beaucoup occupé, depuis le xvu* siècle, de déterminer l'emplacement du Rossontense y et, bien que le nom de Ressons, transcription française de Rossonttcs^ fut assez répandu dans les départements du nord de la France, les érudits n'hésitent guère qu'entre deux solutions : les uns tenant pour RessoDSle-Long (Aisne, arrondissement de Soissons, canton de Vic-sur- Aisne), viUage dont le nom, suivant Adrien de Valois, attesterait qu'il fut autrefois plus important qu'au xvn* siècle*; les autres préférant Ressons-sur-le-Matz (Oise, arrondissement de Compiègne, chef-lieu de canton)^.
Nous adoptons pleinement cette dernière opinion dont M. Jules
nouvelle basilique. Quelle que soit la valeur de la mention que l'obituaire de Saint-Lucien consacre à Childebert 1°', il est à peu près certain que la cité de Beauvais ne pou?ait pas appartenir à Clotaire 1*', car elle est enfermée entre le territoire de Rouen et celai d'Amiens, qui Tun et l'autre dépendaient alors du royaume de Paris. ,