De gloria confessorum, c. iii
rage de la vénérable matrone {mater familias). On est donc en droit de rapporter l'événement dont il s'agit au terriiorium Cavillonensis urbis, où Grégoire témoigne qu'il alla visiter sa mère*. Il ne paraît pas impossible que la chapelle dite de Saint- Eiisèbe*, sur le territoire de Cabrières (\^aucluse, arrondissement d'Apt, canton de Pertuis), Tune des dix-sept paroisses du petit diocèse dont cette ville était le chef-lieu, ne représente aujourd'hui Toratoire d'Armentaria : cette chapelle est située à 12 kilomètres au nord-est de Cavaillon.
§ 9. — CIVITAS AVENNICORDM.
Grégoire parle assez fréquemment d'Avignon quî^ dit-il, était presque complètement protégé par le Rhône^, et il désigne cette ville sous les noms d^Avemo^, Avinio^, urbs Avenio^j urbs Avennica'^y civitas Avennica^; quant à TAvignonnais, il le nomme indifféremment urbs Avennica^, civitas Avenni[c]ensis ^^ et ierritorium Avennicum^^.
Avignon faisait partie du royaume bourguignon dans les dernières années du v® siècle ; en effet, Gondebaud, vaincu près de Dijon, descendit la vallée de la Saône et du Rhône pour venir se réfugier dans cette ville, où Clovis l'assiégea en l'an 500**. Cependant un représentant de Julien, évêque d'Avignon, assista en 506 au concile d'Agde, exclusivement composé de prélats sujets du roi des Wisigoths. Est-ce à dire qu'Avignon ait été