Ibid. y 1. II, c. xxxii
CIVITAS AVENNICORUM. ' 445
enlevé aux Bourguignons après l'année 500? Nous ne le pensons pas, car Salutaris, epùcopus civitatis Avemiicae, envoyait un délégué en 517 au concile bourguignon d'Epaone*. Nous avons conclu de ce fait que la civitas Avennicorum, traversée par le Rhône et par la Durance, appartenait alors par moitié aux Wisigoths et aux Bourguignons, dont la Durance séparait précisément les possessions à la date du concile d'Agde *. Il est bon toutefois de rappeler que les Ostrogoths occupèrent momentanément sans doute Avignon, en 508 *, durant la guerre que leur roi, Théoderic, soutenait contre les Franco-Bourguignons, au nom de son pupille, Amalaric, héritier de la monarchie wisigolhe. Cette ville fut aussi, en 523, une des cités qu'un premier démembrement de la Bourgogne fit passer au pouvoir du souverain ostrogoth*.
La civitas Avennicorunif comprise en 537 dans la cession de la Provence aux rois francs, doit avoir fait partie du tiers de ce pays que le sort donna au roi d'Austrasie, Théodebcrt^. En 561, elle échut à Sigebert, également roi d^Austrasie, et fut un instant détenue par le roi Goutran, à Toccasion de la guerre que ce prince soutenait, en 564, contre son frère. Grégoire dit positivement que le roi de Bourgogne restitua Avignon^, et plusieurs faits rapportés par lui témoignent en effet que de 581 à 583 cette ville était non-seulement étrangère aux Etats de Gontran, mais aussi qu'elle obéissait à Childebert II, fils et successeur de Sigebert ''. Nous jugeons utile toutefois de relever deux faits indiquant, à notre avis, que l'autorité de Gontran fut
1. On a voulu voir dans Salutaris un évoque d'Avenches et non d'Avignon. Voyez à ce sujet, ce que nous avons dit page 50, note 4. Cf. en outre la note restrictive (n<> 2) dp la page 2:25.