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10. Ce fait est prouvé par un diplôme de Ghildebert I" pour l'église de Paris (voyez page li2)«
4i8 LA GAULE AU SLVIÈMË SIÈCLE.
en deux parties*, l'une obéissant à Sigebert, le roi d'Austrasie. l'autre soumise à Contran, le roi de Bourgogne, sans que ce partage donne lien de croire, avec M. Bonnell*, que la civitas Massiliensium ait d'abord appartenu à Charibert. Il paraît impossible actuellement d'indiquer la répartition précise de ce territoire entre les deux princes, quoique le chef-lieu de la cité semble alors appartenir plus particulièrement alors à Sigebert, lequel y est représenté par un officier portant le titre de rector^j dont le gouvernement s'étend sur les autres cités provençales du roi d'Austrasie*. Mais, après la mort de Sigebert (575), et grâce sans doute à la complicité du recteur Dynamius, Gontran s'empare de la partie austrasienne de Marseille ^ , que Childebert II, le fils de Sigebert, parvient à recouvrer momentanément en 581 par l'adresse du duc Gondulf®, puis définitivement en 584 par cession du roi de Bourgogne^,
Grégoire mentionne trois églises marseillaises : l'église épiscopale®, la basilique de Saint-Etienne et la basilique de Saint- Victor. La basilique de Saint-É tienne, dans laquelle eut lieu en 581 l'entrevue du duc Gondulf et du recteur Dynamius, était, au dire de Grégoire, voisine de la ville ® ; c'est leglise de Saint- Ëtienne du Plan, construite sur le Champ de Mars, aujourd'hui la plaine Saint-Michel, et remplacée par Téglise actuelle de Notre-Dame du Mont, qui fut bâtie en 1 586 sur les ruines de
i. Histona Francorum, 1. VI, c. ii.