Historia Francorum, 1. V, c. xxi
SOUS le règne de Sigismond, et son évèque Coustantius souscrivit en 517 au concile d'Epaone. La présence du même prélat aux synodes ostrogoths de Carpentras et d'Orange, en 527 et en 529, prouve qu'elle passa au pouvoir du roi d'Italie en 523. Enfin, à la suite de l'occupation de la Provence par les Francs, en 537, elle dut faire partie des États de Clotaire I^*.
Le partage de 561 unit Gap au royaume d'Orléans, car la souveraineté de Contran sur cette ville est attestée par l'histoire de l'évêque Sagittarius* et parla participation d'Aridius, successeur de Sagittarius, aux conciles tenus en 584 et en 585 à Valence et à Mâcon.
§ 18. — CIVITAS SEGESTERIORUM.
L'histoire de Sisteron au vi' siècle est presque inconnue : cette ville n'est même pas nommée par Grégoire. On sait toutefois, par les souscriptions du concile d'Épaone, qu'elle était soumise en 517 aux Bourguignons.
Quoiqu'on n'ait pas la preuve certaine que l'évêque de Sisteron prit part aux conciles ostrogoths de Provence^, la situation de la civitas Segesteriorum, entourée par les cités de Gap, de Digne, de Riez, d'Aix, d'Apt et de Cavaillon, ne permet pas de douter qu'elle fût possédée par le roi d'Italie de 523 à 537 ; après cette dernière date, qui est celle de l'abandon de la Provence par les Ostrogoths, Sisteron appartint vraisemblablement à Clotaire 1***. Le partage qui suivit la mort de ce prince (561) plaça Sisteron dans le nouveau royaume de Bourgogne, comme l'indique la présence de son évêque aux conciles réunis par Gontran en 573, 584 et 585.