‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 454 sur 597 · Cap. xxxv-xxxvu · texte numérisé non relu

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8. c In ecclesia Sancti Venerandi, altare sancti Juliant et sancti Basilissae Antiocbeniei

CIVITAS ARVERNORUM. 489

pas, au VI* siècle, qu'ils reufermassent tous des corps de fidèles ; on considérait seulement comme tels les tombeaux dont les sculptures représentaient des scènes de la vie du Seigneur et des apôtres*.

L'église de Saint- Vénérand était voisine de l'église de Saint- Allyre : Grégoire nous apprend que, entre la sortie de celle-ci et rentrée de celle-là, se dressait le tombeau d'un pieux personnage du nom d'Alexandre*. L'emplacement de la vieille basilique de Saint-Vénérand était indiqué, à la fin du xvn* siècle, par celui de la chapelle de même nom située dans le jardin de l'abbaye de Saint-Allyre, — dont elle n'était pas distante de plus de 30 mètres, — entre cette abbaye et l'église paroissiale de Saint-Cassi. Elle renfermait encore les tombeaux dont parle Grégoire, et, ainsi que le rapporte notre auteur, on y voyait la représentation de plusieurs scènes du Nouveau Testament, et notamment de la multiplication des pains et des poissons. D'autres tombeaux, parmi lesquels sans doute le tombeau d'Alexandre, se trouvaient aussi dans les jardins de l'abbaye de Saint-Allyre^.

La chapelle de Saint-Vénérand fut vendue comme bien national en 1792, avec les bâtiments de l'abbaye de Saint-Allyre*.

ARTIIONA, vicus. — Le viens Arthonensis est nommé plusieurs fois par Grégoire* : cet auteur nous apprend qu'au iv' siècle saint Martin y visita le tombeau de la bienheureuse Vitaline, qui n'y était encore l'objet d'aucun culte. Il ne peut y avoir de doute sur l'identité de ce lieu, situé au delà de Riom par rapport à la ville des Arvernes. Arthona est aujourd'hui Artonne (Puy-de-

altare sanctî Quinlini et sancti Dionysii, allare sanciae Mariae, ubi sanctus Venerandus, et sanctus Linguinus, et sanctus Nepotianus, et sanctus Avitus et sancta Clara, et alii sex millia ducentorum in corpore quiescunt, quorum nomina Deus soit. > (L. II, c. x.) i. De gloria confessorum, c. xxxv.

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