Ibid,, c. V
CIVITAS ARVEHNORUM. 493
tants du viens Brivatensis, qu'un parti bourguignon emmenait prisoimiers après avoir pillé le mobilier de l'église*. Ce dernier événement étant survenu sous le règne de Gondebaiid*^ il n'est pas possible de faire remonter la basilique que connut Grégoire au delà de 470, date vers laquelle Gondebaud commença à régner en Bourgogne conjointement avec ses trois frères. Ainsi, ce serait dans l'ancienne église que TArverne Avitus, devenu évêque de Plaisance après avoir porté la pourpre impériale, aurait été enseveli en 456^. On pourrait donc rapporter la fondation de la nouvelle basilique au duc Victorius, qui gouverna l'Auvergne au nom d'Euric, roi des Wisigolhs de 475 à 479 environ*; et Grégoire attribue en effet à ce personnage la construction des cryptes et des colonnes qu'on voyait encore à la fin du vi* siècle dans la basilique de Saint-Julien^. Tel n'est pas cependant l'avis de Savaron, d'Adrien de Valois® et de Ruinart'', qui pensent qu'ici l'historien des Francs n'a pas voulu parler de l'église de Brioude, mais*bien d'une basilique de Saint-Julien nommée au x® siècle dans le livret des églises de Clermont®, et qui aurait existé dès le V* siècle. Mais on oublie trop, ce semble, que Grégoire désigne ordinairement l'église de Brioude sous la simple dénomination de « basilique de Saint-Julien ». On peut aussi opposer au sentiment de Savaron le témoignage de Frédëgaire , qui n'écrivait pas fort longtemps après Grégoire, et qui, de même que son contemporain, semble être assez au courant du culte de saint Julien : le vieux chroniqueur, attribuant toutefois au roi Ëuric ce qui était l'ouvrage d'un de ses lieutenants, a compris qu'il s'agissait, dans le passage litigieux de Grégoire, d'une