De gloria confessorum, c. xxxi
CIVITAS ARVERNORUM. 501
rins qui gouverna l'Auvergne do 47;> à 480 environ, au nom du roi des ^Visigoths^ Jacobs a rapproché avec raison cette mention de Licaniams d'une charte du cartulaire de Brioude en date de 945, dans laquelle il est question d'un lieu du nom de Liziniaais^ compris dans la viguerie de Nonette et possédant alors trois églises dédiées à saint Germain, à saint Jean et à saint Clément^, et il a reconnu, dans LicaniacitSj aussi bien que dans LiziniaciiSy la petite ville de Saint-Germain Lembron (Puy-de-Dôme, arrondissement d'Issoire, chef-lieu de canton), qui a par conséquent abandonné son premier nom pour prendre celui de la plus ancienne église.
Un certain nombre de chartes de l'époque carolingienne parlent de ce locus ou vicus^ qu'elles nomment le plus souvent Liziniaciis^ ^ forme corrompue de Licimaais. La persistance de la forme Lizimacus dans tous ces textes, jointe à cette considération que le vocable Lici?îîacus s'explique beaucoup plus facilement que Licam'acus* y permet de croire que la variante ZîWniacensi vico^ fournie par le manuscrit de VHistoria Francorum dit de Royaumont et signalée par Ruinart^, pourrait être une leçon préférable à celle que donnent la plupart des manuscrits et des éditions de Grégoire.
LIPIDIACUS, antea vicus BERBERENSIS. — « Un certain Lupicin, homme d'une grande sainteté, avait déjà atteint l'âge moyen de la vie, lorsque, venant au vicies Berberensis qu'on nomme aujourd'hui LipididCiis^ il trouva des murailles antiques où il se renferma pour fuir la vue des hommes^. » Ces paroles, par lesquelles Grégoire annonce la retraite de saint Lupicin, sont loin de suffire à fixer l'emplacement de l'ancien vicus Berberensis. Aussi cher-