Pardessus, Diplomata, chartae, t. I*', p
lieu dérivé de celui de Noniacus. On y remarque en revanche, à 11 kilomètres est-nord-est de Saiut-Yrieix, le village de Saint- Julien (Corrèze, arrondissement de Brives, canton de Lûbersac), qui doit à un de ses écarts, Veudonnois, la dénomination officielle de Saint-Julien Vendonnois. C*est là sans doute qu'on doit placer la maison de No?îiacus et Téglise mentionnée par Tévêque de Tours.
§ 7. — CIVITAS GABALUM.
Notre auteur ne parle qu'ujae fois seulement du chef-lieu de la Cîvitas Gabalunij c'est-à-dire de Javols((fflf6a/^5),qui, ruiné lors des grandes invasions germaniques, n'est plus aujourd'hui qu'un gros village du département de la Lozère (arrondissement de Marvejols, canton d'Aumont) ; encore n'est-ce qu'incidemment, en parlant d'un évêque du Gévaudan qui vint, de la ville épiscopale [ex U7^bé)j au morts Helanm^ pour prêcher la population adonnée aux superstitions païennes*. Partout ailleurs l'expression urbs Gabalùana^y de même que les noms de Gabaliianum^ ^ territorium Gabalitanum^ et terminus Gabalitanus^ ^ désigne l'ancien Gévaudan, dont Grégoire appelle indifféremment les habitants Gabali^ ou GahalitanV.
Le Gévaudan tomba au pouvoir des Wisigoths vers Tannée 472®, et les souscriptions du concile d'Agde prouvent qu'il faisait encore partie du royaume d'Alaric en 506 ; mais, peu de temps après, en suite du désastre de Vouillé, il dut reconnaître l'autorité de Clovis. Il fut, en 5H, au nombre des cités de la Première Aquitaine jointes au royaume d'Austrasie, et son évêque, Hilarius, figura en 535 au concile de Clermont en qualité de sujet du roi Théodebert. Le partage de 561 l'attribua au nouveau roi des