Ibid. — Miracula beati Juliani, c. viî
9. Historia Franconim, I. VL c. xxvi. — De glovia confessorum, c. xxxv. 10. Miracula b:ati Julianif c. vu.
CIVITAS VELLAVORUM. 533
furent contraints de subir le joug des Wisigoths, qui pesa également sur TAuvergne, le Gévaudau et le Vivarais*. Ils durent ensuite reconnaître la domination franque à la suite de la bataille de Veuille (507), et en 511 leur pays fut sans doute compris dans les Etats du roi d'Austrasie, auxquels la soumission de la Bourgogne adjoignit plus tard la cité de Viviers que le Velay séparait de T Auvergne.
Lors du second partage de l'empire franc, en 561 , le Velay fit partie du nouveau royaume d'Austrasie, gouverué par Sigebert; car Ursus, citoyen arverne, sujet de ce prince, possédait dans l'Auvergne et dans le Velay des biens qui furent consignés par ordre royal entre les mains d'un certain aventurier du nom d'Andarchius, ennemi d'Ursùs^.
ANICIUM, locus. — L'ancien nom du Puy en Velay, Aniciuniy encore conservé aujourd'hui par le mont Anis, sur les flancs duquel cette ville est construite, figure chez Grégoire à propos d'un faux Christ qui, parcourant, en 591, tout le pays compris entre le Berry, sa patrie, et la province d'Arles, vint enfin trouver la mort dans la civitasVellavorum. « 11 entra dans le territoire du Velay, ingressus Vellavae urbis terminum, dit notre auteur; il se rendit au lieu qu'on iLomm^ Anicium^ — adlocum quem Aniciiim vocitantj — et fit halte, avec toute son armée, dans les basiliques voisines, disposant ses troupes comme s'il eut porté la guerre à révêque Aurelius qui se tenait alors en cet endroit [Au7^elio ibidem tune consistent {epis€opos)y. Ce texte semble permettre d'ét€d)lir que, déjà à la fin du vi' siècle, le Puy avait remplacé comme chef-lieu du Velay la ville de Saint-Paulien {Revessio), qu'un auteur du x® siècle qualifie Vetula civitas*. On a objecté, il est vrai, qviAnicium pouvait bien n'être seulement, en 591, qu'une sorte de maison de plaisance de Tévêque Aurelius, et que, dans le cas contraire, l'emploi du mot lociis pour désigner une ville épiscopale serait un fait exceptionnel, même dans la langue
i. Historia Francorum, 1. IV, c. xlvii.