‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 533 sur 597 · Historia Francorum, 1. VI, c. xxxiv · texte numérisé non relu

Historia Francorum, 1. VI, c. xxxiv

roi Childebert, qui lui accorda un diplôme pour gouverner régulièrement ce monastère comme ses autres paroisses*». Deux années plus tard, des troubles fort graves éclatèrent dans Tabbaye de Sainte-Croix, et Clotilde {Chrodieldis)^ fille du feu roi Chari bert, quitta le couvent avec une quarantaine de religieuses, parmi lesquelles sa parente, Basine ; les curieuses péripéties de la lutte entre les religieuses rebelles et leur abbesse sont relatées par Thistorien des Francs*. L'abbaye de Sainte-Croix a été supprimée à la Révolution ; ses bâtiments sont occupés aujourd'hui par des religieuses hospitalières.

C'est aussi à Radegondo qu'est due l'érection de la basilique dédiée à Notre-Dame, basilique dans laquelle on enterra, dès l'origine, les religieuses du couvent que cette princesse avait fondé. Elle y reçut à son tour la sépulture en 587, selon le désir qu'elle en avait exprimé dans une lettre reproduite pai* l'historien des Francs^. Plus tard le vocable de sainte Radegonde remplaça celui de la Vierge dans cette église, qui, depuis le ix*" siècle * jusqu'à la Révolution, fut occupée par des chanoines réguliers. Située à l'extrémité orientale de Poitiers, non loin du Claiu, l'église de Sainte-Radegonde est aujourd'hui l'mic des églises principales de cette ville.

ARBATILICUM. — Ce nom, que Grégoire indique comme celui de la région du Poitou où était situé le village actuel de Bessay (Vendée) ^, désigne l'ancien comté d'Herbauge, qui comprenait

\. Historia Francorum, L IX, c. xli.

2. Ibid., L IX, c. xxxix-XLi; I. X, c. xv-xvi. — Agnès, vPictavarum sanctimonialium abbatissa», dont il est question dans les Miracula beati Martini (1. IV, c. xxix), était l'abbesse du monastère de Sainte-Croix. {Historia Francorum, J. IX, c. xli-xlh.)

3. « Illud quoque yos sanctos pontifices, et praecellentissimos donmos reges, et uniyersum populum christianum, conjuro per fidem catholicam in qua baptizati estis, el ecclesias quas conservatis, ut in basilica, quani in sanctae Mariae dominicae genitricis honorem coepimus aedifîcare, ubi etiam multae sorores nostrae conditae sunt in requie, sive perfecta, sive imperfecta, cum me Deus de bac luce migrare praeceperit, corpusculum meum ibi dcbeat sepeliri. > {Historia Francot^um, 1. IX, c. xui; cf. le chap. cvi du De gloria confessorum, où sont rapportées les funérailles que Thistorien des Francs lit à Radegonde.)

4. Gallia christiana, t. II, col. 222. — Les reliques de sainte Radegonde furent, en grande partie, brûlées par les Calvinistes en 1562. (Ruinart, Gregorii Turon. Opéra omnia, col. 420, note d.)

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