‹ Géographie de la Gaule au VIe siècleChapitre 91 sur 597 · Historia Francorum, 1. HI, c. xxviii · texte numérisé non relu

Historia Francorum, 1. HI, c. xxviii

4. Pardessus, Diplomatn, chartae, Introd , p. 2i-2o, t. I, p. i07.

capitale de la Viennoise échut au roi de Soissons en 534, lors du partage de la Bourgogne, et que la charte d'Ansemond n'est pas postérieure à 543? Nous y serions assez disposé, si les souscriptions des évêques réunis au concile de CIcrmont en 549 ne nous faisaient connaître Téveque de Vienne, Hesychius, comme un sujet du roi d'Austrasie*. Or, le fait de la possession de Vienne, d'une part par Théodebald en 5i9, de l'autre par Clotaire pendant une suite de neuf années, ne peut s'expliquer que de deux manières : ou Clotaire possédant Vienne au moins depuis 534 en aura été dépouillé après 543 par son neveu Théobebert, qui l'aurait laissé à son fils Théodebald avec la totalité de ses Etats ; ou bien la même cité métropolitaine, possédée depuis la soumission des Bourguignons par le roi d'Austrasie, Théodebert, aura été enlevée à son successeur, Théodebald, encore adolescent, par Clotaire, qui, quelques années plus tard, en 555, se sentit assez fort, grâce sans doute à d'autres annexions également faites au détriment de Théodebald, pour entrer en possession de l'héritage de celui-ci, sans que le roi de Pains, Childebert, dont les Etats furent pendant longtemps bien supérieurs en étendue à ceux du roi de Soissons, pût y mettre opposition. C'est à celte dernière hypothèse que nous donnons la préférence ^.

Il résulte donc de ce qui précède que, des trois royaumes francs qui subsistèrent de 534 à 555, le royaume de Soissons est celui dont la circonscription peut être le moins facilement déterminée. Si l'on en juge par ce que l'on sait de l'état de la Gaule au milieu du vi® siècle, il se composait de quatre groupes comme les possessions de Théodebert et de Childebert. L'un d'eux comprenait le royaume de Soissons proprement dit, c'est-à-dire les cités de Tournai, de Cambrai, d'Arras, de Noyon, de Soissons et peut-être aussi celle de Tongres, auxquelles les convenances géographiques prescrivent en quelque sorte de joindre Boulogne, Thérouanne et Laon. Le second groupe, évidemment

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