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Au commencement de 1881), la ville avait environ 500.000 habitants.
L’instruction primaire est donnée dans 109 écoles publiques et 129 écoles particulières, soit un total de 298 écoles fréquentées par 20.324 élèves ; on compte 759 professeurs des deux sexes pour les écoles publiques, et GGl dans les écoles particulières.
Le collège national a été fondé en 1863. On y donne, en six années d’étude, l’instruction préparatoire aux cours universitaires. Eu 1888, le nombre des élèves libi‘es ou réguliers était de 1.192.
Il y a deux écoles normales, l’une de garçons, l’autre de demoiselles, où l’on prépare, en trois années de cours, les futurs professeurs des écoles publiques. On y compte 78 élèves hommes et 178 élèves femmes. A chacune est annexée une école d’application où les élèves s'exercent à la pratique de l’enseignement.
L’Université, fondée le 12 août 1821, se compose de trois facultés. En 1888, 434 élèves étaient inscrits à la Faculté de médecine, 147 à celle de droit, et 118 à la Faculté des sciences physiques et mathématiques, soit en tout 612 élèves.
Un grand séminaire, qui date de l’année 1865, prépare scs élèves aux carrières ecclésiastiques.
11 existe, en outre, quatre écoles militaires, dont deux pour la marine et deux pour l’armée de leiTe. L’école navale, créée par une loi du 5 octobre 1872, a fonctionné successivement à bord du vapeur lirown , puis de la canonnière Uruguay ; elle est aujourd'hui installée à terre, à Diamanle , localité située dans la province d’Enlre-Rios. L’école de mousses forme les futurs marins. Le collège militaire de Païenne, fondé en 18G9, prépare ses élèves au grade d’ofticier de l’armée. L’école des caporaux et sergents date de 1 88 1 ; son nom suffit à indiquer sa destination.
L’école des arts et métiers Pie IX, située à San Carlos
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(parlido Almagro) a été fondée en 1878 ; elle est dirigée par dos prêtres de la congrégation de Saint-François de Salles. 105 enfants orphelins ou de familles pauvres y reçoivent, gratuitement ou moyennant une très faible rétribution mensuelle, l'instruction professionnelle qui les prépare aux métiers de charpentiers, lithographes, relieurs, serruriers, typogra- * plies, tailleurs ou cordonniers.
Enfin, l’on compte encore une institution de sourds et muets, créée en 1874. Le nombre des élèves eu est assez restreint.
Le musée, créé deux ans plus tard que l'université, renferme de précieux trésors relatifs à la faune fossile du pavs. Il est avantageusement co. nu dans le monde scientifique grâce aux remarquables travaux de son directeur actuel.
Deux bibliothèques sont à signaler : la bibliothèque nationale qui renferme environ 60.000 volumes et la bibliothèque populaire de la Ville qui n’a pas moins de 40.000 volumes.
En 1887, on publiait à Buenos-Ayres 102 journaux dont 24 quotidiens. Deux d’entre ces derniers, La Nacion et La Prensa se tirent actuellement à 18.000 exemplaires par jour.
Parmi ces publications 82 étaient rédigées en langue espagnole, 7 en italien, 5 en français, 4 en anglais et 4 en allemand.
On a imprimé en outre en 1887, dans la capitale, 885 volumes, livres ou brochures, comprenant un total de 80.847 pages.
A cette époque, on comptait dans la ville 35 lieux de divertissements divers, théâtres, cirques, cafés-concerts, jeux de paume, etc., où ont été données dans le cours de la même année, 2.092 représentations, dont 123 de grand opéra; le nombre total des entrées a été, pour. l’année, do 1.506.107.
Parmi les sociétés qui répondent à un but d’utilité générale ou d’assistance mutuelle, un certain nombre méritent d’être