‹ Géographie de la République ArgentineChapitre 45 sur 119 · P II O V 1 N C E D E B U K N O S- A. Y R E S · texte numérisé non relu

P II O V 1 N C E D E B U K N O S- A. Y R E S

Les limites ci-dessus mentionnées comprennent une superficie de 311 .196 kilomètres carrés, dont la population, à la fin de l'année 1888, était de 850.000 habitants.

La capitale de la province est la ville de La Plata, qui sera décrite plus loin, et dont le territoire est peuplé d’environ 05. 000 habitants. C’est daus cette ville que résident les autorités provinciales. La province est divisée en 90 particlos 1 régis par des municipalités et des juges de paix. Nous consacrerons, plus bas, un paragraphe spécial à chaque partido.

Les principales sources de richesse de la province sont l’élevage et l’agriculture. Depuis longtemps déjà l’importance de cet élevage lui avait acquis une renommée d’ailleurs bien méritée; il n’en est pas de même de l’agriculture qui s’est développée récemment et exporte ses produits depuis quelques années seulement. Le dernier recensement agraire donne pour la fin de 1888, à la province de Buenos-Ayres, une surface totale de 932.391 hectares de terres cultivées, c’est à dire 3,1 pour cent de la superficie totale.

Le nombre d’hectares correspondant à chaque culture est Indiqué par les chiffres suivants :

Mais 51 0.066

Blé 246.788

Luzerne 03.740

Lin 43.899

Avoine 9.687

Pommes de terre... 8.163 Orge 2.336

Vigne 1 . o 1 8

Légumes 520

Haricots 324

Seigle. 268

Pois 64

Lèves 30

Cultures diverses ... . 14.966

Les partidos où l’agriculture est pratiquée sur la plus large échelle sont : Baradero, Bragado, Chacabuco, Ghivil-, coy, Nueve de Julio, Olavarria, Pergamino et San Pedro.

Les colonies agricoles de la province de Buenos-Ayres datent de l’année 1836. C’est à cette époque que fut fondé le premier groupe de ce genre, la colonie suisse-allemande.

1. Nous avons déjà dit que le mot partido signifie département.

clans le Baradero. En 1877 apparurent les colonies russoallemandes de Olavarria : Ilinojo, Nicoas et San Miguel , el en 1882 furent fondées les colonies de Las Mellizas et de Currumalan.

Le gouvernement de la province se préoccupe en ce moment de stimuler la colonisation par la formation de centres agricoles; il réalise à cet effet une idée émise il y a quelques années dans la presse locale et qui a pour base l’expropriation des terrains propres à l’agriculture, sur le trajet des chemins de fer.

Voici en quoi consiste le système des centres agricoles créés en vertu de la loi du 22 novembre 1887 :

Un propriétaire de terrains, situés près d’un chemin de fer, déclare au gouvernement qu'il destine sa propriété ou seulement une fraction de celle-ci à la colonisation agricole; le gouvernement lui remet des bons hypothécaires pour une somme égale à la valeur de la terre à coloniser. Cela fait, le propriétaire de la teri’e la vend par lots de 300 hectares au plus aux agriculteurs, et ceux-ci ont à leur charge le service d’intérêt des bons jusqu’à extinction de la dette hypothécaire.

En résumé, le propriétaire vend sa terre ; le gouvernement provincial la lui paie au comptant en bons hypothécaires pour le compte des colons, et ceux-ci remboursent le gouvernement en amortissant petit à petit la dette hypothécaire. Tel est, en peu de mots le mécanisme financier des centres agricoles.

Ces bons rapportent, pour la plupart, 8 0/0 d’intérêt auxquels il faut ajouter 1 à 2 0/0 d’amortissement et 1 0/0 de commission annuelle, de sorte que, dans le cas le plus favorable, le service de la dette hypothécaire coûte par an, 11 0/0, du capital nominal des bons; autrement dit, si la dette hypothécaire est pour un hectare de $ 100, le service annuel de cette dette, sera, au pis aller, de $ 11.

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