G É O G 11 A P II I E ARGENTINE
Honda et du vio de La Carpa qui réunissent leurs eaux en un seul cours près du petit village de Saladillo. De là, il coule d’abord vers le sud, puis il prend la direction du sudest, passe par Villa Mercedes pénètre dans la province de Cordoha et, dans le département Rio Cuarto, il se perd dans les marécages improprement nommés Laguna Amarga (Lagune amère).
Le Desaguadero qui marque la limite de la province de Mendoza est formé par l’écoulement des eaux des lagunes de Guanacache, (province de San Juan). Ses eaux saumâtres, couleur vert sale, mal enfermées dans un lit large et plat, s’écoulent lentement entre deux rives bourbeuses et s en vont, vers le sud, former dans la pampa Brava, par 34° de latitude, un marécage immense de 37 kilomètres de longueur sur 33 de largeur. En temps de sécheresse, ce terrain est praticable, il s’y creuse de beaux et larges ruisseaux, mais, quand viennent les pluies, ce n’est plus qu’un chaos de profonds bras de rivières, de vastes lagunes, d’iles et de marais, que peuplent des millions d’oiseaux et de moustiques.
Ce terrain détrempé donne naissance à deux systèmes liaviaux. L’un est formé par le rio Bebedero qui commence à suivre un cours régulier à partir du canal de Totora, et se dirige vers le nord, en recevant sur la gauche le ruisseau de los Tamascanes, et va se jeter dans la partie sud-est de la lagune Bebedero. L’autre système est celui du Salado quj commence à dessiner son cours au Salto et se dirige au sud en recevant sur sa droite, des mêmes terrains d’inondation, les ruisseaux de la Zanja , le Bruno , le Jume et le Boyero.
Los terrains que parcourt le Desaguadero sont salins, couverts de zampa et de jume, plantes spéciales à ce milieu, et ils sont absolument inutilisables pour l’agriculture ou pour l'élevage.
Les richesses minérales de la province sont nombreuses et variées, mais elles ont été peu exploitées jusqu’à ce jour.
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1*11 O VI N CE DE SAN LUIS
Le climat de San Luis est plus sec que celui de Cortloba, et l’on n’arrive à y élever un nombre restreint de bestiaux qu’au moyen des puits ( jagueles ) et des réservoirs où l’on recueille les eaux pluviales. L’agriculture n’est possible qu’à l’aide d'une constante irrigation, dans les endroits où les rares cours d’eau peuvent supporter les emprunts que nécessite cette opération.
On trouve des masses considérables de graphite, dans le g neiss de la sierra del Gigante, avec des variétés de fer jaune.
Dans les liions de quartz aurifère du Pilon, près de San Francisco, on rencontre du soufre natif en poudre ou en masses croûteuses, avec des pyrites de fer.
Le fer rouge forme des couches très minces parmi lamicasilede La Carolina ; on en trouve aussi dans les mines de Santa Barbara comme Angelila , Tala., etc., avec des minerais de cuivre, de plomb, etc, à el Pinçon près de San Francisco, audessns de filons cuivreux, dans la sierra de Nogoli, dans les pegmatites de divers endroits de la sierra Alta et du Morro.
Le fer gris existe : à Pancanta où il forme de jolis cubes au milieu de l’ardoise talqueuse ou piedra de sapo (pierre à crapaud) ; dans la sierra de Nogoli en grands amas de cubes; dans les mines de San Francisco , par exemple la Descubridora, la Encantadora, la Monte Cristo, San Antonio, Pinçon , etc., où il est accompagné de pyrites de fer, parmi le quartz aurifère et aussi avec des minerais de cuivre ; dans les mines de Santa Barbara (comme Angelito , Tala, Fortuna, etc.) avec des minerais de plomb et de cuivre.
Le fer magnétique abonde dans les granits du Morro, de Sausecito, Yale, Monte Marlito ; dans le granit de Santa Barbara, Laguna Larga, Moyes , Renca , etc. ; dans lespegmatiques de Luluara, San Francisco, Socoscora , Nogoli , Alto Grande , etc. ; dans le gneiss, dans les quartziles et surtout dans les alluvions des affluents du rioQuinto (lavages
d'or); dans la chaux grenue de Vallecito près de San Francisco.
Dans les mines qui avoisinent Santa Barbara , on trouve du plomb blanc, avec de la galène, de la malachite, du cuivre bleu, de la linaritc, etc.
Le sel commun abonde dans les salines de la lagune Bebedero.
Dans le Vallecito , près de San Francisco, sont situés des gisements de craie.
Il y a du plâtre près de Nogoli et de Pedernal , entre la sierra de San Luis et le cerro del Gigante, et du kaolin (terre à porcelaine) dans le Zapallar, près de Quines.
Dans la mine de Tiorco, à 50 kilomètres au nord de San Francisco, se trouve du cuivre natif, parmi des pyrites de fer et de cuivre et des vitriols bleus et verts.
On rencontre du cuivre rouge dans les mines de Santa Barbara (comme les mines Angelita, Tala, etc.) avec de la malachite, du sulfure de cuivre, des pyrites, de la linarite, etc. ; dans le Rincon, près de San Francisco, avec du sulfure de cuivre, du spath, de la malachite, etc. ; dans le Morro, avec de la malachite.
Le sulfure de cuivre existe dans les mines de San Francisco (comme les mines Encantadora et Descubridora ) avec de la pyrite de fer aurifère, du fer gris, de la malachite, du silicate de cuivre vert; dans le Rincon, avec de la malachite, de la pyrite de cuivre, du fer spathique, du cuivre rouge, de l’or natif, etc. ; dans le Manigote, près de la ferme de Aniave ; dans les mines de Santa Barbara, et dans le Zapallar, près de Quines.
Les mines voisines de San Francisco , du Rincon, de la Carolina, de Nogoli, Birorco, Rio Seco et Quines, renferment de la pyrite de cuivre.
On trouve de la malachite et de l’azurite dans les mines de Santa Barbara, de San Francisco, du Rincon; dans le
voisinage de Socoscora , à Nogoli, Quines, et à San José del
Mo rro.
Il existe de la galène argentifère dans les mines de Santa Barbara où elle accompagne le plomb blanc, la linarite, la malachite, la cérusile, la pyrite de fer, le sulfure de cuivre, la calcédoine, etc. (mines Angelita , Tala, Fortuna, Santo Domingo, Iguana , Jarillal, Ciento veinte, San José, Talita, etc.). Il y en a aussi dans le voisinage de Quines et de Lujan.
Les mines de la Carolina, au pied du Tomalasta (département Goronel Pringles), contiennent de l’or natif en filons formés de masses argileuses d’un gris bleuâtre, ou de débris et conglomérats des roches voisines (quartzite, micassite), mêlés de pyrites de fer et de cuivre, de quartz, etc. On en trouve encore dans la Canada Honda, au pied des montagnes trachitiques de V aile et de Sololasta (département Coronel Pringles), en filons semblables à ceux de la Carolina, mais parmi du gneiss et des roches amphiboliques. Tous les ruisseaux et rivières qui prennent naissance dans ce district minier, comme le rio de la Carolina, le rio de la Canada Honda, le rio de la Carpa et autres, roulent de l’or ; ils sont et ont été depuis longtemps exploités sous ce rapport. Ces cours d'eau se réunissent dans le rio Quinto, et, près de Villa Mercedes, on trouve encore le métal dans le sable de la rivière.
Les endroits principaux où se pratique actuellement le lavage de l’or sont : La Carolina, les Cerritos Dlancos , Canada Honda, Tierras Negras, Arenilla, Paso del Rey , Carpa , etc. On trouve encore quelquefois des pépites du poids d’une once.
Aux environs de San F?'ancisco (département Ayacueho), dans les mines Encantadora, Josefina, Monte Crislo, Descubridora, San Antonio, etc., et près du Rincon, l’or se trouve mêlé aux minerais de cuivre rouge, de sulfure de cuivre, de malachite, etc.