‹ Géographie de la République ArgentineChapitre 70 sur 119 · C' J CO · texte numérisé non relu

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Félix Lajoiume.Edilor. Buenos-Aires. 1889

PROVINCE DE SAN JUAN

Cordillère par les passages de Uspccllata, Cruz de Piedra , Port illo et Planchon.

L’instruction pi'imaire est desservie par 83 écoles fréquentées par un total de 5.662 élèves.

PROVINCE DE SAN JUAN

Cette province formait autrefois, avec celles de Mendoza et de San Luis, l'ancienne province de Guyo. Elle est limitrophe du Chili et se trouve au nord de Mendoza, à l’ouest et au sud de La Rioja. Elle ne touche à la province de San Luis que par son extrémité sud-est.

Elle est séparée du Chili par la ligne de partage des eaux de la Cordillèi'e, et de ce côté, sa limite s’étend jusqu’à Pena Negra ; de là part la ligne qui marque la limite de la Rioja ; elle passe par Los Paslos Amarïllos , la Boisa, Gualcamayo , le Salto et suit jusqu’au paso de Lamas , puis elle va jusqu’aux salines de Bustos et au Medano Atravesado , et suit de là jusqu’à Guayaguas . Du côté de Mendoza, la limite a été décrite au chapitre qui traite de cette province.

La superficie totale de la province est, d’après mes calculs, de 95.505 kilomètres carrés. Sa population, à la fin de l'année 1888, s’élevait à 102.403 habitants.

La moitié de la province est couverte de montagnes, et l’autre moitié est occupée par des landes désertes ou iravesias , des collines sablonneuses, des marécages et des lagunes. Les travesias ne sont pas, à proprement parler, des déserts, car on y trouve une certaine végétation et des terres qui pourraient être cultivées, mais si on ne les cultive pas, c’est à cause du manque d’eau, et c’est pour le même motif que cos montrées restent inhabitées.

GÉOGRAPHIE ARGENTINE

Les montagnes de la province appartiennent à deux systèmes : celui des Andes et celui de la Pampa. Le premier comprend les chaînes du Tontal, de la Sierra et de la Rinconada ; dans le second sont comprises les montagnes de la lluerta , del Gigante , de las Quijadas et de Guayaguas. Le Pié de Palo est une chaîne qui sépare les deux systèmes sus-mentionnés. Toutes ces chaînes se dirigent, en général, du sud au nord, et leur élévation diminue à mesure qu’elles s’éloignent de l’arête centrale.

La sierra del Tontal est le premier grand chaînon détaché à l’est de la Cordillère. On l’aperçoit de San Juan et elle s’étend depuis Mendoza où on l’appelle Paramïllo , jusqu’à la Rioja où elle prend le nom de Famatina , en traversant la province de San Juan du sud au nord, non sans y subir quelques déviations partielles. Plus au nord, cette chaîne s’appelle Gualilan, et plus au noi’d encore, on la nomme sierra de Guachi.

La chaîne située à l’est du Tontal s’appelle encore cerro Azid, et plus au nord elle prend les noms de Talacasto , San Roque , etc.

La Rinconada s’étend à l’est de la sierra, dont elle est séparée parla vallée de Zonda et autres. Elle prend naissance au nord de la ville de Mendoza, et avant de passer en face de San Juan, à l’ouest de cette ville, elle court du sud-est au nord-ouest, puis se dirige du sud-ouest au nord-est, formant ainsi un vaste demi-cercle au centre duquel se trouve la capitale de la province. C’est là qu’est située la source de la Laja, à 20 kilomètres au nord de San Juan.

Le Piè de Palo est un fort massif, d’une hauteur moyenne de 2.500 mètres, séparé des chaînes andines par la vallée de Tulum , et des montagnes pampéennes par la vallée d'Ampacama. Les versants de cette montagne et ses nombreux cols sont couverts d’énormes caroubiers.

La sierra de la Huerta ou del Valle fertil a une hauteur

PROVINCE DE SAN JUAN

moyenne de 2.000 mètres; c’est, de toutes les montagnes de la province, celle qui présente l’aspect le plus agréable, car elle est couverte de végétation jusque sur ses cimes les plus hautes. Elle s’élève à 35 kilomètres environ du Pié de Palo , s’étend du sud-est au nord-ouest, pénètre dans la province de la Rioja et passe à l’ouest de sa capitale sous le nom de sierra de Velasco.

A l’est des lagunes, s’élève une chaîne qui sert de limite entre les provinces de San Juan et de San Luis, sous les noms de Gigante , Quijadas, et Guayaguas.

Les principales vallées de la province sont les suivantes: celles de Caîingasta , Pismanta ou Jagüel , entre les chaînes centrales de la Cordillère et le cordon du Tonlal; la vallée de Pachaco ou de Gualilan entre le Tontal et le cerro Azul (la Sierra ou Tacalasto) ; la vallée de Zonda, la Travesia, la vallée de los Matagusanos ou de Jachal entre le cerro Azul et le cordon de la Rineonada; celles de Tulum, de Ampacama et de Zanjon ou Bermejo , entre la Rineonada et la sierra de la Iluerta; celles de Guayaguas , del Gigante au centre du Pié de Palo ; la Puni a del Medano, la Meseta de la Iluerta ou Vallée fertile (Valle fertil) entre la sierra de la Iluerta et les limites de la province du côté de la Rioja et de San Luis.

A l’extrémité sud-est, sur les limites de la province et de celle de San Luis, les sables ou médanos couvrent une étendue complètement stérile de près de 2.500 kilomètres carrés.

A 45 kilomètres au nord de San Juan et à 100 kilomètres au sud de cette ville, existent des sables ou medanos sur les chemins qui conduisent respectivement à La Rioja et à Mendoza.

Les principales travesias sont : celle de Matagusanos au nord de la vallée de Zonda et au sud de Jachal ; elle a 125 kilomètres de longueur sur 15 à 20 de largeur, et com-

GÉOGRAPHIE ARGENTINE

mence à 23 kilomètres au nord-ouest de San Juan, sur le chemin qui conduit de cette ville à Jachal ; — la travesia de Zanjon, dans la partie nord de la vallée de Tulum ; elle a 123 kilomètres de longueur sur 40 de largeur et commence à 45 kilomètres au nord de la ville de San Juan ; — la travesia del Bermejo ou de Ampaccima, à l’est du Piè de Palo; elle peut avoir une superficie de 7.500 kilomètres carrés ; — enfin, au sud de San Juan, se trouvent environ 70 kilomètres de travesia , entre Giianacaclie et Jocoli.

Au sud-est, dans la région qu’occupent les lagunes de Guanacache et à l’est de la province, existent plusieurs salines dont on extrait le sel destiné à la consommation des habitants de la province.

On désigne sous le nom de barreales de grands bancs de craie qui existent dans certaines parties de la province. Ils sont formés d’une masse solide dont on extrait des matières nécessaires à la poterie. Les bari'eales les plus importants sont ceux de Ullun dans la vallée de Zonda, et le Barrecd, dans la vallée de Calingasta.

Les principales rivières de la province sont : le rio San Juan , le Jachal et le Bermejo.

Le rio San Juan naît dans la Cordillère, sur le plateau élevé de los Patos. 11 s'appelle d’abord rio de los Patos, et après avoir reçu les eaux de ses affluents, le Blanco, le Calingasta , et le Castano, il prend le nom de San Juan. Il arrose la vallée de Calingasta, traverse par des cols étroits les chaînes du Tonlal, et pénètre dans la vallée de Zonda qu’il divise en deux parties, nommées Zonda au sud et Ullun au nord. Il traverse ensuite la sierra de la ltinconada par le col Puntilla et entre dans la vallée de Tulum où se trouve la ville de San Juan. Aux approches de la ville, il se divise en deux bras qui se rejoignent, formant ainsi une sorte d’île de 15 kilomètres do long de l'ouest à l'est, de 3 de large, du nord au sud, connue sous le nom de Chimba, district agricole situé au nord de la

PROVINCE DE SAN JUAN

ville. De là, il se dirige au sud, puis au sud-est et va se jeter dans les lagunes de Guanacache qui, plus au sud-est, près de la limite de San Luis, donnent lieu à la formation du Descigvadero. Le long de son cours, le San Juan arrose environ 50.000 hectares de terrains de cultures.

Le rio Jachal est formé par Injonction des rivières Barrcincas Blancas, Perra Negrci et Blanco del Norte qui descendent du pic neigeux de Bonete. Il reçoit comme aflluent le Salado. Dans le voisinage de Jachal , il quitte la direction nord-sud pour suivre celle de l’est, il entre dans la vallée de Mogna , prend plus loin le nom de Zanjon et, courant ensuite vers le sud-est, il se joint au rio Bermejo venu du nord. Cette rivière fertilise environ 10.000 hectares de terres situées sur ses rives.

Le rio Bermejo prend naissance sur le versant oriental de la sierra de Copiapo et de San Francisco, dans la province de la llioja ; il est formé par les neiges du pic de Potro. Il reçoit tout d’abord un grand nombre de petits affluents, s’écoule du nord au sud, arrose en passant la vallée de Vinchina (ltioja), et il entre dans la vallée de Mogna où il reçoit le Zanjon. Il se dirige ensuite au sud-est, traverse la grande tranchée ( abra ) de Ampacama qui sépare le Fié de Palo des montagnes de la Huerta, entre dans la travesia del Bermejo et va se perdre dans les sables de la Pimta del Medano au sud-est de la province, non loin des lagunes.

Les petits cours d’eau ou arroyos les plus importants sont :

Le ruisseau Iglesia, qui prend sa source dans la Cordillère et arrose, dans le département - du même nom, environ 2.500 hectares où croissent de la luzerne, des arbres fruitiers et des céréales.

Le ruisseau Zonda , qui naît dans la sierra de la Rinconada et arrose, dans le voisinage de San Juan, les terres du Mar quesado.

GÉOGRAPHIE ARGENTINE

Le ruisseau Chaparro, qui naît dans la vallée de Tulum et arrose les terres du département de la Trinidad. Le ruisseau del Jcigvel, qui arrose environ 600 hectares de terres dans le district de Cochagual (département de Guanacache), où l’on récolte de la luzerne et autres produits agricoles. Le ruisseau ciel Agua Negra, l’un des affluents du rio de Jachal, etc.

Les lagunes les plus importantes sont celles de Guanacache qui forment un système de quatre lagunes appelées, du nord-ouest au sud-est, del Portezuelo , del Rincon, del Roscirio et de Silverio. Les eaux de ces lagunes sont très salées. Elles sont peuplées d'oiseaux aquatiques et de plusieurs espèces de poissons.

L’on doit aussi une mention spéciale à la lagune de los Patos, située sur le plateau élevé qui porte le même nom, au sommet de la Cordillère, à 4.000 mètres environ au-dessus du niveau de la mer. Ce n’est pas la seule lagune que possède la Cordillère à de semblables hauteurs ; il en existe plusieurs autres dans des endroits moins fréquentés que le passage de los Patos.

Nombreuses sont les richesses minérales de la province, mais elles sont peu exploitées jusqu’à ce jour.

On trouve du cuivre natif dans les mines du Tonlal avec du cuivre rouge; dans la chaîne de la Iluerta, mine Relia Isaiira , avec du cuivre rouge et du cuivre siliceux; et dans la cordillère de los Patos.

Il y a du cuivre rouge dans la chaîne de la Iluerta, mine Relia Isaura, avec du cuivre natif et du cuivre siliceux; dans la siei’ra del Castano, avec du quartz; dans le Tontal et le Gualilan, avec de la malachite et du fer gris.

On rencontre :

Du sulfure de cuivre dans les montagnes de la Huerta, de Esperanza, Iglesia, Salado, etc.

Des pyrites de cuivre dans les montagnes de la Huerta, de Castano, Salado, etc.

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Du cuivre gris dans le Castano ( San Nicolas, par exemple, et dans la Huerta (mine Santo Domingo et autres).

De la malachite, dans les chaînes de la Iluerta, du Tontal, du Castano, de Gualilan, de Salado, du Pié de Palet, etc.

De l’azurite, dans les chaînes de la Huerta, Castano et Tontal.

De l’argent natif, dans le Salado (mines Dcsengano, Animas et autres), avec du cuivre gris, de la barytine et du quartz; dans la Huerta, mine Santo Domingo, avec de la galène, du rosicler et du quartz, et dans la mine Rosarita, avec de la galène et de l’argent corné.

Du sulfure d’argent dans la Huerta, avec de la galène, et dans le Salado, avec de la barytine.

De la galène argentifère, dans la Huerta : mine Santo Domingo, avec du rosicler, de l’argent natif, de la pyrite de cuivre et du quartz; mine San Antonio, avec de l’argent corné et du cristal de roche; mine Dolores , col de los Poronguitos et col del Quebrachito , avec de l’argent corné et du sulfure d’argent*, mine Rosarita , avec du cristal de roche et de la pyrite de cuivre ; mine San Lorenzo, avec du cristal de roche et du fer gris ; mines Bella Isaura, Dolorcita , Oriental, Gelestina, San Miguel, Carmen, Compania, BorracJio, Mercedita , Providencia , Buena Esperanza, Paranà, Dominica, Carlola, San José et autres. Dans le Castano, avec de l’anglesite, du plomb jaune, de l’azurite, de la malachite, de la pyrite de cuivre, du cuivre gris, de la blende, de la cérusite et de la barytine, comme dans les mines San Ignacio , Compania, Inglaterra , Espana et Dos Ami.gos ; dans le Salado, mine Desengano, avec de la barytine ; mine Cortada , avec de la barytine, de la calcite et du quartz, mine Animas, avec de la barytine; dans le Tontal, avec du fer gris, de la malachite, du spath, de la blende et du rosicler, comme dans les mines Senorita, Colon, Carmen Alto , Clorinda , etc.

On trouve du rosicler dans la Iluerla, comme dans la mine Santo Domingo, avec de l' argent natif et de la galène; dans le Tontal, mines Senor , Colon , Carmen Alto, Senoriia, etc. ; dans le Salado, mines Desengano et A nimas, avec de l’argent natif, de la pyrite de cuivre, de la baryte et du quartz.

De l’argent corné, dans la Huerta, avec de la galène, comme dans les mines Providencia , Petorca, San Antonio et Matilde ; dans le Tontal, mine Senor.

De 1’ or natif, dans la Iluerta (mines San Miguel, cerro Blanco et cey'ro Morado) ; dans le Gualilan, mêlé de quartz de pyrites de fer et de blende, etc , près de la trachite parmi les roches crayeuses et paléozoïques ; à Guachi, dans le quartz avec des pyrites de fer, et aussi dans les lavages d’or de Aniecristo , Iglesia, etc.

11 y a du fer rouge dans le Jaclial et le Rayado, mine Margarita.

Du fer gris, dans la Iluerla (mines Esperanza, Monte Mitre, San Lorenzo, San Miguel , Quebrada de San Pedro); dans le Salado (mines Dos Tajos et Animas ); dans le Rayado (mine Colorada ); dans les montagnes de Jachal, Tontal et Gualilan.

De la pyrite de fer à Gualilan, Guachi, Caslano, Cliilca, H uerta, etc.

On rencontre du soufre natif à Zonda, en cristaux petits, brillants, pyramidaux, enchâssés en filons dans le plâtre et le calcaire paléozoïque; au col de Guaco, et à Agua Hedionda où le soufre forme des précipités dans les eaux sulfhydriques.

Le sel commun abonde dans les salines, près de San Juan; dans les eaux salées des marécages de la Laja ; dans le rio de los Papagayos, au sud de la sierra de la Huerta.

11 y a des gisements considérables de pierre à chaux dans la sierra de la Iluerla et dans la cordillère de los Patos.

Le plâtre est très répandu dans les cordillères, par exemple au pied de YEspinacito (cordillère de los Patos); dans le

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gravier rouge, entre Guaco elle rio Bermejo; à Calingasta et dans quelques mines de la Iluerta.

L'alun existe dans la sierra de la Lsla (vallée de Calingasta) en masses fibreuses jaunâtres, à Guachi et Pié de Palo.

11 y a des traces de kaolin dans le département Iglesia. Ou a trouvé du charbon de terre dans les formations réliques de los Marayes , au sud de la sierra de la Iluerta. Cinq échantillons de ce charbon ont donné, d’après Siewert :

Matière combustible

de

Cendre

Eau

La distillation sèche a donné :

Gaz

de

Coke et cendre

Goudron

Eau

On trouve en outre des traces de charbon dans le Guaco, à l’est de Jachal.

Les eaux minérales les plus connues de la province sont fournies par des sources sulfureuses. Les bains de La Laja sont constitués par une source située à 20 kilomètres au nord de San Juan, sur les hauteurs du mont Villicum. La température de ces eaux est de 75° au sortir de terre. Les eaux de Pismanta très fréquentées par les rhumatisants se trouvent à l’ouest de Jachal, à 80 kilomètres de San Juan. Dans le col de Guaco , au nord de Jachal, il y a une source sulfureuse dont la température est de 24°. o. Les sources sulfureuses de Albardon ont une température de 38°. Il faut mentionner encore, parmi les eaux sulfureuses, celles du rio de los Papagayos , et les sources de la sierra de la Zonda qui naissent dans le cerro Blanco.

Les bains froids de la Florida, près de San Juan, sont composés d’eaux acidulées ferrugineuses.

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Au point de vue administratif, la province est divisée en 15 départements, y compris celui de la Capitale, savoir : La Capitale , Desamparados, Trinidad, Conception, Santa Lv.cia, Pocito, Albardon , Angaco Sud, Angcico Noixl, Cauccte , Valle Fertil, Jachal, Iglesia, Calingasta et Huanacache.

Département de la Capitale. — La ville de San Juan, capitale de la province, siège des autorités provinciales et de l’évêché de Cuyo, est située dans la vallée de Tulum, sur les Lords du rio San Juan. Elle a été fondée en 1561 par Juan Jofré. Elle compte actuellement près de 15.000 habitants, et possède une douane par laquelle s’effectue un important commerce d'exportation de bestiaux pour le Chili, une succursale de la Banque nationale, et la Banque de Cuyo; un collège national, une école normale d’institutrices, une école nationale d’ingénieurs, un grand séminaire, et quinze écoles primaires. C’est la station terminale d’un embranchement du chemin de fer grand-ouest-argentin qui part de Mendoza; la ville est à 157 kilomètres de Mendoza, par cette voie, et à 1.175 kilomètres de Buenos-Ayres. Parmi les établissements publics, il convient de citer encore : une bibliothèque, un hôpital pour hommes, un autre pour femmes, une maison de correction, une prison, des bains publics, un abattoir, etc. Les rues sont empierrées, et, comme dans toutes les cités andines, arrosées par des rigoles d’irrigation semblables à celles qui ont été si fatales à Mendoza pendant la dernière épidémie de choléra. De la ville, on découvre, dans le lointain, à l’ouest, la chaîne imposante du Tontal, et au nord, à 15 kilomètres de distance, le mont ou cerro Villicwn. Au milieu des horribles landes désertes ( travesias ) qui l’entourent, San Juan est une véritable oasis de la civilisation, qui a donné déjà plusieurs hommes illustres à la République.

Département Desamparados , — à l’ouest de celui de la Capitale. Il a 148 kilomètres carrés de superficie, et 6.904 habi-

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