KIL. DE COCONS FB
La généralité des cocons arrivant à Marseille provient du Levant, principalement de la Syrie, de la Grèce, de l'Anatolie et de la Géorgie. En 1874, les deux tiers des arrivages ont été fournis par cette dernière région.
Le Portugal, l'Espagne et l'Italie, lorsque les récoltes y sont bonnes, envoient des quantités assez importaute.s.
De la Chine, il ne vient encore que très -peu de chose.
En 1874, la quantité de cocons arrivée en transit à Marseille a dû s'élever à 250,000 kilogrammes destinés à Tltalie. Presque tous venaient de Géorgie.
Les années précédentes, le transit a été presque nul.
L'industrie de la soie fut apportée en Espagne par les Maures, au huitième siècle, et s'y développa fort rapidement. « Edrisi, qui parcourait l'Espagne au douzième siècle, rapporte que l'on comptait, dans le seul royaume de Jaën, plus de six cents villes et villages livrés à l'industrie de la soie. La soie espagnole était, dans ce temps-là, préférée à la soie de Syrie. » (Bonnafous.)
On estime que la production s'élevait alors à 12 millions de kilogrammes de cocons. Mais diverses causes, et surtout la maladie des vers à soie, la réduisirent considérablement, comme on le verra par les chiffres donnés plus bas. Néanmoins, l'Espagne est toujours considérée comme l'un des principaux pays séricicoles de l'Europe.