ALGERIE
Avant la conquête, la culture du mûrier était à peu près nulle en Algérie ; on ne s'y est guère livré qu'à partir de 1840. Les tentatives sérieuses faites pour y introduire l'éducation du ver à soie n'ont pas été accompagnées jusqu^ici de résultats satisfaisants, comme on pourra s'en convaincre par le résumé suivant d'une lettre que j'ai reçue du président de la Société d'agriculture d'Alger.
(( La maladie des vers et la difficulté qu'éprouvent les éducateurs à écouler leurs produits ne permettent pas à la sériciculture de se développer en Algérie.
Les éducations, qui sont peu nombreuses, sont disséminées dans les trois provinces ; mais elles se font principalement dans le Sahel et la Métidja.
Les quantités de cocons produites et le nombre des éduca-
AFRIQUE
teurs varient considérablement tous les ans et n'offrent pas entre eux de rapports proportionnels.
La valeur des cocons varie aussi beaucoup. Certaines années, aucun acheteur ne se présentant, ils ne se vendent que 2 fr. 50 ou 3 francs le kilogramme.
Ces cocons ne se dévident pas en Algérie ; une filature établie près d'Alger, il y a une dizaine d'années, a été abandonnée. Tous ceux qui ne sont pas gardés pour faire de la graine sont donc expédiés en France.
Les mûriers sont très- nombreux dans certains villages du Sahel et de la Métidja, et il s'en faut de beaucoup que toute leur feuille soit utilisée.
On a vainement essayé d'acclimater en Algérie d'autres vers à soie que le Bombyx mori.
Le tableau suivant tiré de documents officiels offre un degré suffisant d'exactitude.