BIRMANIE INDÉPENDANTE
La culture de la soie a une importance très -restreinte dans cette région.
« En Birmanie, dit M. de Rosny (ouvrage cité), les soieries sont de médiocre qualité. Les Chan, ou peuple du Laos, et les Kyen y importent de la soie écrue et ouvrée qui est inférieure à celle de la Chine, mais qui Tomporte sur celle du Pégou. »
D'un autre côté, on lit les lignes suivantes dans les Annales du commerce extérieur^ n° 1807 : « Les Birmans 'sont tributaires des autres contrées pour ce qui regarde la soie. La soiegrége qui est importée dans la Birmanie propre est destinée principalement à la capitale où elle est convertie en étoffes. Autrefois les Birmans s'approvisionnaient de cette matière dans la province chinoise du Yun-nan ; l'insurrection de cette contrée, il y a cinq ou six ans environ, a jeté le trouble dans leurs habitudes. C'est des possessions anglaises qu'ils tirent maintenant ce qui est nécessaire à leur industrie. »
A propos de ce commerce de soies, voici quelques détails que je dois à M. le comte Marescalchi, et qu'on lira sans doute avec intérêt. « On fait grand usage de soie en Birmanie. Le pays n'en produit pas assez pour sa consommation et il vient beaucoup de soie grége de Singapour.
« En 1872-73 il a été importé par mer, en Birmanie anglaise, 84,958 kilogrammes, pour une valeur de 1,936,037 francs, soit 23 francs le kilogramme.
« La Birmanie anglaise en a exporté par terre, c'est-àdire envoyé en haute Birmanie ou Birmanie indépendante, 79,737 kilogrammes, pour une valeur de 2,680,170 francs, soit 34 francs le kilogramme.
c( D'où il résulte que les soies importées dans les ports de la Birmanie anglaise vont en haute Birmanie. Elles en reviennent tissées par les indigènes, et cette qualité est préférée par les natifs aux soies fabriquées en Europe. C'est