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MALAISIE

Parmi les nombreuses îles de l'Océanie il n'y a que celles de la Malaisie et l'Australie qui produisent de la soie et encore en très-petite quantité.

(( La température élevée de la plupart des îles de l'Océanie d'un côté, et le caractère insouciant des naturels de l'autre, donnent tout lieu de croire que le ver à soie n'y est point l'objet d'une éducation sérieuse. Du reste, les noms donnés par les insulaires à ce bombyx et à tout ce qui s'y rattache révèlent en général une origine étrangère. Cependant aux Philippines on fabrique un peu partout des tissus de soie. » (De Rosny, ouvrage cité.)

Cette dernière assertion est reproduite de l'ouvrage de M. le comte de Montblanc sur les Philippines.

Dans l'île de Sumatra les habitants se livrent sur plusieurs points à l'élevage des vers. Dans le district des Lam-

ponys, par exemple, sur la côte méridionale, il existe un * ver dont le cocon, fort petit, donne une soie blanche estimée.

Voici maintenant, sur la sériciculture dans Tîle de Java, des renseignements qui sont le résumé d'une lettre que m'a adressée, à la date du 29 juin 1875, M. N. W. Posthumus, secrétaire de la Société de géographie d'Amsterdam :

(( On trouve dans l'île de Java plusieurs espèces *de lépidoptères, dont quelques-uns sont remarquables par leur grandeur et leur beauté. Le Bombyx mori n'est cependant pas originaire de cette région ; il y fut importé, en 1718, de l'Europe par le gouverneur général Lwunrdekroon. Les essais d'éducation, entrepris par l'ordre du commissairegénéral Du Bus et du gouverneur général Van den Bosch, coûtèrent beaucoup, mais ne furent pas suivis de résultats sérieux.

« En 1862, ces tentatives ont été renouvelées avec des graines importées de Siam, et, depuis, divers éducateurs, ainsi que le gouvernement, dans l'établissement de Buitenzorg, les ont poursuivies avec plus de persévérance que de succès, car les dépenses occasionnées par l'élevage ont toujours été supérieures à la valeur du produit.

« D'après Junghuhn c'est l'égalité de la température et l'humidité de l'atmosphère qui s'opposent le plus à l'élevage des vers à soie dans l'île de Java. C'est pour cela qu'on a tâché de leur donner un hiver artificiel en les transportant sur les hauts sommets des montagnes, mais cette mesure n'a pas suffi pour les empêcher de dégénérer.

(( Tout porte donc à croire que dans un avenir prochain la sériciculture sera complètement abandonnée dans cette colonie.

« D'un autre côté, les efforts qui furent faits pour accli-

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