LITTORAL ILLYRIEN
(margraviat D'ISTRIE, comté de QORICE, territoire de TRIE8TE.)
On cultive le mûrier et on élève le ver à soie dans presque
toute cette région ainsi que dans les îles voisines deCherso, Veglia et Lussini.
Pour ce qui concerne l'Istrie, M. Favre-Glavairoz, consul de France à Trieste, a bien voulu m'envoyer les informations suivantes : ce On élève des vers à soie dans toute la péninsule, mais principalement au centre et dans la partie occidentale. Les districts les plus producteurs sont ceux de Capo- d'Istria, Buje, Montona, Pinguenteet Parenzo. Partout on élève une race jaune indigène ; la race japonaise n'est que très-faiblement représentée.
Les marchés réguliers de cocons sont à Gapo-d'Istria et à Pisino (ou Mitterbourg) : mais il se lait aussi quelques ventes à Parenzo et à Buje. La plus grande partie des cocons est exportée dans le Frioul et dans la Lombardie, le reste est dévidé dans les filatures de la province situées pour la plupart à Capo-d'Istria. Il ne s'impo/te pas de cocons dans ristrie.
La production totale de cette région est de 300,000 livres (168,000 kilogrammes de cocons), et le prix moyen est de 1 fl. 20 sols à 1 fl. 40 sols (de 2 fr. 65 à 3 fr. 10).
Suivant une statistique qui m'a été envoyée par M. BoUe, directeur de l'établissement séricicole de Gorice, cette production se serait élevée, en 1871, à 100,000 livres seulement (56,000 kilogrammes).
Dans cette même statistique j e trouve que le territoire de Trieste a produit, toujours en 1871, 15,000 livres de cocons (8,400 kilogrammes), et le comté de Gorice 300,000 livres (168,000 kilogrammes).
Gette même année il a paru sur le marché de Gorice 124,847 livres de cocons (69,914 kilogrammes), et sur celui de Gapo-d'Istria, 14,312 livres (23,134 kilogrammes).
D'après M. Natalis Rondot (L Industrie de la soie)^ la
production de la soie dans l'Illyrie s'est élevée, en 1872, à 50,000 kilogrammes.
Dans le comté de Gorice, les deux principaux marchés de cocons sont à Gorice et à Gormons, mais une partie consi dérable de la récolte est vendue dans le Frioul italien, sur le marché d'Udine. C'est en vain qu'on a essayé dans plusieurs localités de cette région d'élever diverses variétés de Bombyx, autres que le Bombyx mori.