BOHÊME
La sériciculture date en Bohême du règne de Marie-Thé rèse. Dans le commencement elle parut appelée à faire des
progrès rapides, comme le prouvèrent les récoltes de la fin du siècle passé qui atteignaient le cbiflFre de3,000à 4,000 livres de. soie (de 1,680 à 2,240 kilog.). Mais un temps arriva où, en dépit du zèle de nombreuses sociétés séricicoles, non- seulement elle cessa de faire des progrès, mais elle perdit même pieu à peu l'importance qu'elle avait acquise. Actuellement, bien que les mûriers soient très -nombreux dans les vallées de l'Elbe et de la Moldau, la récolte de cocons est insignifiante. Elle a été de 30 kilogrammes seulement en 1874. Une partie de ces cocons a été dévidée dans le pays, le reste a été envoyé sur le marché de Gorice.
Des essais d'éducation de Bombyx Yama-maï et Pernyi ont été faits sur plusieurs -points, mais nulle part ils n'ont réussi.
(Je dois ces détails à M. Gustave Zverina, président de la société séricicole de Prague.)
8ILÉ81E AUTRICHIENNE
La Société séricicole de Troppau a fait pendant de nombreuses années les plus louables efforts pour faire naître la culture de la soie dans cette province montagneuse, qui ressemble par son climat à notre région des Ardennes. Elle s'est surtout attachée à acclimater le mûrier et est arrivée à le faire résister aux intempéries de l'air jusqu'à une altitude de 2,000 pieds au-dessus de la mer. Quant aux éducations de vers à soie, elles ont été jusqu'ici très-peu nombreuses. La Société espérait que son zèle serait récompensé en 1874 par une récolte satisfaisante, mais son espoir a été déçu. Bien plus, des obstacles sérieux se sont élevés contre la Société elle -même, obstacles créés par le gouvernement, qui n'a pas confiance dans l'avenir de la sériciculture en
Silésie, et il est possible qu'à l'heure qu'il est cette Société n'existe plus.
L'industrie séricicole ne fait donc que de naître dans cette province, et tout porte à croire que, comme dans les autres provinces du nord de l'Autriche, elle ne tardera pas à disparaître. ^