GRAND-DUCHÉ DE BADE
PRU88E
Introduite en Prusse au seizième siècle, la sériciculture, ainsi que tout ce qui était susceptible de perfectionnement dans ce pays, reçut une certaine impulsion à l'arrivée des émigrés français chassés par la révocation de Tédit de Nantes ; mais elle ne se développa d'une manière sérieuse que lorsque Frédéric II s'efforça, comme Marie-Thérèse le fit en Autriche, de lui donner l'importance d'une industrie nationale dans ses Etats. Les guerres avec la France, au commencement de ce siècle, anéantirent presque la production séricicole, mais elle se releva, il y a une vingtaine d'années, et atteignit, en 1861, le chiffre de 40,000 metzen (1,360 hectolitres).
Aujourd'hui, on élève des vers à soie dans presque toutes
les provinces de la Prusse, mais sur des points très- disséminés. Les éducations les plus nombreuses se font dans le Brandebourg, au sud- ouest de Berlin. Pour les autres provinces, les localités séricicoles sont : dans la province de Prusse, Graudenz et Finkenstein ; dans la province de Posen, Meseritz ; dans la Poméranie, Stettin ; dans la Silésie, Glatz et Gœrlitz ; dans la province de Saxe, Witterda et Mersebourg ; dans la Westphalie, Unna ; dans la province rhénane, Achen etDûrren.
Voici maintenant la statistique de la production séricicole de toute la Prusse. Elle est tirée des publications officielles du Bureau royal de statistique de Berlin, année 1873 :
Province de Prusse (à Danzig et à Graudenz) . 105 livres de cocons Province de Brandebourg (à Uckermark, Tem- . plin, Angermiinde, Niederbarinj, Teltow, Beeskow, Jiiterbogh, Osthavelland, Belzig,
Brandebourg, Ruppin) 3,106 —
Province de Poméranie. ....... 613 —
Province de Posen ; . . 148 —
Province de Silésie 2,055 —
Province de Saxe 1,203 —
Schleswig-Holstein 33 —
Hanovre. » —
Westphalie 30 —
Hesse-Nassau 11 —
• Province rhénane 277 —
Total 4,581 livres de cocons.
Pour ce qui concerne la Poméranie, voici quelques détails tirés d'un rapport du consul italien de Stettin à son gouvernement, en 1873.
L'établissement séricicole de Stettin possède 15 hectares de mûriers ; en 1873, comme en 1872, il a produit 35 hectolitres de cocons.
La sériciculture ne peut se développer en Poméranie,
parce que, le climat ne lui étant pas favorable, elle exige des soins excessifs qui ne sont pas compensés par la valeur de la récolte. Un autre obstacle est la cherté de la maind'œuvre.