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CHAPITRE IX GÉOGRAPHIE POLITIQUE

7° Betroka. — Province agricole, minière et d'élevage.

Chef -lien : Betroka.

Quatre districts : Betroka, Ihosy, Ivohibe, Midongy-du-Sud.

Région du Sud.

Limites. — La région du Sud est limitée, elimatiquement parlant, par une ligne reliant l'embouchure du Mandrere au delta de rOnilaly. Les frontières administratives des provinces de Fort-Dauphin et Tuléar la dépassent largement, mais, néanmoins, leur ensemble conserve suffisamment d'unitjé.

Climat particulier. — La région est presque toute entière dans la zone tempérée. En saison chaude les pluies d'orage sont assez rares. En saison fraîche, le vent du S.-E., ne trouvant rien qui l'arrête dans les pénéplaines de l'Androy, les pluies sont également rares ; par contre les rosées sont extrêmement abondantes. Mais le climat n'est pas uniforme : au cap Ste-Marie les deux saisons sont à peu près également dépourvues (d'eau ; l'humidité augmente vers l'E. jusqu'à Fort-Dauphin, où il pleut toute l'année et, vers l'Ouest, jusqu'au Mangoky, où il pleut cinq mois sur douze.

Description sommaire. — Le S.-E. est occupé par les derniers contreforts de l'arête faitière et par l'immense volcan Antandroy. Le Sud forme une vaste pénéplaine, du Mandrere à rOnilahy. Entre l'Onilahy et le Mangoky est le curieux massif de risalo à l'aspect ruiniforme.

En raison de la sécheresse, la végétation du S. prend un caractère tout particulier d'étrangeté : plantes épineuses sans feuilles, à troncs renflés, cactées, etc.

Voies de Communication.

Cours d'eau. — Un seul cours d'eau important, l'Onilahy, mais il n'est pas navigable. Les autres roulent très peu d'eau. Ceux du Sud se perdent souvent dans les sables.

Rouies. — 11 n'existe pas de route carrossable dans la

région. Il y a un certain nombre de chemins d'intérêt régional et de sentiers muletiers.

Ports. — ■ Les communications par mer sont faciles aux deux extrémités : Fort-Dauphin et Tuléar. La côte S. est inhospitalière et, seules, de petites goélettes peuvent prendre des chargements au Faux-Cap.

Ressources naturelles.

Forêts. — Il y a peu de produits forestiers. Par suite de la destruction des Euphorbiacées, le caoutchouc devient très rare ; l'exploitation de l'orseille est presque arrêtée. Un peu de bois est coupé aux environs de Fort-Dauphin et dans l'Isalo.

Agriculture. — L'agriculture est peu développée. L'indigène cultive u'n peu de maïs, de manioc, de haricots, de ricin et très peu de riz. Dans f'O. la culture des pois du Cap s'rntensifie, et les plaines de la région de Tuléar offriront aux colons des ressources infinies, dès qu'on pourra les irriguer.

Elevage. — L'élevage est très prospère ; chose qui semble paradoxale dans une région aussi sèche, il y a partout d'immenses troupeaux de bœufs, et l'Andcoy se prête admirablement à l'élevage du mouton. Il y a quelques porcs dans l'Anosy, ainsi que de grands troupeaux de chèvres. Aux environs de Tuléar, l'autruche semble parfaitement s'acclimater. Un peu partout on tïouve de grosses tortues terrestres que l'on exporte pour la consommation.

Mines. — - La région a été prospectée. On y trouve un peu d'or, du mica, du graphite et quelques pierres précieuses.

Ressources de la mer. — Sur toute la côte S.-O. il y a beaucoup de poissons, de la nacre, des tortues à écaille, des perles, des éponges. Des baleiniers venaient, il y a encore peu de temps, dans la baie de St-Augustin ; mais les baleines se font de plus en plus rares. Il y a quelques petites salines sur la côte.

Industrie. — Aucune industrie européenne ou indigène ne s'est encore créée dans la région.

Commerce. — Le commerce, dans l'ensemble de la région, est encore peu actif. Le détail est entre les mains des Indiens

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