‹ Géographie du département de l'AllierChapitre 5 sur 11 · I11IK · texte numérisé non relu

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eu 1031. Son fils, Archambaud II, régna de 1034 à 1079.

Archambaud III, dit le Fort, régna depuis 1079 ; il mourut vers 1100 ou 1102. Il eut pour successeur Archambaud IV, dit le Jeune, qui ne régna que quelques années.

Aimon II succéda à Archambaud IV (1105-1116). Son fils, Archambaud V, mourut en 1171 et ne laissa qu'une fille, Mathilde Ire. Celle-ci épousa Gaucher de Vienne, sire de Salins. Divorcée en 1195, elie se remaria, en 1196, avec Guy de Dampierre, maréchal de Champagne. En 1202, Montluçon et ses* dépendances furent réunis au fief de Bourbon par Philippe Augusle. Mathilde donna la charte à Bourbon.

Archambaud VI, fils de Mathilde et de Guy de Dampierre, succéda à son père en 1216. Il donna la charte avec privilèges à Moulins, en 1232; à Gannat, en 1236, et mourut vers 1242.

Son fils, Archambaud Vil, mourut en 1249, ne laissant que des filles. Mathilde II, l'aînée, épousa Eudes de Bourgogne et mourut en 1261, sans laisser de postérité mâle. Ses trois filles furent exclues, et Agnès II, sa sœur, lui succéda. Celle-ci épousa Jean de Bourgogne, et en eut une fille, Béatrix. Jean mourut en 1268, et Agnès administra seule le Bourbonnais jusqu'en 1277, époque à laquelle elle se remaria avec Robert, comte d'Artois. Elle mourut en 1287.

Béatrix avait été mariée, en 1276, avec Robert, comte de Clermont-en-Bcauvaisis, sixième fils de saint Louis. Robert et Béatrix entrèrent en possession du Bourbonnais en 1288, et furent la tige de la race royale des sires de Bourbon.

Leur fils et successeur, Louis Ier, dit le Grand, se distingua par sa bravoure aux batailles de Furnes (1297), de Courtray (1302), de Mons-en-Puelle (1304), de Cassel (1328), et le Bourbonnais fut pour lui constitué en duché-pairie.

Son fils, Pierre 1er, fut blessé à la bataille de Crécy (1346J et tué à la bataille de Poitiers (1356).

Sous le gouvernement de Louis II, qui succéda à Pierre Ier et qui fut prisonnier des Anglais pendant huit ans, ces derniers ravagèrent tout le pays et poussèrent même leurs incursions jusque sous les murs de Moulins. A son retour de sa

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longue captivité, le duc do Bourbon répara les ruines de la

guerre.

Agé de 71 ans, il eut, dit-on, à repousser une agression de Jean sans Peur, duc de Bourgogne, qui, ayant envahi le Bourbonnais, s'était déjà rendu maître de quelques places. Il mourut en 1410, justement regretté de tous ses sujets. La ville de Moulins lui doit sa prospérité. 11 en avait fait sa résidence et la capitale du Bourbonnais.

Sous ses successeurs, le Bourbonnais fut livré à toutes les horreurs de la guerre civile, au milieu de toutes les intrigues que les grands fomentèrent autour des rois Charles VU, Louis XI, Charles VIII et Louis XII.

Sous le règne de François Ier, la trahison de Charles III, connétable de Bourbon, tué au sac de Borne en 1527, eut pour résultat de la confiscation de tous ses biens, et la réunion du Bourbonnais et de toutes ses possessions à la Couronne (1531).

Le Bourbonnais jouit alors de quelques années de tranquillité; mais bientôt éclatèrent les guerres de religion. A cette époque eut lieu, en 1566, à Moulins, la réunion des États convoqués par Catherine de Médicis, et fut rendue la fameuse Ordonnance de Moulins, qui ôtait aux gouverneurs de provinces le droit d'accorder des lettres de grâce et de lever des impôts sans l'autorisation du roi.

En 1568, à la bataille de Cognât, village situé sur un affluent de l'Andclot (Allier), les protestants mirent les catholiques en complète déroute. En 1576, Vichy fut assiégée et emportée par les protestants, ainsi que Charroux. Moulins ne dut son salut qu'à l'arrivée du duc de Mayenne.

Pendant la Ligue, plusieurs places furent encore prises et reprises, mais l'énergie et la sagesse du gouverneur Chazeron maintinrent la paix dans presque toute la province.

Eniin, l'abjuration de Henri IV (1594), qui, par son père, Antoine de Bourbon, descendait de Bobert de France, sixième ii'.s de saint Louis, vint mettre un terme à toutes ces agitations; depuis cette époque, la paix intérieure du Bourbonnais ne fut plus un seul instant troublée.

Moulins cathédrale et restes du château.

Personnages célèbres.

Seizième siècle. — Jacques de Chabannes, grand maître de France, seigneur de la Palisse, né à la Palisse (1440), mort en 1553. — Jacques de Chabannes, seigneur de la Palisse, grand maître et maréchal de France, né à Gannat, tué à la bataille de Pavie (1525). Il a été ridiculisé, on ne sait pourquoi, par une chanson populaire. — Charles, duc de Bourbon, connu sous le nom de connétable de Bourbon (1489- 1527), s'illustra aux batailles d'Agnadel, de Novare, de Marignan; mais, en butte aux persécutions de la reine-mère Louise de Savoie, il pactisa avec les ennemis de la France. — Le maréchal de Bourdillon, mort en 1567.

Dix-septième siècle. — Gilbert Gaulmw, philologue, intendant général du Nivernais, né à Moulins (1585-1665). — Jean de Lingendes, prédicateur fameux, aumônier de Louis XIII, né à Moulins (1595), mort évêque de Mâcon (1655). — Le physicien Pierre Petit, intendant général des fortifications de France, né à Montluçon (1598-1677). — Regnaudin (Thomas), sculpteur, élève d'Ànguier, né à Moulins (1627-1706). — Paul Babusson, bénédictin, théologien, né à Gannat (1634-1717).

Dix-huitième siècle. — Jacques Fitz-James, duc de Berwick, maréchal de France, né à Moulins (1660), tué d'un coup de canon au siège de Philippsbourg (1734). — Villars (Claude- Louis-Hector , duc de), l'un des plus grands généraux de Louis XIV, le sauveur de la France à Denain (24 juillet 1712), né ù Moulins (1653-1754). — François Péron, naturaliste et voyageur, né à Cérilly (1775-1810). — Berroyer (Claude), avocat au parlement de Paris, l'un des auteurs de la Bibliothèque des coutumes, né à Moulins (1655-1755). — Chabot (de l'Allier), conventionnel, jurisconsulte, né à Montluçon (1758-1819).

Dix-neuvième siècle. — Le général Camus de Bichemont (1770-1853), né à Montmarault, député. — Destutt de Tracy

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