COURS D'EAU
En amont de Verneuil, elle baigne les communes de Chennebrun, Armentières, Saint-Christophe et Saint-Victor. En aval de Verneuil, elle rencontre les localités suivantes : Baslincs, Courteilles,Tillières, Breux, Acon, Nonancourt, Saint-Germain etMuzy. L'Avredébouchedans l'Eure un peu on amont de Saint- Georges. —Le rudeRadon, qui vient d'Eure-et-Loir, coule parallèlement à l'Eure pendant environ 8 kilomètres, passe près de Bueil, au Breuilpont, et ne rejoint l'Eure que près d'Hécourt. — L'Iton, rivière aux eaux vives et claires, naît à 5 kilomètres à l'ouest de Tourouvre (Orne), au pied du mont Chauvet (299 mèlres). 11 entre dans le département de l'Eure à la Chaise- Dieu-du-Theil, croise le chemin de fer de Paris à Granville, baigne Bourth, Francheville , Cintrai , Saint-Nicolas-d'Attez , Saint-Ouen-d'Attez, Condé, Blandei, Roman, Authenay, Damville, Coulonges et le Sacq. A Villalet, l'iton disparaît dans des gouffres souterrains en s'infdtrant par mille tourbillons dans le sable qui forme son lit. 11 reparaît à 6 ou 7 kilomètres de là, à GlisoUe, par laFosse-aux-Dames. Dans ce trajet, le lit vide de l'iton, que d'ailleurs remplissent les crues, est appelé Sec Iton. Au delà de Glisolie, il est côtoyé par le chemin de fer de Cherbourg à Paris, puis par celui d'Évreux à Rouen. 11 baigne la Bonneville, Aulnay, Bérengeville-la-Rivière, Arnières, Evreux, Gravigny, Caër, Normanville, Saint-Germaindes-Angles, Tourneville, Brosville, Houetteville, la Vacherie, Hondouville, Amfreville et les Planches, où il se jette dans l'Eure (rive gauche), par 19 mètres d'altitude. Cours, 140 kilomètres. L'iton reçoit : à Condé, (rive gauche) le ruisseau de Breteuil; au-dessous de Gaudreville, (rive gauche) le Roidoiv, qui naît près de Couches, de sources très abondantes.
L'Oison naît près de Saint-Amand-des-Hautes-Terres, arrose une vallée profonde que borde à droite la forêt de Pont-del'Arche et se jette dans la Seine au-dessus d'Ellieuf.
La Rille ou Risle (150 kilomètres], dont le débit estival dépasse 5 mètres cubes par seconde , ressemble à l'iton : comme lui, elle descend des argiles du Perche; comme lui, elle s'engouffre pour reparaître. Dans le département
de l'Orne, où elle a son origine, au pied des Buttes de Louvigny (509 mètres), canton de Courtomer, elle baigne la ville de Laigle. Elle entre dans le département de l'Eure près d'Herponsei , baigne Rugles, Auvergni, la Neuve-Lyre, la Yieille-Lyre, Champignolles, la Perrière et Ajou. Près de Noyer-en-Ouche, au Gliàlel-la-Lune, elle disparaît sous terre, pour en sortir 4 kilonriètres plus bas, à Groslay, par la Fontaine-Roger. Prêtant sa vallée au chemin de fer de Paris à Cherbourg, puis à ceux de Serquigny à Rouen et de Glos- Montfort à Pont-Audemer, la Rille baigne Beaumont-le-Roger, Beaumontel, Launai, Nassandres, Brionne, le Bec-Hellouin, Pont-Authou, Glos, Montfort, Appeville-Aiinebaut, Condé, Corneville, Saint-Paul, Pont-Audemer et Saint-Mards. Elle se jette dans la Seine près de la Pointe de la Roque, en formant un estuaire sur lequel les riverains ont déjà conquis des terrains fertiles. La Rille est navigable de Pont-Audemer à la Seine (49 kilomètres).
La Rille reçoit, par la rive gauche : — en aval de Rugles, le Sommaire, long ruisseau qui naît dans l'Orne, et baigne Saint-Antonin ; — à Nassandres, la Charentonne (65 kilomètres), qui naît dans la forêt de Saint-Evroult (Orne), à 309 mètres d'altitude, entre dans le département de l'Eure en amont de Nolie-Dame-dii-Hamel, y baigne Mélicourt et Saint-Pierre-de-Gernières, reçoit (à gauche) le Guiet à la Trinité-du-Mesnil-Josselin, passe à Saint-Yincent-la-Rivière, à Broglie, à Ferrières-Saint-Hilaire et à Bernay; — en amont de Pont-Audemer, (rive gauche) la Véronne, qui coule dans l'étroite vallée de Saint-Martin-Saint-Firmin ; — à Pont- Audemer, la Sébec, qui coule dans un vallon pittoresque, passe à Saint-Siméon et à Tourville ; — en aval de Pont- Audemer, la Corbie, qui passe à Fortnioville el à Toutainville (elle reçoit le ruisseau des Godeliers) ; — le ruisseau de Fouibec et le Dnult-HérouU.
La Vilaine y qui prend sa source à Saint-Pierre-du-Val, se jette dans la Seine au-dessous de Grestain.
Le ruisseau de Jobbes a son origine à Falouville.