PRODUCTION EN
Froment 30,000 hect. 270,000 hectol.
Méteil 100 — 850 —
Seigle 6,200 — 55,000 —
Orge ; 1,800 — 16,200 —
Sarrasin 40 — 280 —
Maïset millet 230 — 2,670 —
Avoine 23,000 — 300,000 —
Pommes de terre. . . 4,20,) — 210,000 quintaux
Châtaignes 7,500 — 90,000 —
Olives.' 3,900 — 70,000 —
Yignes 103,903 — 2,995,126 hectol. en 1886.
Prairies artificielles 23,000 hectares. 956 000 quintaux.
Fourrages annuels. ...... 8,000 — 182,520 —
ïaclièrcs mortes, etc 50,000 —
Bois et forêts 85,907 —
Prairies naturelles et vergers . . 9,400 — Superficies bâties, voies de transport, etc 28,517 —
En 1882, on comptait dans le département 18,700 chevaux, 17,500 mulets, 3,000 ânes, 6,200 bœufs et taureaux, 5,300 vaches et génisses, 2,400 veaux, 283,500 moulons (ayant donné 590,000 kilogrammes de laine), 28,000 porcs, 6,500 chèvres. Les innombrables moutons qui peuplent en été les vastes terrains de pâture compris, au nord, sur le plateau du Larzac et sur les causses des Cévcnnes fournissent à Lodève les laines dont elle a besoin pour ses manufactures. La sériciculture a donné, en 1886, 152,085 kilogrammes de cocons; l'apiculture, 8,100 kilogrammes de miel seulement; c'est un des pays où elle est le plus négligée, du moins avant l'invasion du phylloxéra, à cause sans doute du tort que les abeilles peuvent causer aux vignes.
D'après le tableau que nous donnons ci-dessus de la répartition des cultures, on voit que, en 1885, la superficie la plus vaste était occupée par les vignobles. L'Hérault a récolté, en 1872, jusqua 15 millions d'hectolitres de vin, 15 millions et demi en 1875, 15 millions en 1874, 9 millions en 1875. Cette diminution est due aux ravages d'un terrible fléau, le phylloxéra, dont jusqu'ici on n'a pu arrêter l'envahissement, et auquel s'est ajoutée une nouvelle maladie appelée le mildew. Le cultivateur, pourtant, replante avec persévérance, malgré la perspective de la disparition presque certaine des nouvelles vignes dans une période de cinq ou six années. Outre leur étendue et leur abondance, ces vignobles avaient l'avantage d'être en grande parlie de qualité supérieure. Les muscats de Lunel-Vieil et de Frontignan étaient célèbres dans le monde entier ; les vins de Saini- Georges-d'Orques étaient recherchés à Paris; ceux de Cazouls-lès- Béziers, de Maraussan et d'Espagnac ne leur étaient guère inférieurs; d'autres vins servaient aux coupages, et Cette a dû à l'industrie du mélange des vins une partie de son importance commerciale. Mais aujourd'hui cette ville s'est vue forcée de demander à d'autres déparlements ou à l'étranger, surtout à la Grèce, les éléments de ses manipulations.
Ceux des habitants qu'un tel désastre n'a pas réduits à la nécessité de s'expatrier oud'émigrer en Algérie ont depuis cherché soit à reconstituer partiellement, comme nous l'avons dit, leurs vignobles avec
INDUSTRIE; PRODUITS MINÉRAUX. bh
des plants américains, soit à les remplacer par de nouvelles cultures, notamment par la ramie, végétal javanais qui donne une libre plus belle que le coton, plus forte que le lin, brillante comme la soie. La construction d'un canal d'irrigation dérivé du Rhône contribuera à améliorer la situation agricole du pays.
Après la vigne, une des principales cultures est celle de Y olivier. Du reste, le département a des arbres fruitiers de toutes sortes, à»~ mûriers, des citronniers, des grenadiers, etc.; ses pâturages sonl excellents, et le territoire produit une quantité considérable de légumes. Dans plusieurs communes , telles que Saint-Seriès et Saturargues, on trouve des truffes.
Divers projets sont en cours d'exécution ou déjà exécutés pour augmenter la superficie du territoire agricole. On s'occupe de dessécher les étangs de Capestang, de Vendres, les marais de Nissan et de Lespignan, et d'assainir la plage, vaste zone marécageuse de 25,000 hectares, par le rétablissement des graus ou coupures qui déversent leurs eaux dans la mer.
Près de Montpellier existe une école d'agriculture où l'on s'occupe surtout des vignobles et des vers à soie.
« Ce ne sont ni les forêts ni les bois, dit M. Thomas (Dictionnaire topographique de l'Hérault), qui verdissent le sol du département. Les taillis de chênes verts et de chênes blancs percent les calcaires et couvrent les hauteurs ; les collines se parfument de lavande, d'aspic, de'th\m, de sauge, de serpolet, de romarin. Les plages cachent leur aridité sous le tamaris et le salicot, et les terres moins basses sous la gaude, la garance et le tournesol. » Les bois, dont 75,035 hectares appartiennent aux particuliers et 12,951 aux départ, ou aux communes, donnent en moyenne chaque année 1,500 met. cubes de bois d'œuvre, 42,000 de bois de feu et 29,000 quint, d'écorce à tan.