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X. — Agriculture

Sur les 522,895 hectares du département, on compte en nombres ronds :

Terres labourables 192,000 hectares.

Prés 87,000

Vignes 8,000

Bois 135,000

Landes 94,000

Le reste est occupé par les voies de communication, les villes, villages, etc.

On compte dans le département 23,400 chevaux, 700 ânes, 350 mulets et 148,400 bœufs. Les chevaux comtois, autrefois très estimés pour la remonte de la cavalerie, ont beaucoup dégénéré. Pourtant ils ne manquent pas de vigueur et sont employés pour le train militaire et pour le halage. Les ânes et les mulets sont mauvais. Dans la Plaine les bêtes à cornes n'ont rien de remarquable; l'élevage y est généralement malentendu. Mais dans la Montagne, l'espèce bovine, robuste et bien proportionnée, se rapproche beaucoup de la race suisse. Les belles vaches comtoises donnent une quantité considérable de lait, qui alimente l'une des industries les plus importantes du pays, la fromagerie, dont la fabrication annuelle dépasse 5 millions de kilogrammes. — Le Doubs possède en outre 74,000 moutons dont 2,500 de race perfectionnée, 4,200 porcs et 13,900 chèvres. De plus, 24,500 ruches donnent 140,800 kilogrammes de miel estimé et 44,100 de cire.

Le territoire agricole a produit, en 1877, 742,500 hectolitres de froment, 133,000 de méteil, 37,500 de seigle, 81,000 d'orge, 60,000 de maïs et millet, 634,652 d'avoine, 2,304,000 de pommes déterre, 30,000 de légumes secs, 62,400 de betteraves, 3,859 quintaux met. de chanvre, 1,050 de lin et 188,200 hectolitres d'avoine.

Sous le rapport agricole, le département est divisé en trois zones.

La Plaine (au-dessous de 400 mètres d'altitude) comprend tout le territoire qui s'étend entre le Doubs et l'Ognon, et, se prolongeant vers le nord, embrasse aussi les cantons d'Audincourt et de Montbé-

liard. Dans cette première zone, on cultive toutes les espèces de céréales, mais en quantité insuffisante pour la consommation locale ; des légumes de toute sorte, le maïs, les pommes de terre, le chanvre et le lin ; on y trouve même quelques plantations de houblon. Les coteaux portent des vignobles d'assez grande étendue, dont quelques-uns produisent de bons vins. On signale les vins de Miserey, analogues à ceux de Château-Châlon (Jura) ; ceux de Byans, d'Abbans, etc., qui acquièrent un bouquet délicieux. Les arbres fruitiers, tels que l'abricotier, le prunier, le cognassier, réussissent parfaitement dans toute rétendue de la zone. Le noyer y devient très-beau ; le pêcher et le cerisier y sont cultivés. Les forêts de cette première région sont composées principalement de charmes, hêtres, chênes, d'érables, de trembles, d'aunes, de bouleaux, etc.

A l'est de la Plaine, les cantons d'Amancey, de Blamont, d'Ornans, de Pierrefontaine, de Pont-de-Roide et de Vercel forment la Moyenne- Montagne (entre 400 et 800 mètres). Dans cette zone, l'abricotier disparaît. Les quelques hectares de vignes qui s'étendent au-dessus de 400 mètres ne donnent que des vins médiocres ; à part le noyer, les arbres fruitiers n'y sont pas nombreux ; les céréales prospèrent encore, mais deviennent plus rares ; le sapin commence à se montrer çà et là dans les bois, où l'on voit aussi l'orme, le charme, le frêne, le sycomore, qui y atteint quelquefois une hauteur de 20 mètres ■ le merisier, le pommier et le poirier sauvages, le houx et le genévrier, qui y prennent un grand développement. Le chêne et l'érable y sont beaucoup moins communs que dans la Plaine.

Dans la Haute-Montagne (de 800 à 1,500 mètres), c'est-à dire dans l'arrondissement de Pontarlier et dans une partie de l'arrondissement de Montbéliard, les cultures les plus ordinaires sont les légumes, l'orge et l'avoine; mais plusieurs communes cultivent le froment. On n'y trouve pas d'arbres fruitiers. Sur le revers des montagnes sont de magnifiques pâturages, où paissent les belles vaches comtoises. Les forêts sont formées exclusivement de sapins et surtout d'épicéas.

La flore du haut Jura est excessivement riche et variée. Les cimes jurassiques offrent certaines espèces inconnues dans le midi de la France et dans les contrées boréales.

Nous avons fait connaître les essences dont se composent les bois du département. 11 nous reste à citer les principales forêts, dont l'exploitation est une source de richesse pour la contrée, car l'État n'y possède que 4,750 hectares. Il n'est guère de localités dans le Doubs qui n'ait au moins quelque parcelle de bois sur son territoire.

La forêt de Chailluz a 2,944 hectares, celle de Thise 1,620, celle du Scey 1,441, celle de THôpital-du-Grosbois 1,518, celle de la Grand'Côte 1,280, celle du Noirmont 1,226, celle de la Côte-du-Mont 1,060, la forêt d'Arc 1,007, etc. La forêt de Levier est une des plus belles forêts de sapins que possède la France. La forêt de Chaux (20,000 hectares (s'étend presque tout entière sur le département du Jura.

Le Doubs et TOgnon roulent, dit-on, des sables aurifères. Mais la principale richesse minérale du département consiste dans ses mines de fer. Les mines exploitées sont celles de Bournois, Deluz, Exincourt, des Fourgs, de Grand-Vaire, du Jay-Rouge, de Laissey, Rougemontot, Roulans et Souvance. La mine de fer de Bournois, concédée sur 187 hectares, produit annuellement 800 quintaux métriques de minerai, fondu au haut fourneau de Fallon. La concession de Deluz comprend 128 hectares; ses produits s'exportent dans le Midi. La mine d'Exincourt (320 hectares) est exploitée par la Compagnie des Forges d'Audincourt. La concession des Fourgs ne comprend que 15 hectares; celle de Grand-Vaire, appartenant à la Société des Hauts fourneaux, fonderies et forges de la Franche-Comté, 551 hectares. La mine du Jay-Rouge (62 hectares), dont la couche a 5m,50 d'épaisseur, est exploitée par la Compagnie Schneider, du Creuzot (Saône-et-Loire), comme celle de Laissey (310 hectares). Lamine de Rougemontot (366 hectares) alimente les hauts fourneaux de Fallon, Larians, Loulans et Breurey (Haute-Saône). Enfin les concessions de Roulans et de Souvance ont l'une 276 hectares, l'autre 79. Toutes ces mines ensemble produisent annuellement environ 450,000 quintaux de minerai.

Miserey et Châtillon-le-Duc ont des mines de sel gemme.

Parmi les carrières de marbre, nous citerons celles de Malpas, Recologne, Arguel et Pouilley-les-Vignes (marbre noir), et surtout les carrières de Baume-les-Dames, dont les beaux blocs de marbre rouge offrent quelquefois des traces de cristallisation. — Il existe deux carrières d'albâtre, l'une à Arçon et l'autre à la Rivière.

On compte dans le département 1,085 carrières de pierre; mais elles ne sont pas toutes exploitées. Nommons celles d'Amancey, d'Abbans-Dessus, Autechaux-lès-Blamont, Arguel (calcaire noir), Montlebon et Thulay; les abondantes carrières de Velesmes et Boussières, qui fournissent des pierres de diverses couleurs, d'un grain très-fin ; celles de Clerval,de Gémonval, dont les pierres calcaires imitent le marbre;

les anciennes carrières de Yergenne, dans la commune de Cléron,etc. — Le Doubs possède environ 25 tuffières ou carrières de tuf. Les tuffières exploitées sont celles d'Amondans, de Charmauvillers, Cuisance, Fertans, Guillon, Saint-Hippolyte, Liebvillers, Mouthier, Nans-sous- Sainte-Anne, Orgeans, Pierrefontaine-les-Varans, Plaimbois, Solemont, Trouvans et Yaufrey. — Le territoire de Fourg offre une carrière de pierre à ciment. — La chaux se rencontre presque partout. — 20 carrières donnent un gypse ou plâtre strié d'excellente qualité; elles sont réparties dans les communes d'Arguel, de Baume-les-Dames, Beure, Champvans et des Ougney. — Les marnières, celles de Gondenans-les-Moulins entre autres, sont utilisées pour l'amendement des terres. — L'Ognon fournit du sable pour moulage.

Deux mines de houille non utilisées, à Gémonval (2,056 hectares) et au Vernoy (650 hectares), s'étendent aussi dans le département de la Haute-Saône. A la mine de Gémonval, l'épaisseur de la couche est, en moyenne, de 80 centimètres. — Il existe plusieurs gisements de lignite dans le département : le plus considérable est celui du Grand- Denis (commune de Flangebouche), qui n'est plus exploité depuis 1840. — Des schistes bitumineux, exploités à Mouthier, se trouvent dans le lias par couches d'une puissance généralement considérable; la poix minérale et l'asphalte se rencontrent aussi sur quelques points du territoire. — Le nombre des tourbières est de 65, et leur produit annuel d'environ 215,000 quintaux.

Les sources minérales du Doubs sont peu nombreuses : ce sont celles d'Arçon; les eaux ferrugineuses et sulfureuses de la Chaux-du- Milieu, près de Cerneux-Péquignot ; les eaux gazeuses, ferrugineuses et iodurées du Lac ou Villers ; celles de Morteau, ferrugineuses, et les eaux froides sulfureuses, qui jaillissent, au pied du mont Guillon, dans la vallée du Cuisancin, près de Baume-les-Dames. L'eau de Guillon, utilisée dans un établissement bien installé, appartient 3 la classe des eaux sulfureuses froides, sulfurées -calcaires-sulfhydriquées. Sa sulfuration peu élevée la rend très-avantageuse dans le traitement des affections des organes respiratoires, contre les dyspepsies, les maladies de ia peau et celles qui en dérivent. — Audeux et Saint-Hippolyte ont des sources salées; Soulce, un puits salé dont les eaux ont été longtemps utilisées.

Le département du Doubs (22,000 ouvriers) possède deux branches d'industrie manufacturière considérables : la métallurgie et l'horlogerie. Le plus grand nombre des usines à fer appartiennent à deux Compagnies : 1° la Société anonyme des IJauts fourneaux, fonderies et forges de Franche-Comté, dont le siège social est a Besançon, mais qui possède aussi de nombreux établissements industriels dans

les départements du Jura et de la Haute-Saône ; 2° la Compagnie des Forges d'Audincourt. Ces usines ont fabriqué ensemble, en 1870 : 50,677 quintaux métriques de fonte au combustible végétal; 29,987 quintaux de fers au combustible végétal, et 2,425 au combustible minéral; 26,500 quintaux de tôles au combustible végétal, et 7,753 au combustible minéral.

Les principales usines métallurgiques du Doubs sont : les forges d'Audincourt (400 ouvriers) et de Bourguignon (tôles), les hauts fourneaux de Pont-de-Roide (fabrication de grosse quincaillerie, fonderie en fonte et en cuivre, fabrique de scies, acier laminé) et de Clerval ; les forges de Chenecey-Buillon (5 feux dWinerie, tréfilerie, laminage et pointerie), qui emploient 140 ouvriers; les usines à fer de Châtillon-sur-Lison, de Lods et celles de Gouilic?, qui fabriquent annuellement, outre une quantité variable de tôle, 5,300 quintaux métriques de fer-blanc. Nous citerons aussi les usines de Casamène (atelier de construction de machines), à 2 kilomètres de Besançon, et celles de Vuillafans (2 foyers d'aftinerie, clouterie mécanique).

Il existe, en outre, des forges (tréfilerie et clouterie) à Saint-Hippolyle et à Liebvillers.

Montlebon et les Gras possèdent des fonderies de cuivre; Morteau, 2 fonderies de cloches ; Montbéliard, Yougeaucourt, Morteau, Ornans, Pontarlier, Vuillafans et Seloncourt, des fonderies de fer ; Rochelès-Blamont, Meslières, des aciéries; l'Isle-sur-le-Doubs et Lods (plus de 200 ouvriers), des tréfileries. Parmi les clouteries, nous mentionnerons celles de Lods (clouterie et quincaillerie), Jougne, Ornans (clouterie et tréfilerie) et Vuillafans (clouterie et robinetterie). Aux tréfileries de Montbéliard, de la Ferrière-sous-Jougne et de Quingey sont adjointes des pointeries. La serrurerie, la visserie et la boulonnerie fine se fabriquent à Dampierre-les-Bois, à Étupes, à l'Isle-sur-le-Doubs (400 ouvriers), et surtout dans le bel établissement de MM. Jappy, à Feschotte-le-Haut. Il sort annuellement de cette maison 25,000 grosses devis diverses, 8 ou 10 millions de boulons, et de 150,000 à 200,000 kilogrammes de rivets. — On rencontre des fabriques de limes à Montbéliard, Métabief, Pont-de-Roide, Hérimoncourt et à Vandoncourt; de scies, de pièces détachées pour filatures, d'outils, limes, burins et de grosse quincaillerie, à Valentigney ; de scies, à Pont-de-Roide (V. ci-dessus) ; de pinces et outils, aux Ougney-Douvot ; des fabriques de chaudronnerie, aux Gras, à Montlebon et à Pontarlier ; de machines à coudre, à Audincourt. — Les taillanderies, assez nombreuses, sont celles de Baume, Bremondans, Cuisance, du Bélieu, de Bief, de la Chaux-Neuve, de Buffard, Byans, Lods, Myon, Ornans, Quingey, Thoraise, de Cléron, de la

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Cluse-et-Mijoux, de Cour-Saint-Maurrce, Droitfonlaine, Maisonnettes, Nans-sous-Sainte-Anne, Sancev-le-Long, Éternoz, Fertans, Guillon, Goumois , la Grand'Combe-des-Bois , Saint- llippoly te , l'Isle-sur-le- Doubs, Laval, Levier, Lizine, etc. Cuisance et Hénmoncourt ont des ateliers de construction de machines; Morteau, Ornans et Vuillafans, des fabriques de pompes à incendie ; Lombard et Flsle-sur-le-Doubs, des fabriques de filières; Saint-Antoine, Ferrière-sous-Jougne, Hyèvre- Paroisse, les Gras, Métabief, Montlebon, Myon, Rigney et Valentigney, des fabriques d'instruments aratoires ; la Grand'Combe, les Gras, la Ferrière-sous-Jougne, Jougne, Maison-du-Bois, Morteau, Nans-sous-Sainte-Anne, des fabriques de faux; Ornans, une fabrique de rasoirs. Bremondans et Charmauvillers comptent plusieurs ateliers de maréchalerie. — A Bart et à la Roche, des fabriques d'ustensiles en fer battu émaillé occupent de nombreux ouvriers. La Roche produit des ustensiles de ménage. A Meslières est établie une fabrique d'acier cannelé pour l'horlogerie ; aux Fourgs, une fabrique de burins ; à Villars-lès-Blamont, une fabrique d'étuis, chaînes et couvercles de pipes ; à Glay. une fabrique de porte-monnaie ; à Mandeure, une fabrique de papier de bois.

L'horlogerie occupe, à Besançon seulement, environ 13,000 ouvriers, ayant fabriqué en 1876 455,568 montres d'or ou d'argent, d'une valeur totale de plus de 15 millions, c'est-à-dire les 88 centièmes de ce qui se vend sur le marché français. A Montbéliard, la fabrication de la grosse et de la petite horlogerie donne une production annuelle de plus d'un million de francs. Les autres localités qui s'occupent de la fabrication de l'horlogerie sont trop nombreuses pour être citées ici.

Le Doubs compte plusieurs filatures de coton, dont la plupart avec tissage. Ce sont celles d'Audincourt (210 ouvriers), de Colombier- Fontaine, Courcelles-lès-Montbéliard (115 ouvriers) et Montbéliard. Vieux-Charmont ne possède que des tissages (ensemble 39,876 broches et 616 métiers). Saint-Hippolyte a une filature de laine . Colombier-Châtelot fabrique des toiles de coton. On trouve une foulerie à Monibéliardot, des blanchisseries de toiles àArcieret à Chalèze,des papeteries à Deluz et à Geneuille ; à Chevroz, une usine pour la préparation des chiffons destinés à la papeterie de Geneuille.

La saline d'Arc a été fondée par le gouvernement en 1775, et vendue, en 1845, à la Compagnie des Salines de l'Est. Elle est alimentée par l'eau du banc salifère de Salins (Jura), que des conduits en fonte y amènent d'une distance de 21 kilomètres. Elle fabrique en moyenne par an 40,000 quintaux métriques de sel, 250 de sulfate de soude et 250 de chlorure de potassium. Les bâtiments destinés à la

graduation, procédé dont on ne se sert plus aujourd'hui, ont été transformés en scieries. Il existe aussi des salines à Misereyet à Châtillon-le-Duc.

Plusieurs tanneries sont établies à PAbergement-Sainte-Marie, Baume-les-Dames , Besançon, Charquemont , Chatel-Blanc , Damprichard, Saint-Rippolyte, Cour, la Grand'Combe. Pierrefontaine, Sancey-le-Grand, Maîche , Montbéliard , Morteau, Mouthier, Pontarlier, Quingey, Nods, Ornans, Vercel, Vuillafans, la Rivière et au Russey. Outre les fabriques de kirsch de Lods et de Mouthier, il existe à Ornans une fabrique de liqueurs réputée. La distillation des plantes aromatiques, pour la fabrication de Y absinthe et de l'eau de cerises dite de la Vallée, a pris à Pontarlier une grande extension depuis quelques années. Les champs qui avoisinent la ville sont la plupart consacrés à la culture de l'absinthe. La distillerie de Roche est une des plus importantes de France. Il existe des distilleries de gentiane à Mouthe, Rochejean et Grand'Combe-des-Bois. — Parmi les teintureries, nous nommerons celles de Charquemont, Colombier- Fontaine, Dambelin, Saint-Hippolyte, la Longeville, Montlebon, Orsans, des Maisonnettes, de Pouligney, d'Ornans, de Quingey et de la Sommette; parmi les huileries, celles de Bannans, Besançon, Blussans, Bonnevaux (canton de Mouthe), Chalèze, Chamesol, Champlive, la Cluse-et-Mijoux, Colombier-Fontaine, Fourg, Glay, Pierrefontainelès- Varans, Quingey, Pontarlier, Rennes, Saint-Vit, Vorges, etc. Montbéliard a une importante fabrique de meules à l'émeri. Saint- Hippolyte et Quingey fabriquent des articles de vannerie. La marbrerie de Nods est la seule du département. Une grande verrerie est établie à Montferrand (900,000 fr. par an). AValenligney, se trouvent de belles fabriques de pièces détachées pour filatures. Vercel produit du pain d'épice estimé. Audincourt possède une fabrique de chicorée.

Pour terminer l'énumération des nombreux établissements industriels du département, indiquons des fabriques de machines à battre à Lods, à Ornans, où se trouvent aussi plusieurs fabriques de meubles; des fabriques de boissellerie à Athose et à Pontarlier; de cardes à Montbéliard; de caisses de sapin à Chàtel-Blanc, à Chaux-Neuve et à Saint-Hippolyte; d'ustensiles en bois à Gilley, de sulfate de fer à Seloncourt, d'acide pyroligneux à l'Hôpital-du-Grosbois, de cailloutage et porcelaine opaque à Nans-sous-Sainte-Anne ; des corderies à Arc-et-Senans, Pouilley-les-Vignes et Saint-Vit; des brasseries à Besançon, Montbéliard, Morteau, Ornans, Pontarlier, Pontde-Roide, Sochaux; des imprimeries à Besançon, Montbéliard et Pontarlier. Baume-les-Dames est renommée pour ses pâtes de coings et ses craquelins. Enfin on compte dans le département 25

fours à plâtre et environ 140 tuileries, produisant annuellement 16 millions de tuiles, et dont les plus importantes sont celles d'Audincourt et d'Autechaux. Le nombre des scieries et des moulins est trèsconsidérable.

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