XII. — Commerce, chemins de fer, routes
Le Var exporte, dans l'Inde, le Brésil et la Californie, des vins provenant des vignobles du Beausset, de la Cadière, du Castellet, de Saint-Cyr;des eaux-de-vie, des bois à brûler, de Pécorcede chenesliége, des huiles, des olives, des fruits secs, des câpres, figues, amandes, oranges, jujubes, prunes, légumes secs, primeurs, fleurs, châtaignes, du plâtre, des tuiles et briques, du sel, des bouchons, etc.
11 importe du blé, du riz, des fourrages, des tourteaux de graines oléagineuses, du sucre, du café, des denrées coloniales, du fer, de 'la houille, des articles d'épicerie, de modes, de nouveautés, de librairie, de bijouterie, d'orfèvrerie, des fournitures pour la marine, du goudron, du soufre, etc.
Ce commerce se fait par les ports des Lèques, de Bandol, de Saint- Nazaire, de la Seyne, de Toulon, des Salettes, de Porquerolles, des Salins, de Portcros, Saint-Tropez, Saint-Maxime et Saint-Raphaël.
Le département du Yar est traversé par trois chemins de fer, ayant ensemble un développement de 170 kilomètres.
1° Le chemin de fer de Marseille à Nice et à Gênes passe du département des Bouches-du-Rhône dans celui du Yar à 2 kilomètres et demi en deçà de la station de Saint-Cyr. Il dessert, outre cette stationnes suivantes : Bandol, Ollioules-Saint-Nazaire, la Seyne, Toulon, la Garde, la Pauline, la Farlède, Solliès-Pont, Cuers, Puget-Ville, Carnouîes, Pignans, Gonfaron , le Luc-et-le-Canet, Yidauban, les Arcs, le Muy, Roquebrune, le Puget-de-Fréjus, Fréjus, Saint-Raphaël, Agay et le Trayas. Au delà, il entre dans les Alpes-Maritimes. Parcours, 159 kilomètres.
2° Le chemin de fer de Toulon aux Salins-cTHyères se détache de la ligne précédente à la gare de la Pauline. Entre cette station et celle des Salins-d'Hyères (18 kilomètres), il dessert la Crau, Hyères et la Plage.
5° L'embranchement des Arcs à Draguignan (15 kilomètres) n'a qu'une station intermédiaire, Trans.
L'embranchement d'Aix à Carnouîes par Trels, Saint-Maximin, Brignoles et Besse sera prochainement livré à l'exploitation.
Les voies de communication comptent 4,180 kilomètres et demi, savoir :
5 chemins de fer ......... 170 kil.
7 routes nationales 500
19 routes départementales. G75 1/2
139 de grande communication 1,210 34 de moyenne communication 349 598 de petite communication 1,478
Dictionnaire des communes.
Adrets - de - Montauroux ( Les ) ,
563 h., c. de Fréjus.
Aiguines, 771 h., c. d'Aups.
Ampus, 1,078 h., c. de Draguignan. m — >■ Ruines de constructions romaines. — Château ruiné.
Anastasie (Sainte-), 715 h., c.
de la Roquebrussanne.
Arcs (Les) , 2,995 h., c. de Lorgues. *»s> — > Belle église moderne.
— Jolies places bien ombragées. — Jardin public, arrosé par une source abondante. — Sur la colline voisine du village, tour quadrangulaire, reste de l'ancien château. — Al kil. S.-O.
des Arcs, ruines d'un monument funéraire romain transformé en moulin. — A 500 ou 600 mètres plus au sud, ruines d'une construction en forme de rotonde (mon. hist.), appelé Mounastié (monastère). — A côté, restes d'un aqueduc souterrain. — Au confluent de l'Aille et de l'Argcns, dans un site charmant, pons Argenteus, pont d'origine romaine. — Au N.-E. du territoire, monastère de Chartreuses de la Celle-Roubaud, dont la chapelle Sainte-Rossoline renferme le tombeau, en marbre blanc, de cette sainte, de la famille des Villeneuve, morte en 1529; belle boiserie dans le chœur. Descente de Croix en relief ; remarquable tableau de la Nativité, peint sur bois (1541).
Artignosc, 370 h., c. de Tavernes.
Artigues, 189 h., c. de Rians.
Aups, 2,610 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Draguignan, au pied d'une montagne, sur un affluent de la Bresque. »» — >• Deux tours d'un château démoli en 1795. — Église ogivale avec portail de la Renaissance. —Église des Ursulines, dont le jardin renferme
le tombeau de la famille des ducs de Blacas. — Place publique ornée d'une belle fontaine en marbre blanc. — Promenade plantée de magnifiques trembles. — Ruines de l'ancienne ville, dont la fondation est antérieure à la domination romaine. — Dans les environs, pierres milliaires sur la voie romaine de Riez à Fréjus, et ruines d'un vieux monument portant le nom d'in- (irmerie.— Nombreuses et belles sources, iTOtamment celles de Vallauris et de Cresson.
Bagnols, 971 h., c. de Fréjus.
Bandol 1,940 h., c. d'Ollioules, au fond d'un golfe ravissant de la Méditerranée. *» — >■ Vieux château, sur les glacis duquel ont été établies des batteries pour la défense du littoral.
Bargème, 351 h. , c. de Comps.
»» — vDeux portes voûtées, restes des anciennes fortifications. — Église du xr s.
Bargemont, 1,648 h., c. de Callas, m — >- Tours et remparts du moyen âge. — Château.
Barjols, 2,746 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Brignoles, en amphithéâtre au confluent des rivières de Fouveryetdes Écrevisses. »» — >- Belle esplanade plantée de platanes. — Place ornée d'une fontaine. — Ancien château fort. — Ancien couvent de Carmes, transformé en minoterie et dans lequel se trouve une grotte remarquable par ses stalactites.
Bastide (La), 146 h., c. de Comps.
$b» — >■ Restes d'anciens remparts. — Abîme profond, près .du chemin de Castellane.
Baudinard , 532 h., c. d'Aups.
m — y Chapelle Notre-Dame, à 698 met.
d'altitude.
Bauduen, 750 hab., c. d'Aups.
DICTIONNAIRE DES COMMUNES
Ruines d'un pont romain sur le Verdon; tout près, Fontaine-l'Évêque, très-abondante (5 met. cubes par seconde).
Beausset (Le), 2,555 h., ch-1. de c. de l'arrond. de Toulon, m — >- Église romane; groupe en bois du xv°s.
fia Fuite en Egypte). — Maisons du xvie s.
— Maison du jurisconsulte Porlalis, signalée par une inscription.
Belgentier, 9G6 h., c. de Solliès- Pont. »» — > Maison de Puget (vestibule décoré par lui).
Besse, 1,565 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Brignoles, près d'un lac poissonneux, profond de 30 mètres >
Brignoles.
qui déverse ses " eaux r dans rissole.
m — >■ Deux jolies places ornées de fontaines.
Bormes, 2,126 h., c. de Collobrières, en amphithéâtre sur le flanc d'une colline entourée de montagnes, près de la mer. m — y Château ruiné, où se trouve une citerne encore pleine
d'eaii;~sur la terrasse, transformée en jardins, vue magnifique.
Bourguet (Le), 14fi h., c.de Comps.
Bras, 1445 h., c. de Barjols.
Brenon, (SI h., c. de Comps.
Brignoles, 5,840 h., ch.-l. d'arrond., près du Carami, dans une plaine fertile, m- " -Jolies places plantées
d'arbres et ornées de fontaines. — Sur la place du Garami, orme, l'un des plus gros de France, dont l'âge est évalué à 800 ou 900 ans. — Dans la sacristie de Y église (portail roman), dalmatique, mître et gants de saint Louis d'Anjou, évêque de Toulouse, mort en 1297. — L'ancien palais des comtes de Provence est devenu la sous-préfecture. — Charmante maison du xn* s., parfaitement conservée, avec fenêtres à colonnettes.
— Séminaire, dans une situation remarquable, en dehors de la ville.
Brovès, 286 h., c. de Comps.
Brue-Auriac, 527 h., c. de Bârjols.
Gabasse, 1,526 h., -c. de Besse.
m> — y Chapelle Saint-Loup. — Ruines d'un château, attribué aux Sarrasins.
Cadière (La), 2,126 h., c. du Beausset. m — ►■ Double muraille formant enceinte continue autour d'un château en ruines (xie s.). — Église du xvie s. ; du haut de sa tour moderne, vaste et beau panorama. — Citernes monumentales.
Callas, 1,666 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Draguignan, en amphithéâtre sur une colline calcaire. »» — >■ Château ruiné des seigeurs de Pontevès.
— A 5 kil., sur un rocher dominant l'Endres, chapelle de Notre-Dame de Panéfort ; vieux tableau (la Vierge) ; tour du xive s.
Gallian, 1,303 h., c. de Fayence.
m — >- Ruines d'une abbaye de femmes, près du pont de la Çarniole. — L'ancien aqueduc romain de Mons à Fréjus, qui amenait les eaux de la Siagnole dans cette dernière ville, a été de nos jours utilisé jusqu'à Callian,oùil amène environ 500 litres d'eau par seconde.
Camps, 1,019 h., c. de Brignoles.
Gannet-du-Luc (Le), 1,104 h.,c.
du Luc. *» — >• Restes des fortifications.
— Vieille tour. — Église du xe s.
(mon. hist.). — Chapelle de Saint-Michel-sous-Terre, creusée dans le roc.
Près de cette chapelle et du pont naturel de Saint-Michel , sur l'Argens, cette rivière forme une belle cataracte.
Garces, 2,607 h., c. de Cotignac, au confluent de l'Issole et de l'Argens, qui y reçoit en outre la rivière de Cassola, m — y Ancien château des Ponte-
vès, en partie ruiné. — Dans les environs, l'Issole forme une belle cascade, en tombant sur des rochers en amphithéâtre.
Carnoules, 1,555 h., c. de Cuers.
»» — y Chapelle .Notre-Dame, but de pèlerinage.
Castellet (Le), 1,744 h., c. du Beausset. m — >■ Ruines d'un château des Templiers.
Celle (La), 404- h., c. de Brignoles.
m — ^Ruines romanes (mon. hist.) d'un monastère de religieuses. — Dans l'église, cuve baptismale du xne s.
Châteaudouble, 859 h., c. de Callas, sur un rocher qui domine de 130 met. la vallée de la INartubie.
»» — y Restes d'un temple antique, près duquel est creusée une vieille citerne. — Grotte.
Châteauvert, 195 h., c. de Bârjols. m — >■ Curieux rochers d'où sortent plusieurs sources, et où est percé un long souterrain. — Ruines d'un château féodal.
Ghâteauvieux, 109 h., c. de Comps,
Claviers, 845 h., c. de Callas.
m — ► Ruines d'un château fort au sommet d'un mamelon presque inaccessible.
— Grotte remarquable de la Lioure.
Gogolin, 1,955 h., c. de Grnnaud, sur un plateau, au confluent de la Molle et du Gisèle, m — y La tour de l'Horloge est le seul reste d'un château fort. — Église de la Renaissance, qui a conservé quelques débris d'une construction du xie s.
Gollobrières, 2,487 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Toulon, a» — y Dans l'église, bel autel en marbre blanc et serpentine, provenant de l'ancienne chartreuse delà Verne. — A 12 kil., sur le versant de la montagne des Maures, ruines pittoresques et imposantes de la chartreuse de la Verne, fondée au xne s.
Comps, 810 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Draguignan, en amphithéâtre sur le penchant d'un rocher dominant l'Artuby. m — > Ruines d'un château de Templiers.
Correns, 1,085 h., c. de Cotignac, dans un site délicieux, sur les bords d l'Argens. m — y Vieux quartier ceint
DICTIONNAIRE DES COMMUNES
de murailles épaisses et formé de rues étroites, aboutissant à une place sur laquelle se trouve la vieille citadelle de Fort-Gibron.
Cotignac, 2,853 h., ch.-l. de c.
de l'arrond. de Brignoles, au pied d'un banc de tuf à pic de 82 mètres d'élévation. »» — ► Chapelle de Notre-Dame de Grâce (1519) , but d'un pèlerinage jadis très-célèbre.
Crau (La), 2,745 h., c. d'Hyères, au pied du Mont-Fenouillet, dans une plaine fertile. »» — > Beau château moderne de la Castille.
Cuers, 4,158 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Toulon, sur le ravin de la Foux, au pied d'une colline. »» — v Un souterrain, appelé caverne du Loup, et un puits très-profond sont les derniers restes d'un château féodal.
Cyr (Saint-), 1,897 h., c. du Beausset, près de la Méditerranée.
m — v Belle église. — Jolie fontaine. — A 2 kil., ruines de Tauroenlum, ville d'origine phocéenne.
Draguignan, 9,223 h., ch.-l. du départ., au pied de la montagne deMalmont (656 met.), sur la rivière du Pis. m> — y Belle église ogivale moderne. — Ancienne chapelle des Observantins (xvie s.), en partie rendue au culte et ornée de nombreuses toiles dont l'une de J.-B. Vanloo. — Tour carrée de V Horloge, qui occupe, sur un rocher, l'emplacement d'une tour plus ancienne, démolie en 1660. — Hôtel de la Préfecture, sur un large boulevard, à côté des allées d'Azémar, transformées en partie en square. — Palais de justice. — Prisons. — Théâtre.— Jolie école normale primaire.
— Hôpital admirablement situé. — Bibliothèque publique de 18,000 vol.
— Musée renfermant quelques toiles remarquables, un médaillier (plus de 4000 pièces), une très-belle armure du xvi" s., qu'on croit être celle du connétable Anne de Montmorency, quatre superbes vases de la Chine et du Japon des plus rares, et un cabinet d'histoire naturelle. — Places ornées de fontaines.
— Jardin des Plantes, etc.— A 1 kil.
N., dolmen important et remarquable, nommé la Pierre de la Fée.— A 5 kil.
S., belle source de la Foux. — A 1 kil. 1/2, chapelle Saint-Hennentaire.
En t recaste aux, 1,715 h., c. de Cotignac. »» — >■ Dans l'église, du xme s., beau tableau de Vanloo, représentant sainte Anne. — Château du célèbre navigateur Bruni d'Entrecasteaux.
Espar ron, 410 h., c. de Barjols.
m — >- Deux inscriptions antiques dans la chapelle romane du Revest.
Évenos, 811 h., c. d'Ollioules, sur une hauteur dominant le torrent d'Ollioules. *» — >- Château ruiné sur un pic volcanique fort escarpé (belle vue). — Roches pittoresques. — Souterrain du Saint-Trou, qu'il faut, diton, quatre heures pour parcourir. — Près de Sainte-Anne, à l'entrée d'un bois, immenses agglomérations de grès, connues sous le nom de Grès de Sainte-Anne (belle vue). Dans l'une des gorges formées par ces murailles naturelles, de 200 à 500 mètres d'élévation, la roche creusée par les pluies présente sur toute la surface une série de»grottes ou cellules.
Fayence, 1,810 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Draguignan.»» — >■ Chapelle Notre-Dame, du xne s. — Puits taillé dans le roc.
Figanières, 986 h., c. de Callas.
m — >- Sur le coteau de Saint- Clément, ruines d'un ancien village.
Flassans, 1,710 h., c. de Besse, sur rissole, au pied d'une colline dont le sommet porte encore les ruines de l'ancien village.
Flayosc, 2,781 h., c. de Draguignan , sur un canal d'irrigation dérivé de la Florieye , près du Flayosquet.
Forcalqueiret, 578 h., c. de la Roquebrussanne.
Fox-Amphoux, 552 h., c. de Tavernes.
Fréjus, 5,478 hab., ch.-l. de c. de l'arrond. de Draguignan, siège d'un évôché, sur une éminence qui domine la mer. m — >• Fréjus est célèbre par le nombre de ses monuments antiques, tous classés parmi les mon. hist. — Les arènes, restaurées en 1868-1869, ont conservé une partie de leurs gradins et des arcades qui les soutenaient. La
longueur du grand axe extérieur est de 113 met, 85 c, celle du petit axe extérieur de 82 met. 20 c.; le grand axe intérieur a 67 met. 71 c., le petit axe intérieur 59 met. 07 c. Du côté du nord les voûtes de l'amphithéâtre s'appuient directement sur les flancs d'une colline.
Les remparts de la ville antique
aboutissent, à l'O., à l'amphithéâtre,
puis, se dirigeant vers le S.-E., servent d'appui à un édifice dont on ignore la destination. Près de la station se trouve la porte des Gaules. Au S., le mur d'enceinte forme un ouvrage avancé appelé la butte Saint-Antoine (trois tours), à l'E. duquel s'élève une tour octogonale, ancien phare , avec une pyramide en pierre, appelée la Lanterne. Du côté E
Porte Dorée à Fréjus.
de l'enceinte, se voit la porte Dorée au milieu de débris d'édifices. A l'extrémité E. de l'enceinte, les remparts sont soutenus par des contre-forts à cause de la hauteur du sol intérieur, dans lequel se trouvent des salles voûtées. Près de là sont les débris de la porte Romaine et trois tours.— Le théâtre offre
d'assez importants débris. — Au S. de la ville , s'élève une construclion octogonale à l'extérieur, circulaire à l'intérieur. — Près de l'école commuuale se voient les restes d'un temple (ni" et ive s.). — \j aqueduc se détache des remparts près de la porte romaine et suit la rive g. du Hcyran. Il portait à
DICTIONNAIRE DES COMMUNES
Fréjus une dérivation de îa Siagne et avait un développement de 50 kil.
L'ancien palais épiscopal et les tours de Véglise cathédrale (mon. hist. du il" ou du xue s.) renferment dans leurs parements des portions de pilastres cannelés qui ont dû appartenir à de grands édifices antiques. — La chapelle octogonale du Baptistère (mon. hist.) est
ornée de huit colonnes corinthiennes antiques, d'une seule pièce, de granit gris, avec chapiteaux en marbre blanc.
— Nous signalerons aussi Véglise Saint -François; — le grand séminaire (Bible manuscrite du vmeou du ixe s.) ; — Yhôpital.
Garde (La), 2,986 h., c. (Est) de Toulon, m — >■ Ruines d'un château du
Cathédrale de Fréjus.
xvie s. et d'une église. — Dans l'église, buste de saint Maur attribuée Puget.
Garde -Freinet (La), 2,651 h., c.
de Grimaud, sur l'un des sommets les plus escarpés-des Maures. »» — ► Ruines de la forteresse de Freinet ou Fraxinet (ixe s.), au sommet d'un rocher à pic. C'est de là que les Sarrasins ravagèrent
tout le pays, pendant plus de 80 ans De la plate-forme, au milieu de laquelle se trouve une citerne carrée, vue trèsétendue.
Garéoult, l,10i h., c. de la Roquebrussanne.
Gassin, 804 h., c. de Saint-Tropez.
Ginasservis, 775 h., c. de Rians.
Gonfaron, 2,559 h., c. de Besse.
m — > Ruines du village de Cagnosc, bel oppidum gaulois, au milieu desquelles s'élève une chapelle. — Sur la colline de la Roquette , grotte à stalactites figurant des tuyaux d'orgue , caverne ayant servi de caveau funéraire.
Grimaud, 1,117 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Draguignan, sur le penchant d'une colline, près de la rivière de la Garde, à 5 kil. du golfe de Grimaud. $» — >■ Ruines pittoresques de l'ancien château, construit au xve s. par des architectes italiens. — Dans l'église, de style roman, beau bénitier en marbre de Carrare. — Galeries à arcades.
— Vieilles maisons d'architecture romane, gothique, italienne. — Restes d'un aqueduc romain. — Puits de Cros , creusé dans le roc vif à une grande profondeur.
Hyères, 12,289 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Toulon, sur le versant S.
d'une colline escarpée dont le sommet (204 met. d'altit.) est couronné d'une enceinte de murailles en ruine. Au pied de la colline coule le Béai, dérivation du Gapeau, qui arrose l'extrémité 0.
de la ville. Le territoire d'Hyères comprend les îles de ce nom; il est si étendu qu'il forme à lui seul tout le canton dont la ville est le chef-lieu.
m — >■ La nouvelle ville se compose d'une rue construite immédiatement en dehors de la partie S. de l'ancienne enceinte, de la porte des Salins à la porte Fenouiltet, entrées ogivales qui existent encore. La rue, construite au S. des remparts, se continue à TE. et à l'O. sur une longueur de près do 2 kil. Cette rue ou boulevard National, où se trouvent les hôtels etla plupart des plus belles maisons particulières, constitue presque seule la véritable Hyères des étrangers. Au-dessous se prolonge parallèlement à la rue principale le boulevard du Midi, bordé de palmiers.
Enfin le haut boulevard de la Pierre- Glissante coupe la haute cité et passe sur la terrasse de l'église Saint- Paul. — A l'E. d'Hyères, la pente assez douce du terrain a permis l'ouverture de plusieurs rues modernes. La grande rue est partagée en 5 parties par la
place des Palmiers (beaux dattiers ; obélisque; vue magnifique), à l'O., et la place de la Rade, à l'E. Au N. de celleci, s'étend la place Royale, longue terrasse ombragée d'arbres, où s'élève la statue de Charles d'Anjou, œuvre de Daumas.
La vieille ville a conservé son aspect féodal et ses remparts crénelés (mon hist.), du xe ou du xr3 s., et que flanquent encore dix ou douze tours rondes ou carrées presque intactes. — A miflanc de la colline sont les restes d'une muraille qui partageait Hyères en deux villes fortifiées. — Sur l'emplacement qu'occupait autrefois le château fort, s'étendent les jardins et les vignobles d'une belle villa.
Véglise Saint-Louis (mon. hist. du xnc s.), ancienne église de Cordelicrs, complètement restaurée de 1822 à 1840, se compose de trois nefs et d'une rangée de chapelles du xv* s. On y remarque : des stalles et une chaire en bois sculpté; des vitraux modernes ; un retable en pierre avec six bas-reliefs, par M. Fabisch, artiste lyonnais ; une statue de la Vierge à l'Enfant, etc.* — Véglise Saint- Paul, construction irrégulière dont les parties les plus anciennes remontent au xne s., communique avec une plateforme (belle vue) par un escalier delà Renaissance. — V hôtel de ville est l'ancienne chapelle d'une commanderic de Templiers; une tour ronde flanque l'édifice au S. Dans une des salles basses a été déposée une mosaïque galloromaine, trouvée dans la vallée du Gapeau. — Sur la place s'élève une colonne surmontée d'un buste de Massillon, qui naquit à quelques pas de là, le 25 juin 1655, à l'entrée de la rue Rabaton. — Hôpital ou hôtel-Dieu. — Casino. — Porte romane de Balue. — Curie royale (rue Ste-Croix), édifice du moyen âge. — Ruines d'un couvent de Bernardines (xv° s.). — Théâtre.
Les promenades d'Hyères sont, outre la place des Palmiers et le boulevard de la Pierre-Glissante (V. ci-dessus) : le boulevard des Iles-d'Or, construit en terrasse et planté de palmiers et de lauriers; le jardin public, rue Ste- Anne, et un grand nombre de jardins
VAK.
particuliers, notamment ceux de la villa Farnoux, eeux de Y hôtel des Iles-d'Or et un bel établissement d'horticulture (6 hect. environ), an S. de la ville.
Le groupe des iles d'Hyères se compose de trois îles principales et de quelques îlots. Plus boisées que cultivées, ces iles ne renferment qu'un très-petit nombre d'habitants, mais elles sont peuplées de lapins et d'oiseaux. Elles forment un but d'excursion très-agréable. — Vile de Porquerolles mesure 8 kil. de long, sur 5 ki!. environ de larg. et compte environ 500 h. Elle renferme, outre les ruines d'un ancien monastère, dans une gorge pittoresque : une chapelle, un phare de premier ordre (20 milles de portée), un fort, plusieurs batteries de défense. — L'ilot de Roubaud, entre Porquerolles et la presqu'île de Giens, possède aussi un feu fixe de 10 milles de portée. — Vile de Portcros,k l'E. de Porquerolles, longue de 4 kil. et large de 2 kil. 1/2, est plus accidentée et la plus sauvée du groupe. La colline du Vieux- Sémaphore s'élève à 197 met. d'altit. — "Le gibier abonde à Portcros, ainsi que dans Yilot voisin de Bagaud, où s'élèvent, depuis peu, quelques fortifications. — Vile du Levant ou du Titan, à l'E. des précédentes (2 kil. de Portcros, 25 kil. de la plage d'Hyères), la plus considérable des îles d'Hyères, est longue de 8 kil. sur 5 kil. 1/2 de largeur. A l'extrémité E. se trouvent un phare (27 kil. de portée) et les restes de la tour du Titan. L'île du Levant est la plus remarquable de l'archipel par ses curiosités minéralogiques : grenats, tourmaline, asbeste, cristaux de titane rutile, etc.
Julien (Saint-), 1,127 h., c. de Rians.
Lorgues, 4,210 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Draguignan, entre l'Argens et la Florieye, au pied de la colline de Saint-Ferréol. »» — >- Porte du xive s. — Belle église moderne ; Vierge de Puget. — Fontaine monumentale en marbre blanc. — Au milieu du bois communal, ermitage de Saint-Ferréol, occupé par des Capucins. — Chapelle de Notre- Dame des Salettes, décorée de peintures à fresque du xvi° s., bien conser-
vées. — Dans les environs , noyer gigantesque; pont naturel de Saint-Michei-sous-Terre, près du château d'Astros. — Belle cascade de l'Argens.
Luc (Le), 5,526 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Draguignan. »»>. > Ruines d'une église (mon. hist.), dont le transsept date du xme s.— A côté, belle tour octogonale construite en 1517. — Dans le jardin de l'hospice, bas-relief en marbre, représentant une chasse au sanglier et provenant d'un sarcophage chrétien des premiers siècles.
Martin (Saint-), 515 h., c. de Barjols.
Martre (La), 260 h., c. de Comps.
m — >- Ruines du village de Roquefort.
— Joli château moderne.
Maxime (Sainte-), 982 h., c. de Grimaud, petit port de la Méditerranée.
m — >■ Ste-Maxime occupe remplacement d'une ville romaine, comme le prouvent de nombreux débris.— Une tour carrée sert de mairie. — Ruines du château des Dames. — Ruines du village de Saint-Pierre-de-Miramas , sur une montagne de 416 met.
Maximin (Saint-), 5,587 h., ch.-l.
de c. de l'arrond. de Brignoles, dans une plaine fertile, près de la source de l'Argens. m — > L'église (mon. hist. des xme, xive et xve s.), une des plus belles églises gothiques du Midi, est un vaisseau d'une grande > implicite d'exécution et d'une légèreté de formes admirable. Maitre-autel, jaspé, enrichi de ligures et de médaillons de bronze et surmonté d'une urne de porphyre d'une très-belle exécution (1685); dans le chœur, 94 stalles, de 1692, remarquables par lelini du travail et la délicatesse des sculptures; chaire (1750), chef-d'œuvre de sculpture ; orgues, que l'on range parmi les plus belles de France; précieux retable du xvie s. Le chef de sainte Madeleine, que possède l'église Saint-Maximin, est déposé, depuis 1860, dans une châsse monumentale (2 met. 20 c. de haut, sur un met. de largeur à la base), dans le style du xuie s., en bronze doré, fondue et ciselée par V. Didron, sur les dessins de M. Revoil. Le trésor de l'église conserve, en outre, une chape, de la lin du xnie s.,
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et une sandale, en étoffes précieuse-, richement brodées, qui ont appartenu à saint Louis d'Anjou, évêque de Toulouse. La crypte, plus ancienne que l'église, renferme des tombeaux trèsremarquables des premiers siècles de l'ère chrétienne, parmi lesquels se trouve, dit-on, celui de sainte Madeleine. — Bel et vaste hôtel de ville, — Vestiges des anciennes murailles cl' enceinte. — Charmante maison du xve s., avec tourelle en encorbellement. — Couvent et noviciat des Dominicains, dans des bâtiments construits à la lin du xinc s. et pendant le xivc, et qui dépendaient de l'église, autrefois collégiale.
Mayons-du-Luc (les), 533 h., c.
du Luc. m — > Restes d'un camp retranché dit Casteou dei Mouros, dont on attribue la construction aux Sarrasins.
— Montagne de la Sauvette (779 met.), l'une des pius hautes cimes des Maures. — Belle châtaigneraie.
Mazaugues, 595 h., c. de la Roquebrussaune.
Mcounes. 1,023 h., c. de la Roquebrussanne.*» — > Église gothique à 3 nefs; maître-autel en marbre provenant de l'ancienne chartreuse de Montrieux, et surmonté d'un baldaquin soutenu par 8 colonnes corinthiennes en marbre ; statues en marbre blanc de saint Oiner et de sainte Delphine, qui ornaient un tombeau delà même chartreuse. — Chartreuse de Monirieux-le-Jeune. — Al kil., sur le Gapeau, ruines du couvent de Montrieuxle- Vieux (xue s.), au milieu d'un site •sauvage, très-intéressant. — La forêt de Montrieux renferme, outre des échantillons de toute la flore du Midi, celle de la Savoie et d'une partie des Alpes. La végétation y est d'une richesse et d'une variété infinies.
Moissac, 286 h., c. de Tavernes.
Mole (La), 3G8 h., c. de Saint-Tropez, dans la profonde vallée de la Molle.
Rions, 1000 h., c. de Fayence. m — > Grotte de Mons ou de Combrières, à 40 met. au dessus de la Siagne, longue de 185 met. — Barrage établi par les Romains sur la Siagne et prise d'eau de l'aqueduc de Fréjus ; on peut suivre encore cet aqueduc dans la plus grande partie de
sa longueur. Le tunnel de la Roquetaillade, parfaitement conservé , a 50 met. de longueur, 8 met. de largeur et 25 met. de hauteur.
Montauroux, 1420 h., c. de Fayence.
*» — >■ Ruines du fort Saint-Barthélémy, détruit en 1592. — Sur un rocher à pic, près de la Siagne, haute tour crénelée du château de Tournon, à laquelle on n'arrive que par un sentier étroit et fort raide, construit en maçonnerie.
Près de cette tour, s'ouvre un souterrain qui faisait jadis partie d'une forteresse presque inaccessible.
Montferrat, 661 h., c. de Callas, à l'origine de la vallée de la Nartubie. m — >- Château ruiné.
Montfort, 1,009 h., c. de Colignac.
Montmeyan, 665 h., c. de Tavernes.
Motte (La), 916 h., c. de Draguignan. w>~—. > Belle cascade du Saut du Prêtre ou Saon dou Capelan, [formée par la JNartubie.
Muy (Le), 2,711 h., c. de Fréjus, au confluent de l'Argens et de la Nartubie. m — >■ Tour où s'enfermèrent sept gentilshommes provençaux qui essayèrent de faire périr Charles-Quint, lorsque ce prince voulut s'emparer de la Provence. — A 3 kil., sur l'Argens, rochers granitiques et chapelle Notre-Dame de la Roquette; tout près, ancien couvent de Trinitaires. — Non loin de là, antre appelé le Saint-Trou.
Nans, 1,121 h., c. de Saint-Maximin, à 2 kil. de la belle source de Grandfoux, qui donne naissance au Couron, près de la montagne de la Sainte-Baume.
Nazaire (Saint-), 2,515 h., c. d'Ollioules, sur la Méditerranée, qui y forme un petit port. »»> > Tour carrée haute de 40 met. — Sur une colline qui domine la ville, ancienne chapelle de Notre-Dame-de-Pitié.
Néoules, 574 h., c. de la Roquebrussanne.
OUières, 311 h., c. de Saint-Maximin.
Ollîoules, 5,456 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Toulon, dans une charmante vallée arrosée par la Reppe. m — >- Jolie place ombragée de grands arbres et ornée d'une fontaine abon-
dante. — Maisons du moyen âge et de la Renaissance. — Restes d'anciens remparts (xme s.) et d'un château de la même époque. — Dans l'église, 'ange sculpté par Puget. — Chapelle ruinée au pied de laquelle s'étend un beau verger d'orangers. — Gorges pittoresques traversées par la route de Marseille à Toulon. Ces gorges, longues de 4 kiî. environ, sont un défilé étroit, tortueux, aride, sauvage, dont les rochers calcinés, crevassés, ruinés, aux formes les plus .bizarres, prennent les tons les plus éclatants ou les plus sombres, selon l'état de l'atmosphère.
Au fond d'un précipice que longe la route, coule un torrent, dont le lit souvent à sec est encombré de quartiers de roche. Sur les sommets, on trouve de nombreuses traces de volcan.
Paul (Saint-), 454 h., c. de Fayence.
Pierrefeu, 1,887 h., c. de Cuers, sur un rocher grisâtre que baignent à la base les eaux du Réal-Martin. m — y Vue admirable.
Pignans, 2,447 h., c. de Besse.
»» — >■ Dans une ancienne collégiale, deux inscriptions curieuses. — Ermitage de Notre-Dame-des-Anges, sur le sommet d'une colline de 779 met. d'altitude (magnifique panorama).
Plan-d'Aups, 112 h., c. de Saint- Maximin, près de la Sainte-Baume.
»» — y Grotte curieuse de la Sainte- Baume, où aurait vécu sainte Madeleine, et lieu de pèlerinage célèbre. Un peu au-dessous s'élève un couvent de Dominicains. Sur la crête delà montagne a été bâtie la chapelle du Saint-Pilon, sur le lieu où, d'après la tradition, la sainte pénitente était tous les jours transportée pour se livrer à l'oraison.
Plan-de-la-Tour, 1,506 h., c. de Grimaud. *» — y Tour du xve s.
Pontevès, 464 h., c. de Barjols.
Pourcieux, 546 h., c. de Saint- Maximin. *» — y Au sommet d'une montagne en pain de sucre, restes de l'ancien château des Cabannes.
Pourrières, 1,549 h., c. de Saint- Maximin. m> — >- Ruines d'un arc de triomphe élevé par Marius, 102 ans avant J.-C, en mémoire de sa victoire
sur les Teutons dans les plaines de Pourrières.
Puget (Le), 857 h., c. de Fréjus.
Fuget-Ville, 2,387 h., c. de Cuers.
m — y Sur une colline dominant la ville, tour d'observation du xue s. — Chapelle du moyen âge dédiée à sainte Philomène, et but de pèlerinage.
Ramaiuelle, 684 h., c. die Saint- Tropez, dans l'admirable presqu'île de Saint-Tropez.
Raphaël (Saint-), 1,508 h., c. de Fréjus, sur le golfe auquel cette ville a donné son nom. a» — y Sur le rocher rouge du Lion de Terre, prolongaîion en nier d'une falaise hardie, ruines d'une tour qui aurait servi de phare aux Romains. — Cusino. — Villas.
Régusse, 670 h., e. de Tavernes.
Revest (Le), 659 h. , c. (Ouest) de Toulon. »» — y Tour carrée, construite, dit-on, p.ar les Romains. — L'étroite er. charmante vallée de la Danjcnue, bordée de roches escarpées, renferme de jolies cascatelles, des aiguilles de rochers, des ponts rustiques, etc. La source de la Dardenne (146 litr. par seconde à l'étiage) sort d'un banc de rochers, où croissent des myrtes et des lauriers-roses. — Le château de Dardenne est entouré d'un beau jardin, qui renferme la salle de verdure, petit abîme de rochers et de verdure où murmure une cascatelle. — Source abondante de la Foux. — Le gouffre du Ragas est une grande tissure verticale dans la montagne. L'eau y est d'ordinaire à 65 ou 70 met. de profondeur, mais, après les grandes pluies, .
elle monte avec furie jusqu'à la gueule du gouffre, apportant avec elle des blocs de rochers, et se précipite dans le lit qu'elle s'est creusé, déjà hérissé de débris semblables, pour aller rejoindre la Dardenne à sa source. — L'ancien château de Tourris est situé près d'une forêt, à la base duCoudon.De ce mont, trèsconnu comme point de repère de toute la Provence côtière, on saisit d'un seul coup d'ceil l'admirable découpure de l'extrême point S. de la France. La vue embrasse tout le littoral, de Marseille à Nice : les Alpes montrent leurs cimes à l'Ë., et l'on distingue très-bien les
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fortes brisures du col de Tende. Plus près se montrent des chaînes dénudées se perdant à l'horizon en lignes sombres, de larges abîmes de verdure coupés de collines fertiles, de champs cultivés et d'accidents calcaires fort étranges.
Rians, 2,511 h., ch.-l. de c. de i'arrond. de Brignoles.
Riboux, 47 h., c. du Beausset.
Rocbaron, 262 h., c. de la Roquebrussanne.»» — >► Ruines imposantes d'un château féodal.
Roque-Esclapon, 219 h., c. de Comps, sur d'affreux précipices, près d'un affluent de la Bruyère, au pied du mont de Malay (1.427 met.), m — >■ Le mont de Laehen a 1,715 met. Le cratère de l'ancien volcan a été comblé par des éboulemcnts.
Roque brune, 2,030 h., c. de Fréjus, près de i'Argens, au pied d'un immense rocher. *» — >■ La montagne de la Roque présente trois pics appelés les Croix de Roquebrune (vue superbe des Alpes à la Corse).
Roquebrussanne (La), 1,110 h., ch.-l. de c. de I'arrond. de Brignoles, sur l'Issole, au pied d'un rocher que couronnent les ruines d'un château.
Rougiers, 895 h., c. de Saint- Maximin. »» — > Ruines de l'ancien village du même nom. — Ancien volcan.
Salernes, 2,862 h., ch.-l. de c. de l'arr. de Draguignan, au confluent de la Bresque et du torrent de la Brague. m — >■ Ruines imposantes d'un château du xiue s. — L'église a été édifiée, diton, par les libéralités de la reine Jeanne (xive s.). — Sur la place, ormeau de 1685, mesurant 25 met. de circonférence.
A 2 kil., chapelle Saint-Loup, regardée à tort comme un temple antique. — Sur une colline, restes d'un mur dit mur des Païens. — Non loin de Salernes, gorge de Saint-Barthélémy, l'une des plus pittoresques du départ, du Var; chapelle Saint-Barthélémy, derrière laquelle s'échappe du rocher une source considérable.
Salles (Les), 451 h., c. d'Aups.
Seillans, 1,720 h., c. de Fayence.
Chapelle Notre-Dame de l'Or-
meau, très-ancienne; remarquable autel en bois.
Sellions, 578 h., c. de Barjols .
»» — >■ L'Argens a sa principale source (l'une des plus fortes du Midi) sur le territoire de Seillons. — Château de Saint-Estève.
Seyne (La), 10,055 h., ch.-l. de c.
de I'arrond. de Toulon, sur le rivage occidental de la petite rade de Toulon. »» — >■ Belle promenade. — Hôpital de Saint-Mandrier (V. Toulon).
Signes, 1,638 h., c. du Beausset.
Sillans, 524 h., c. de Tavernes.
«^ — y La Bresque, que grossissent la belle source du château de Bresque et le torrent de Merderic, descendu du château de Fabrègue, forme une chute haute de 50 met.
Six-Fours, 2,981 h., c. de la Seyne *» — y Église (mon. hist.) des xe et xvne s. ; curieux autel des premiers siècles chrétiens ; belle statue en marbre de la Vierge, attribuée à Puget 2 triptyques, dont l'un est un chefd'œuvre d'art où l'on croit reconnaître le vieux style (xve s.) de l'école vénitienne;stalles des anciens chanoines, dans la nef; deuxbons tableaux. — Sur le plateau de Courtine, chapelle ruinée du xve s. ; vieille tour carrée et vue admirable des côtes jusque vers Marseille. On aperçoit surtout dans toute sa beauté le promontoire du Bec de l'Aigle. — Fort, bâti en 1877, sur les ruines du Vieux-Six-Fours, pour défendre Toulon.1
Solliès-Farlède, 1,027 h., c. de Solliès-Pont.
Solliès-Font, 2,905 h., ch.-l. de c.
de I'arrond. de Toulon, sur les deux rives du Gapeau. m — >■ Château du xviie s. — Belle église moderne.
Solliès-Toucas, 1,227 h., c. de Solliès-Pont.
Solliès-Ville, 712 h., c. de Solliès- Pont, sur une hauteur dominant le Gapeau. »» — >■ Église (mon. hist.) bâtie sur les fondements d'un temple du Soleil dont il reste un pilastre et un fragment de cintre ; le buffet d'orgues, de 1499, est le plus ancien de la France.
Tanneron, 859 h., c. de Fayence, dans une chaîne granitique (massif de
l'Esterel) à laquelle il a donné son nom.
Taradeau, 511 h., c. de Lorgues.
Tavernes, 1,115 h., ch.-l. de c. de l'arrond. de Brignoles. »» — >■ Chapelle Notre-Dame rie Bellevue (624 met. d'alt.).
Thoronet (Le), 831 h., c. de Lorgues, sur l'Argens. »» — ► L'ancienne abbaye de Thoronet (mon. hist.) , de l'ordre de Cîteaux, est située dans un vallon agreste et solitaire. On distingue les bâtiments claustraux, l'église et le cloître, qui portent le cachet du xne s. Les bâtiments claustraux sont d'un caractère sévère et [monumental.
Près d'une allée de marronniers se trouve une grange dimière , très-bien conservée. L'église est construite en belles pierres d'une teinte azurée. Le cloître, la partie la plus remarquable de l'abbaye, a la forme d'un trapèze et se compose d'un rang d'arcades géminées. Dans le préau du cloître, s'élève le lavoir, construction hexagonale éclairée par deux fenêtres cintrées et accessible par 3 portes. A côté de la galerie E., est la salle capitulaire, dont les piliers sont décorés de remarquables chapiteaux.
Toulon, ch.-l. d'arr. civil et du 5e arr. maritime, V. de 70,509 h., située sur, la Méditerranée, au pied de hautes collines et au bord d'une baie profonde dont l'entrée est fermée par la presqu'île du cap Sépet ou Cépet. Cette baie est dominée au N. par des montagnes élevées qui lui forment un abri ; à l'E., par la route d'Italie; au S., par le cap Sépet et la péninsule du cap Sicier; à l'0.,par les montagnes qui forment les gorges d'Ollioules. — C'est de la batterie du Salut, établie sur le monticule qui domine la grosse tour (au S. de la petite rade), que le panorama de Toulon, des forts, des arsenaux; et de la rade est le plus complet et le plus beau.
Les rues de Toulon, sauf celles de l'enceinte agrandie, sont en général étroites. A l'exception de la nouvelle place d'Armes, sur le boulevard de Strasbourg, et de Yancienne place d'Armes, ombragée de beaux platanes et bordée au N. d'élégants maga-
sins et de (afés, toutes les places de Toulon sont petites et irrégulières. — Depuis '1855, Toulon a complètement changé d'aspect du côté du IN. Les vieux remparts ont été remplacés par une nouvelle enceinte (1855-1854), qui, se reliant à l'ancienne au-dessus de la porte d'Italie, monte vers le N.-O., et descend au S.-O., au delà de la porte de Paris, jusqu'au fort Malbousquet, de manière à renfermer l'arsenal de Castigneau. — A dr. et à g. du nouveau théâtre, s'ouvrent les deux ru es Racine et Molière. Sur l'emplacement de l'ancien arsenal de terre, s'élève le lycée. Près de la porte d'Italie se trouve la manutention militaire. Au N. de la ville, s'élèvent la cité ouvrière et la caserne retranchée, construite par le génie militaire, près de la porte du Faron, d'où une route stratégique remarquable conduit au sommet de la montagne. En avant de la caserne retranchée, on voit les bâtiments du nouvel arsenal de terre , et près de la gare du chemin de fer, la succursale de la Banque de France.
Au point de vue de la défense, la rade, les ports et la ville de Toulon sont protégés par de nombreuses batteries de côtes, par des redoutes et des forts établis sur des collines voisines et que relient à Toulon de belles routes stratégiques.
m> — >■ L'ancienne cathédrale Sainte- Marie-Majeure, bâtie en 1096, restaurée en 1119 et en 1154, a été successivement agrandie, en 1609 et en 1660.
Sa façade, mutilée en 1793, a été depuis restaurée. Le clocher (1757-1740) est haut de 56 met. A dr. de la façade, une maison de peu d'apparence passe pour être le reste d'une tour phocéenne. A l'intérieur de l'église (style ogival de transition), la grande nef est longue de 50 met. et large de 10 met. La chapelle du Corpus Domini (1654) renferme un tabernacle de Pugct et une admirable composition du sculpteur Veyrier : Jéhovah au milieu des Anges. Des tableaux de J.-B. Vanloo, d'Achard, de Volaire, de P. Mignard, une Vierge de Canova, une belle chaire en bois, décorent en outre l'intérieur
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(il
tle Sainte-Marie-Majeure. — L'égalise Saint-Louis est précédée d'une cour plantée d'arbres et ornée de deux calvaires. Un péristyle d'ordre toscan forme l'entrée principale. A l'intérieur, dix colonnes corinthiennes, en stuc, supportent une rotonde éclairée par le haut et sous laquelle est placé le maître-autel. Cette église possède un Saint Sébastien, attribué à Rubens, et une Sainte Famille, de Vanloo. — L'église Saint-François-de-Paule , du style grec, renferme un groupe d'anges gracieusement sculpté, un tableau de Michel Serres, représentant la Nativité de saint Jean, une belle toile d'un maître inconnu (les Miracles de saint François), et la statue du patron, par Louis Hubac. — L'église Saint-Pierre n'a d'intéressant qu'un assez bel autel en marbre blanc et deux statues de Louis Hubac : Saint Jérôme et Saint Léon. — L'ancienne chapelle de la Miséricorde (rue de ce nom) offre un plafond peint par l'un des Vanloo. — Trois nouvelles églises ont été construites :
au Mourillon , dans le faubourg du Pont-de-Las et dans celui de Saint-Jeandu-Var.
La façade de l'hôtel de ville (sur le port) est décorée des bustes des Saisons, par Louis Hubac, et d'un balcon que supportent deux cariatides de Puget, restaurées par Louis Hubac. — A quelques pas de l'hôtel de ville, à l'angle de la rue de Bourbon, est située la maison de Puget, remarquable par ses pilastres. — Sur le quai, en face de l'hôtel de ville, s'élève, sur un piédestal en marbreblanc, une statue colossale en bronze, le Génie de la Navigation, par un sculpteur toulonnais, M. Daumas, élève de David d'Angers. — Le nouveau théâtre est un assez bel édifice, construit sur les plans de Feuchères. La façade principale, celle du S., est ornée de deux statues de M. Daumas (la Tragédie lyrique et la Comédie) et d'un magnifique l'ron ton sculpté par M.KIagmann; la façade du N. offre six Muses, par M. Montagne, statuaire toulonnais.
Le plafond de la salle de spectacle (2000 places) a été peint par MM. Davnux et Despléchins.
Sur une place, à l'entrée de la rue des Minimes, le piédestal d'une fontaine supporte un buste en bronze, élevé par la ville à la mémoire du sculpteur Hubac.—La grosse tour, qui s'élève à l'entrée de la petite rade, n'a de curieux que ses cachots souterrains. — La tour carrée du Mourillon, à siv étages, bâtie en 1848, s'aperçoit de tous les points environnants. — A la Poissonnerie, au-dessus du tympan d'une porte, on remarque deux lionceaux taillés dans la pierre vive, par Puget. — Toulon possède en outre : un palais de justice; — un hôpital -hospice de la Charité et du Saint-Esprit; — un musée (ancien hôpital Saint-Esprit), renfermant plus de 150 toiles, des moulages d'après l'antique, des maquettes de sculptures modernes et quelques objets d'art ; — une bibliothèque publique, riche de 17,882 vol. ; — un jardin des Plantes, près de la nouvelle porte de France.
Toulon occupe, parmi les ports français, le 2e rang comme port militaire et le 10e comme port de commerce. Le port de Toulon, situé au fond d'une rade immense, l'une des plus sûres qui existent, comprend : une darse vieille, dont les deux tiers sont affectés à la marine marchande et le reste à la marine de l'État; une darse neuve, entièrement réservée à la marine militaire. A l'E. de la darse vieille, s'étend, en outre, un port marchand, appelé aussi port de la Rode. Il peut recevoir des bâtiments d'un tirant d'eau de 5 met. à 5 met. 50 c. A l'O. de la darse neuve, est la darse de Castigneau, entourée par les bâtiments de l'arsenal du même nom. La darse vieille communique avec la petite rade par un chenal appelé la draine vieille. A l'entrée d'un canal qui fait communiquer la darse vieille avec la darse neuve, se trouve V Amiral, frégate qui porte le pavillon du préfet maritime et qu'i annonce, matin et soir, par un coup de canon, l'ouverture et la fermeture du port.
Sur le quai, près d'un chantier de construction pour les frégates, s'é lève la consigne ou intendance sanitaire. Le port de Toulon est signalé, pendant la nuit, par le phare du cap
Sépet, feu tournant de 5e ordre, d'une portée de 12 milles, varié de 3 en 5 min. par des éclats rouges, et par le fanal de la Grosse-Tête (au S.-E. de la petite rade), l'eu de port blanc, ayant 9 milles de portée.
L'arsenal maritime, bâti en 4680, d'après les plans de Vauban, occupe avec Castigneau une surface totale de 270 bect., c'est-à-dire 2 millions de met. carrés. Ces divers établissements se développent sur une ligne de 8 kil. ; ils ont coûté plus de 160 millions, y compris 46 millions dépensés pour prolonger l'arsenal de Castigneau jusqu'à la Goubranet au delà. JNous signalerons surtout dans l'arsenal maritime: — la porte monumentale (1758), décorée de quatre colonnes doriques monolithes, de marbre cipolin, et des statues de Mars et de Minerve; — la corderie, galerie voûtée longue de 520 met. sur 20 met. de largeur, commencée par Vauban en 1668 et terminée par Riquet en 1778 ; — l'atelier des forges (marteau-pilon pesant 2500 kilogr.) ; — les deux cales couvertes (5$ met. de hauteur chacune, sur 22 met. de largeur et 82 met. de longueur); — le magasin général, vaste bâtiment à trois étages, dans la construction duquel il n'est entré aucune pièce de bois; — la salle d'armes (50 met. de longueur sur il met. de largeur), dont l'entrée est décorée de deux cariatides colossales et d'un aigle gigantesque sculpté par Puget (à l'intérieur, statues de Bellone, de Forbin, de Jean Bart, de Suffren, de Tourville, et une Renommée par Puget); — l'atelier de X armurerie (100 étaux), la limerie et Y atelier des modèles, où se fabriquent des modèles de toutes les armes en usage dans l'artillerie de marine ; — les trois bassins de radoub, dont les premiers ont coûté chacun 3 millions, et le troisième 1 800 000 fr. ; — la tour de l'Horloge, ainsi nommée d'une horloge à compensation dont les cadrans indiquent l'heure dans toutes les parties de l'arsenal; — le musée maritime ou salle des modèles créé par le baron Ch. Dupin ; — enfin l'ancien bagne. — Le bagne de Toulon, établi en 1682, sous l'administration de
Colbert, et évacué définitivement en 1875, se composait d'un vaste bâtiment avec unhôpital, en retour d'équerre, sur le quai qui sépare la darse vieille de la darse neuve.
L'arsenal de Castigneau, construit sur pilotis, par M. Barthelon, s'étend le long de la rade sur une longueur de 5 kil., jusqu'à la Seync, et représente une superficie de 57 hect. Il renferme : — la boulangerie de la marine, établie sur l'emplacement d'un ancien couvent (les fours, au nombre de 20, peuvent cuire par jour 60 000 rations) ; — la chaudronnerie ; — la fonderie, l'une des plus vastes et des mieux disposées qui existent en France; — Y atelier des mécaniciens-ajusteurs (120 à 150 met. de façade); — Y atelier des montages ; — les forges (moutons pesant jusqu'à 6000 kilogr.); — le bâtiment des moteurs (cheminée en briques de 72 met. d'élévation) ; — trois bassins de carénage; — le magasin d'outillage (125 met. de longueur) ; — le magasin général des subsistances, etc.
Une darse nouvelle, la darse de Missiessy, longe la partie nouvelle de l'arsenal. Sur la partie O. se trouvent les ateliers de fabrication et les magasins des artifices en usage dans la marine.
L'arsenal du Mourillon, situé au S.
E. et en dehors de la ville, renferme d'immenses fosses remplies d'eau de mer, pour la conservation des pièces de bois destinées à la coque ou à la mâture des navires ; de nombreux hangars en maçonnerie, bâtis après l'incendie de 1845, qui dévora pour o millions de bois ; une magnifique scierie à vapeur ; de grandes cales couvertes et onze cales plus petites pour la construction des vaisseaux ; un atelier spécial de forges pour les navires en fer; un magasin pour les fers et les cuivres, etc.
L'hôpital de la Marine, vaste édifice construit sous Louis XIV, par les Jésuites, entre la rue Royale et le boulevard de Strasbourg, possède un cabinet d'histoire naturelle, dans lequel on remarque surtout une belle collection de conchyliologie et un musée anatomique,
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L'hôpital de Saint- Mandrier, situé au S. de la grande rade, sur la plage N. de la presqu'île du cap Sépet, se compose de trois grands corps de bâtiments, formant trois côtés d'une cour plantée d'arbres. Dans le parc ou jardin (nombreux arbres exotiques) s'élève la chapelle, charmante rotonde couronnée par une coupole. Le sol en est recouvert de mosaïques en marbre.
Près de l'hôpital ont été créés des jardins botaniques, très-bien entretenus, où ont été découverts en 1868 des tombeaux antiques renfermant les ossements de plusieurs martyrs, entre
autres ceux de saint Mandrier, évêque de Pomponiana, et de saint Flavien, évêque de Tauroentum. Une citerne à cercles concentriques contient 500 000 met. cubes d'eau. Son écho répète jusqu'à sept fois les syllabes.
Toulon possède, en outre : un hôtel de la préfecture maritime (place d'Armes) ; — un tribunal maritime ; — une direction d'artillerie de marine; — plusieurs casernes; — un polygone (sur le littoral), servant aux manœuvres de l'artillerie navale; — une école d'hydrographie, de 2e classe; — une école de médecine navale, etc.
Hôpital de Saint-Mandricr, près de Toulon.
Tourettes, 762 h., c. de Fayence.
m — v Deux abîmes dont l'origine est attribuée à un tremblement de terre de la fin du xvne s. — Ruines du hameau de Vernasque et du fort du Castellet.
— A Font-Bouillon, source périodique qui coule pendant plusieurs années et disparaît, également, pendant plusieurs années : elle se trouve près des ruines d'un ancien aqueduc qui conduisait à Fréj'us les eaux de la Siagne.
Tourtour, 515 h., c. de Salernes, à 640 met. d'altitude, dans une position remarquable par la beauté de ses sources,
la fraîcheur de ses vallons et ses environs pittoresques, m — y Tour de Grimaud, au pied de laquelle un des Grimaldi, seigneurs d'Antibes, battit les Sarrasins.
Tourves, 2,207 h., c. de Brignoles, dans une belle plaine, m — >- Ruines pittoresques du château de Valbelle, à l'E. desquelles s'élève une pyramide grossière. — Au S. du bourg, rocher couronné par une belle statue de a Vierge.
Trans, 1,557 h., c. de Draguignan.
Gouffre où la JNartubie se préci-
pite en cascade, au sein d'énormes
rochers ; autres chutes pittoresques de
cette rivière.
Trigance, 470 h., c. de Comps.
m — >- Ruines d'un important château
féodal.
Tropez (Saint-), 3,531 h., ch.-l. de
c. de l'arrond. de Draguignan, dans une
charmante position, sur le rivage sud
du golfe de Saint-Tropez ou de Grimaud. m — > Cette ville occupe l'emplacement de l'antique Heraclea Caccabaria, qui fut sous les Romains une station navale importante. — Curieuses maisons bordant le quai ; les murailles du rez-de-chaussée sont inclinées de manière à former avec les étages supérieurs une courbe rentrante semblable à celle des phares modernes. — Statue du Bailly de SufïVen. — Sites pittoresques, Val (Le), 1,483 h., c. de Brignoles, près d'une source abondante qui sort de treize points différents, d'où son nom de Treize-Rois, »» — >■ Joli vallon. Valette (La), 2,127 h.,c. (Ouest) de Toulon, m — >• La porte de l'église est attribuée à Puget. D.ms le panneau supérieur, une fort belle sculpture sur bois représente saint Jean écrivant l'Apocalypse; 2 tableaux de Puget.
Varages, 1,216 h., c. de Barjols. »» — > Curieuse grotte à stalactites.
Verdière (La), 1,184 h., c. de Rians.
Vérignon, 88 h., c. d'Aups
Château seigneurial des ducs de Blacas.
Vidauban, 5,132 h., c. du Luc. m — >■ A Rondin , culée d'un pont romain, sur l'Argens. — Restes de fortifications crénelées, appelées fort des Mures. — Château d'Astros, ancienne commanderie de Malte; chapelle Saint-Lambert.
— Château moderne dominant le confluent de l'Argens et de la Florieye. — Chapelle Sainte-Brigitte, sur une colline de grès rouge, haute de 100 mot.
(panorama splendide). -— Chute de l'Argens, tombant du haut d'un rocher très-élevé dans un gouffre profond : l'eau disparait entièrement pour aller reparaître à 230 met. plus loin.
Près de la cataracte, grottes, dont l'une a été transformée en chapelle. — Sur la terrasse du Plan-de-la-Vache, noyer de 8 met. de tour à la base.
Villecroze, 1,037 h., c. de Salernes .
Beaux sites ; eaux abondantes belle grotte à 4 étages.
Vinon, 1,139 h., c. de Rians. »» — > Enceinte crénelée. — Porte à mâchicoulis, reste de l'ancien château.
Vins, 470 h., c. de Brignoles.
Château ruiné.
Zacharie (Saint), 1,775 h., Saint-Maximin. m — >■ Église de — Près du chemin qui mène de ce village à la Sainte-Baume, ruines d'un ancien village nommé Orignon, où a été découvert, dans une vieille chapelle, un petit autel consacré au dieu Mars.
c. de
Paris. — Typographie A. Lahure, 9, rue de Fleurus .
France par ADOLPHE JOAAiNE
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