RIVIÈRES ET LACS
Vers la cbalne des Andes, à Cuchoa, passe une grande rivière appelée Azara^ qui reçoit divers affluents sur son cours, et qui ensuite va se jeter dans le Maranon.
Le rio Huatanay passe à Cuzco^ et se jette dans le Vilcamayo, qui sort par le nord de Tancienne province de Quispicanchi, baigne la province de Calca, et entre ensuite dans la province de Cancbis.
Le rio Apurimac traverse la partie Sud- Ouest de cette province.
II y a encore une rivière formée de deux lacs situés dans la cordillère de Vilcanota :
après avoir arrosé cette province elle entre dans celle de Paucartambo.
A une demi-lieue du boui^ d'Oropeza, se trouve rétang de Jfotna, de plus d'une demilieue de long et d'un quart de lieue de large. On y trouve assez de poisson, et quelques bandes de canards. Une extrémité de ce lac va toucber au pied dkme montagne appelée Rumicollca; là se voient encore les restes da palais de Tlnca Huascar. L'avidité de quelques spéculateurs n'y a trouvé que de misérables cbambres.
Près du bourg d'Urcos, se trouve le lacda môme nom, dans lequel, suivant la tradition, on a jeté la grande chaîne d'or faite i h naissance de Huascar. Mais on n'a jamais pa retrouver cette chaîne, malgré tous les efforts que Ton a tentés dans ce but. Montzinos nie . la relation de Garcilazo, et suppose que fout ce récit n'est qu'une fable. Là longueur de ce lac est à peine de 500 varas (environ 420 mètres), sa largeur de 300 varas, et sa profondeur, au milieu, de 56 varas.
On rencontre encore d'autres lacs, de peu d'importance, et un plus grand appelé Pomocanchiy de 3 lieues de long et de plus d'une lieue de large.
A Quiquijana, on trouve des eaux blanches nommées le Parapuquio : ces eaux forment des pétrifications, et il est nécessaire d'ouvrir de temps en temps, avec la pioche, les canaux par où elles coulent. Une croûte de pierre recouvre bientôt les pieux et tout autre morceau de bois qui séjournent dans cette eau. Malgré cela, elle n'est pas malsaine^ et on peut la boire.
PBODVCnORS.
Dans la vallée d'Oropeza, voisine deCuzco, il y a des fermes où Ton cultive le maïs, le blé et d'autres céréales. La campagne est embellie par une foule de vergers, de potagers, de charmantes maisons de campagne, de bosquets et de jardins d'agrément. Sur les plateaux et les collines, il y a des métairies qui renferment de nombreux troupeaux de bœufs, de vaches et de moutons, qui 8e^ vent à l'approvisionnement de la ville de Cuzco. Enfin ce pays produit une grande quantité de Coca.
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU
Dans le Sud de cette province^ il existe d'abondantes mines de sel.
PROVINCE DE GALCA.
LIMITES
La province de Galca est bornée au Nord- Ouest, par celle d'Urubamba ; au Nord-Est, par celle de Paucartambo; au Sud-Est et au Sud-Ouest, par la nouvelle province de Quispicancbi et celle de Cuzco.
La largeur de cette province^ qui est une vallée, est de 2 à 5 lieues. '
DIVISION POLITIQUB.
Cette province renferme trois districts, deux petites villes, neuf bourgs, soixante-huit villages d'Indiens (parcialidades)^ soixantetreize fermes {haciendas) et quatre cures.
Calca est la capitale de la province.
Calca,
DISTRICTS
Laraes.
CURES
PImc,
Calca, Lama et Goya»
Cbincheros, Pisac et Taray.
RIVIÈRES
La principale rivière est celle de VUcamayo, qui traverse la gorge. On voit sur cette rivière des ponts suspendus en osier. Elle coule vers la Montana (Pays des Forêts) pour se jeter dans le Paucartambo. Le Vilcamayo passe également par la province de Quispicanchi.
PRODUCTIONS
La province de Calca produit en grande abondance des Cannes à sucre^ qui mûrissent au bout de quatorze mois.
Les productions sont en général celles de la Côté et de la Sierra, comme le Blé y le MaMSy les Céréales de toutes espèces^ les Pommes de terrcy les Ocasj etc. Les fruits sont excellents et les fleurs magnifiques.
On élève beaucoup de vaches et de moutons dans ca pays*
A TEst, on traverse la cordillère par deux larges vallées appelées Quillohamba et Âmcd^' bamba. On la traverse du côté du Nord par les vallées de Acabamha et de Laraes,
On y rencontre différentes espèces d'animaux : les quadrupèdes ordinaires, et quelques-uns de la Montana, et enfin les animaux domestiques.
A rOuest, sur l'un des versants des vallées de Aimabamba et de Quillobambay se trouve la cure de Vilcabamba. Là seulement, dans le petit bourg de San-Francisco de la Victoria, ville autrefois populeuse, et riche en mines qui ont produit des trésors immenses, s'est conservé le souvenir du dernier Inca Huascar. On y voit encore aujourd'hui les ruines de son palais.
Le Vilcamayo renferme des Aloses, des Doradesy des PejerreyeSy etc.
Les Indiens barbares ont fait de temps à autre de cruelles irruptions dans cette province.
Autrefois, ce pays produisait jusqu'à 80,000 arrobes (1,000,000 kilogrammes, l'arrobe valant il kilogrammes et demi) de sucre d'excellente qualité : mais ce produit a beaucoup diminué, surtout à cause de la rareté de la population et du manque de bras. Le nombre d'habitants ne dépasse guère 15,000.
CLIMAT
Le climat de la province de Galca est comme celui du territoire de la Sierra : il est en général froid, mais tempéré et même chaud dans les gorges (Quebradas).
ABrriQUITÉS.
Il y a plusieurs autres antiquités dans cette province, par exemple des châteaux ou forteresses. Le cimetière de l'église de Chincheros e st entouré de murs formés de pierres énormes, taillées et placées avec un art admirable. Ces murs renferment des niches semblables à des guérites.
Sur une montagne voisine de Tambo, ainsi que nous l'avons déjà dit^ existe encore une forteresse, bâtie d'énormes roches taillées^ assises les unes sur les autres avec une justesse qui étonne le spectateur, surtout si l'on considère que ces pierres colossales ne
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GÉOGHAPHIË D£ LA RËPUBUQUE DU PÉROU.
forment pa« de polygones réguliers. Les bastionSi les portes, les cours intérieures, sont disposés avoc symétrie. On parvient à cette citadelle en gravissant dé hauts et larges escaliers. On y remarque encore des passages étroite et dérobés, des terre-pleins, etc.
A pf« d^ distance s'élèvent deux autres petits forts qui servent d'ouvrages avancés. Dans Tun de ces forts, se trouvent des rochea percées à jour, par où Ton taisait pas* ser une chaîne pour enchaîner le soleil: c'est pour cette raison que ce lieu s'appelait faiihuatana^ ouïe lieu où Ton attache le soleil.
On remarque enfin une pierre percée également à jour, et qui était une espèce de guillotine, pour exécuter les criminels. On faisait passer la tête du condamné par le trou^ et une autre pierre tranchante servait de couteau.
PROVINCE D'ABANCAY.
LUIITES.
La province d'Abaooty est bornée au N.-Ë., par celles d'Anta et de la Convention, dont la sépare TApurimac ; au 9.*Ë., par celle de Cotabambas; au S.-O., par celle d'Aymaraes, et à l'Ouest par celle de Andahuaylas du département d'Ayacucho.
DIVISIO!! POLITIQUE
Cette province renferme cinq districts, deux petites villes^ trois bourgs, une chapelle {sauiUQrio) et trois cures.
Abancay est la capitale de la province.
La population de la province Hotte entre 20 et 25 mille habitants.
Abanoay, LambrauBf
Gurahiiaiû, Piohirbuay
Girca,
CURES
Abancay, Huapipaca*
Curabuasi.
RIVIÈRES
Les principales rivières de cette riche et fertile province sont ; VApurimaCj le Pacha-ckaca et le Buarocandoj qui prend naissance
dans le lac d*Anta ou Jtgahuatw. L'Apuiimac a pour affluent VUrubamba, Ces trois rivières renferment beaucoup de poissons : l'Apurimac surtout nourrit des Bagres et des Aloses d'une chair exquise.
pRODtcriom.
Le territoire d^Abancay est formé de vallées^ de plaines et de Punas; H est dooe naturel que le climat soit tantôt chaud, tantôt tempéré et tantôt firoid. On y renoontre en conséquence les productions de la Zone intertropioale, comme le Riz^ le Jtaiêènj le Cacao, le Café y le Mms, les Pommes ds terrcy etc.; des fruits exquis tels que les Ananas et les Pèches, etc. On y trouve également des bois de construction » des bois de teinture et d'autres encore ; enfin on y recueille aussi des plantes médioinales. Si quelqu'une de ces productions manque à ce territoire , ce n'est pas parce qu'elle oe saurait y croître, mars parce que les habitants ne prennent pas la peine de la cultiver.
Mais le Sucre est le plus important et le plus précieux produit de la province d'Abaacay. Cette denrée est expédiée à Cuzco, k La Paz, à Chuquizaca, etc. Le sucre de cette province est le meilleur que l'on puisse trouver au Pérou, pour sa pureté et sa saveur .délicieuse. On en fabrique environ 50,000 arrobes (1,250,000 lifres, ou 625,000 kilogrammes) chaque année, dans les différents centres de population tels qu'Abancay, Cun« Imasi^ Huampaca, Pantipata et Limatambo.
Le bétail, spécialement l'espèce bovine, est très-nombreux dans ce pays : les forêts renferment les quadrupèdes et les oiseaux que l'on rencontre dans les provinces acddentées du Pérou.
Le règne minéral n'est pas très riche:
malgré cela, on trouve dans la province d'Abancay des mines d'or et d'argent, et des montagnes qui contiennent des gisements de sel gemme.