‹ Géographie du Péron, corrigée et augmentéeChapitre 173 sur 321 · ASPECT PHYSIQUE. — CLIMAT. — POPULATION · texte numérisé non relu

ASPECT PHYSIQUE. — CLIMAT. — POPULATION

Cette province a été connue dès le temps des Incas^ de même que les richesses qu'elle renferme; mais elles n'étaient pas exploitées. Du lempsmôme des Espagnols, cette province n'était pas très-peuplée. Les mines d'argent de Huantajaya et de Santa-Rosa, découvertes en 1556, et celles de salpêtre et de borax, trouvées tout récemment, ont fait de cette province une des plus importantes et des plus riches du Pérou.

L'aspect physique du pays est généralement aride. Entre les deux Cordillères, et à une hauteur de 1,000 à 1,100 mètres au-dessus du niveau de la mer, se présente la Pampa del Tamarugal, ainsi nommée à cause du TamarugOj sorte de plante qui croît sur ce plateau.

La Pampa del Tamarugal s'étend depuis le 19° jusqu'au 21^ et demi de latitude Sud, et embrasse un peu moins d'un degré de longitude du 69' au 70®. Cette pampa renferme les plus riches productions de la province, le salpêtre, le borax, le sel commun. Son étendue est immense: en effet, du côté du Sud, elle va toucher au désert d* A tacama^ et du côté de l'Est, on n'aperçoit que de loin la grande Cordillère des Andes, qui, avec ses pics couronnés de neige, semble aller jusqu'au ciel. Celte vue est un des plus sublimes spectacles que l'on puisse voir. Dans cette vaste pampa, on est souvent témoin des merveilleux phénomènes du mirage. On y rencontre des collines de sable, amassées par le vent qui souffle librement au milieu d'un désert comme celui-ci. En 1830, il y eut un ouragan qui souffla du Sud, et qui éleva le sable jusqu'à une hauteur de cent mètres, et en si grande quantité^ que le soleil en fut obscurci.

Le climat est variable et tempéré sur la cote. Dans les districts dont le sol contient du salpêtre, la chaleur est très-forte pendant le jour, et les nuits sont très-froides. Tarapaca, Pica et autres localités de l'intérieur, jouissent d'une température très-élevée.Mais, quoi qu'il en soit, cette province est sous un ciel très-sain.

La population de la province de Tarapaca est de 18 à 20,000 ûmes.

RIVIERES. — PORTS. — DISTRICTS QUI COS- TIENNENT DU SALPÊTRE. — BOUES. — CHE- MINS.

Le Camerones est la première rivière en commençant par le Nord : elle sert de limite à la province de Tarapaca et à celle d*Arica ; au Sud on rencontre le Loa. Ces deux rivières se jettent dans l'océan Pacifique. Le Pisaguay qui se jette dans la mer près do petit port de ce nom, n'est qu'un torrent grossi par les pluies. 11 y a encore d'autres petites rivières, telles que VAroma^ le Tarapaca^ le Mani et le Huatacondo.

Le seul grand port de cette province est Iquique, Il a été élevé à ce rang par une loi du 26 juin 1855. Les petits ports destinés à l'embarquement du salpêtre sont : Mejillones^ Pisaguay Molle^ Chucumata et Patillos. Les ports où l'on embarque le guano sont ceux de HuanilloSf Pabellany Punia de Lobos et Puerto Inglés (c.-à-d. le port anglais).

Les petits ports ou baies de Paeachey de Patillos et de Chunabay sont situés sous le vent de Pabellon, et à peu de distance l'on de l'autre; celui de Patillos est le plus commode des trois : en effet, le mouillage est bon, les eaux tranquilles, et la plage sablonneuse offre toutes les facilités possibles pour le débarquement. Ces trois ports ne sont pis habités : on n'y trouve, en conséquence» aocuncs ressources, ni aucun moyen de se les procurer.

Punta Grande est une petite baie^ presque isolée, et qui ne saurait être utile ni au commerce, ni à la pêche. Sa mauvaise situation, jointe au voisinage du grand port dlquique, l'a fait complètement abandonner.

Les districts contenant des mines de salpêtre, sont : la Noria^ Cocina^ Yungay^ Ne* grerosy Pampa IVegra, Chinquiquiray^ Soi de ObispOy Zapiga, La PeAa, Independencia et San-Antonio. Les trois premiers sont au Nord de la province, les cinq suivants au Sud, et les trois derniers au centre.

On rencontre également dans cette province les célèbres mines d'argent de Hua$Uih jaya'ei de Santa Rosa : celles de Yabricocha^ de Chigllia et de Challacollo, A trois lieues de Pabellon^ il y en a une autre aujourd'hui abandonnée.

Le minerai d'argent se présente à l'état de chlorure, ou de sulfure double d'argent et l'antimoine. Dans la Cordillère, on trouve 'argent mêlé avec le cuivre et le plomb. On f rencontre également du sel commun, du >ulfate de soude ^ d'alumine, et du soufre xansparent.

Les chemins sont mauvais : néanmoins i y a d'assez bonnes routes de communicajon avec la République de Bolivia, à travers es Cordillères.

LA DlSTAIfCB :

De Tarapaca à Potosi est de 100 lieues.

— à Sucre est de 129 —

— àOruroestde i2o —

— àCochabamba est de.. . 156 —

— àLaPaz(parOruro)estde 169 —

MOUVEMENT COMMEHCIAL.

Le port de Iquique est appelé à être l'un les plus commerçants, à cause des riches produits qu'il renferme. En 1860, les importations ont été^ approximativement, de

1,511,275 piastres. En 1858, elles ont été de 701,768 piastres: Nous avons déjà parlé de celles de 1859.

Le seul article d'exportation du port d'iquique, c'est le nitrate de soude ou salpêtre, substance qui^ comme on le verra tout ù l'heure, se trouve en abondance à 18 ou 20 milles de l'Océan, et dans une vaste plaine qui s'étend du Nord au Sud, le long de la côte, jusqu'au désert d'Atacama. L'extraction de ce sel constitue la principale richesse de la province.

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