‹ Géographie du Péron, corrigée et augmentéeChapitre 188 sur 321 · LOGAUTÉS SITUÉES SUR LES BORDS DE · texte numérisé non relu

LOGAUTÉS SITUÉES SUR LES BORDS DE

L'HUAIXAGA.

LagunUy capitale de district. Ce bourg très-ancien se compose de 1,200 indigènes, divisés en deux tribus, nommés Cocamas et Cocamillas, 11 est situé sur la rive gauche d'un bras de l'Huallaga, à dix cuadras (1 kilomètre) vers l'intérieur de la Montana, à environ dix lieues de Urarinas, cinquante-quatre de Naula et cinq de l'Amazone.

Les indigènes se livrent à la pêche, à la navigation et à la récolte de la cire de la Montana. Ils sont les plus tenaces des indigènes pour émigrer au Brésil^ parce qu'ils aiment à se bien vêtir. Au moment où nous écrivons , il existe à Laguna quatre-vingts femmes indiennes, abandonnées avec leurs enfants; et il y a, en outre, un nombre égal de célibataires partis pour le Brésil. 11 est rentré environ vingt émigrants depuis deux ans : mais la plupart ne peuvent revenir dans leur pays, parce qu'ils se trouvent endettés; d'autres ne sauraient rentrer sur le territoire péruvien, parce que les autorités du Brésil leur suscitent des difficultés pour leur retour.

Les Indiens de Laguna sont dociles au travail, mais très-belliqueux quand ils sont enivrés. Leurs armes se composent de la lance, de l'arc et de la flèche. Leurs récoltes suffisent à la subsistance annuelle de leurs familles. Ils parlent le Cocama et le Cocamilla, ainsi que la langue des Incas.

Chamicuros. Ce bourg est situé sur la rive gauche de l'Huallaga, à six lieues de Laguna^ vers l'intérieur de la Montana. Il se compose de quatre cents indigènes. Leur principale occupation est de recueillir la cire, la salsepareille et les différentes résines de la Montana. Leurs récoltes consistent surtout en

GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU

bananes, yuccas^ cannes à sucre et maïs. Leurs armes sont l'arc et la flèche. Ils parlent le Chamicuro, idiome totalement différent des autres langues des Indiens voisins.

RECBBrSEMENT D£ LA POPULATIOU D£ MAYNAS EN 1814.

Localités. Total.

Ville de Moyobamba 3,664

Métairie deJepelacio 137

— deHabana. 194

— de Calzada ^ 274

— de Soritor 205

— de Yantalo 162

Ville de Lamas 2,039

Bourg de Tabolosoe 419

— de San Miguel 95

— de Tarapoto. . . , ' 2,033

— deCumbaza 460

~ de Morales 153

— de Gbasuta 494

— de Saposoa 1,169

Bour^B réunis de Pachiza, Pajate et

Solapacbi 3,004

Vallée de Apicuncba 277

Bourg de Sion 204

— deBalsayacu 85

— deTocacbi 18S

— de Uchisa 250

— de Playa-Grande •. . . 170

— de Chico-Playa 200

— deChagla 120

— de Muna 100

— de Yurimaguas et Municheses. 516

— de Chayabitas.. 1,007

— de Cahuapanas 468

— de Santiago 181

— de Boija 88

— deBarranca 217

— de Laguna 1,115

— de Chamicuros 122

— de Jevéros 1,765

— de Urarinas. 205

— de San Béjis 142

— deOmaguas 164

— de Iquitos 81

— de Oran 85

— de Pébas 175

— de Cochiquinas 100

— de Loreto 110

— de Santander 41

— de Pinches 50

— de Andoas 205

— de Canéios 146

— de Arcbidona. 410

— de Napo.. 630

 reporter 24,016

LocaUtés.

Report

Bourg de Nopotoa. .

— de Santa Bosa .

— de Cota Pino. .

— de Concepcion

— de Avila ...

— de Loreto. . .

— dePayanino. .

— de Suno

— de San José. .

— de Capucu (1).

MoyobamlMu le !•' mai ISift.

ToiaL 24,016

Cette statistique est tirée des notes de rillustrissime senor, évêque de M aynas. 11 Ta établie sur les rôles de la population qu'il a pu se procurer, et sur les listes des confirmations qu'il a administrées dans tout le diocèse. Aujourd'hui cette province ne doit pas renfermer plus de 12,000 habitants.

SOGllÉTé PATRIOTIQUE DE L'AMAZOSTB.

Nous ne devons pas passer sous silence la Société patriotique de VAmazoney formée par une réunion d'hommes philanthropiques, dans le but de développer le réseau des voies de communication, et par là augmenter le bien-être de ce département.

Parmi les membres de cette société, nous distinguerons surtout l'évéque de Ghachapoyas, lesenorD. Pedro Ruiz, modèle devertu et de patriotisme. Son ardeur est si grande pour l'œuvre qu'il poursuit, qu'il est le premier à aller reconnaître les chemins, propageant partout, au milieu des tribus sauvages, à l'exemple des apôtres, le véritable christianisme, qu'il prêche avec douceur et humilité.

Page 1