FORTS
Isl^y
Loreto
Gallao
Haanchaco .
San José. . . .
ARTiaES.
Report.
Paita.
Iles Gbiadia.
Marchandises diverses
Café, hamacs , grosse loile écrue, saindoux^ or^chapeaux, salsepareille, tabac et autres marchandises
Coton ;.
Café ,. ..
Etuis à cigares. . . .
Cuirs de bœuf
Id. de chèvre
Cordes
Chocolats
Eau-de-vie
Sucre. ..;....
Cochenille
Cbancacas
Laines
Métaux
Or en poudre
Id. en barres. ......
Id. monnayé
Argent monnayé
Id. en lingot..
Id. de cKafalohia. !.
Salpêtre
Graine de luzerne. . .
Chapeaux de paille et de laine de vigogne.
Vins
Or
Argent
Marchandises diverses
Vivres. . . ... ...
Cotons, cuirs, chapeaux de paille , quinquina et autres marchandises.
Guano pour l'Angleterre *
Id. id. la France ...
Id. id. les Etats-Unis
Id. id. rile Maurice.
Id. id. le Chili. .
Totaux.
OUAlITlTiS^
1 0,6:28 casteUanos.
•40j579 marcs.
77,293 tonnes.
VAiiBURS.
Le guano étant tin engrais si riche et si connu dans le monde , ^ nouis Croyons utile et méime nécessaire de. copier encore sur ce sujet les données statistiques contenues dans
Touvrage que novs avons déjà cité, VAnmric nacionàl de M. Alfredo G. Leubel. Npus commencerons par donner ua extrait de l'analyse chimique du guano, et nous tenoiâérôns jhu
.tjËOOBAPHœ PE LiltlÊPlIBUQUE DU PÉROU.
l'autree-ob^elTaUoitt siirceproduitst iin>orint qui a causé ane véritable révolution dans e.nKAHlIe agricole;
AffALTHB MT GUANO.
Le guano t produit le plus important du *éroo, a été soumis à un grand nombre d'alaljses. Le premier ^tii le fit connaître en Surppe: fut le baron de Humboldt ; ce fut lendadt son séjour au Pérou qu'il en envoya les écbantiilons aux habiles chimistes Four- ;roy et Yauquelin. Suivant les résultats obenus par ces deux savants, le guano se comlose:
i* D'acide oxalique, constituant le quart. lu guano, et saturé en partie d'ammoniaque il de chaux ;
2* D'acide oxalique, Raturé en {mrtie d'amnoniaque et de potasse ;
3* D'acide phosphorique, combiné avec les némei bases et la chaux ;
4* De sulfttê et d'hydrochlorate de potasse m petite quantité, un peu dé matière grasse ït de tiable^ en partie quartzeuse et en partie émigmèuse.
Son pouvoir fertilisant lui vient de la grande luantité de sels anunoniacaux qu'il contient; ;t sa force est si gnande que , si on en met lutour d'une plante un peu plus qu'il n'est lécessaire, la racine se trouve brûlée. Ce pi'il y a de plus digne d'admiration, c'est ]ue la Providence parait n'avoir créé le gua- M> que pour le Pérou. En efTct, il faut une 3Ôte comme la nôtre, où il ne pleut presque point ou du moins très-peu, pour que le guano puisse se conserver ; une forte pluie dis- ^udrait les sels ammoniacaux , et le guano perdrait toute sa force ; mais sur nos côtes il ne tombe d'autre pluie qu'un brouillard Lrès-fin, que l'en appelle garua, et qui , par i^nséquent, rie produit aucun mauvais effet
On a , il est vrai , rencontré le guano sur i'autres points du globe; ma^s ces dépôts K)nt loin d'égaler ceux des Iles de Chincha. \insi, sur 100 parties du guano péruvien, on ïn trouve 34,41 possédant une action fertilisante ; dans celui du Chili ,' on n'en trouve {De 9,97; dans celui de Bolivia ,; 4,67 ; dans 3elui de-Sidifambah^ 1,39; et dans celui de
Shark^.a^SS- !
Quelques savants ont prétendu que le guano n'est pas un produit organique,. mais une substance minérale ; il est très-facile dé se convaincre de la fausseté de cette théorie. La composition du guano n'est pas celle d'une substance inorganique, puisque nous y trouvons de l'acide urique, de l'azote, etc., corps qui, comme on sait, appartiennent au règne organique.
La preuve que le guano est un produit* organique et lion antédiluvien , c'est que dans l'intérieur des dépôts l'on rencontre des œufs, des ossements d'oiseaux , et même des instruments des Indiens : ce dernier. fait, démontre clairement que l'on à autrefois' travaillé à extraire cet engrais, et qu'il n'est pas un produit fossile. L'historien Garcilazo luimême nous parle de l'exploitation du guano.
Étant prouvé que le guano est un produit organique, nous allons donner ci-dessous les noms des oiseaux qui le produisent.
Humboldt dit que cet engrais provient des excréments des hérons [Ardea)y et des flamands {PMœnicopferus) ; mais c'est une erreur, car ces oiseaux fréquentent les eaux douces, et non pas la mer. Les oiseaux dont les excréments ont produit ces riches et immenses dépôts de guano , sont :
Spheniscus Humbokiiii.- Le pingouin.
Lanis La mooette.
PelicanuB Tajus. ...... Le pélican.
Putinuria Garnotii I<e potoyuDco.
Sternà Inca Le ardilos.
Carbo Comoranus]
Carbo Gai mardi | .... Les corbeaux de mer.
Carbo Albigùla /
SuUa Yariegata. Le piquefos.
Le giiano est de difTérentes couleurs : le guano blanc est de la même composition que le jaune, mais le premier ne contient point de sable, et son odeur n'est pas aussi pénétrante ; cela vient probablement de ce qu'il n'a pas éprouvé de décomposition.
Ce que nous venons dç dire sur le guano nous parait suffisant pour donner à nos lecteurs une idée de ce produit et de son exploitation. Si nous nous étendions davantage sur ce sujet, nous nous éloignerions nécessairement de notre but. Pour obtenir de plus amples détails, onpourra consulter le savant mémoire de Rajmondi. (Comptes rendus, 1855.)
GÉOGRAPHIE DE LA RÉPUBLIQUE DU PÉROU
mBVEErVS DU GVAirO.
Au mois de septembre 1853, le gouvernement péruvien chargea une commission de rechercher la quantité de guano contenue dans les lies de Ghincha. Cette commission fut aidée dans son travail par un comité d'ingénieurs et de naturalistes intelligents qui se mirent à l'œuvre avec autant d'enthousiasme que d'habileté. Il résulte de leurs calculs que les lies de Ghincha contenaient les quantités suivantes de guano :
Iles da Nord 4,189,477
lies da Milieu .... 2,505,948 lies da Sad 5,680,675
Total 12,376,100 tonnes effectives.
On ne connaît pas encore la quantité de guàno que contiennent les Uès de Ixibùs (lies des Loups), celles de Quanape, Pabellon de Pica et autres lieux de la côte.
Depuis 1841 , année où a commencé l'exportation du guano, jusqu'au 31 décembre 1860, on en a exporté 3,220,939 tonnes, d'après les registres de la douane : en calculant d'après l'expérience la différence de la tonne de charge avec la tonne portée sur les registres, nous trouvons une exportation de guano de 4,026,174 tonnes, ayant produit plus de deux cents millions de piastres (un milliard de francs) I
État général du guano tiré des îles de Chincha^ depuis le commencement de l'exportation en 1841 jusqu'au 31 décembre 1860^