‹ Géographie élémentaire à l'usage des collèges [microforme]Chapitre 114 sur 122 · RESTE · texte numérisé non relu

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DE LA SPHÈRE. 245 tique, l’un au premier degré du signe du cancer, l’aûtre au'premier degré du ca- Vpricorne.

LU Les CERCLES POLAIRES sont deux ‘petits Ë cereles qui environnent les pôles à ‘vinettrois degrés et demi de distance. L'un se nomme Cercle polaire arctique , ‘vers le nord; l’autre’ Cercle ‘polaire antarctique’, vers le sud.

® Les Eroires dont est parsemée la voûte Mcthérée, ne sont point en aussi grand nombre qu’on servit tenté de le croire. Les observateurs attentifs n’en peuvent gnère Mécouvrir que ‘onze cents. Mais à l’aide Miu télescope on en compte jusqu'a ’irois + Toutes brillentde leur proprelumiere, à la réserve d'un petit nombre qui sont des corps paques, qui ne se font voir que par une Mumiére empruntéequ'ils nous réfléchissent.

Mes premières retiennent le nom d'étoiles, Æt se nomment encore étoiles fixes : elles ardent constamment entre elles les mêmes apports de distance. Les autres se nomment PLANÉTES ou étoiles erranites, de ce qu'elles Æhangent EE léurs Üistances Æéciproques. Elles s'approchent, s’éloiguent, atteignent, se dévancent. Elles sont ‘susvendues à des hauteurs bien moins consi- Hérables que les étoiles fixes, ét 'brillent Hune lumière moins vive, plus égale, plus frauquille. Nous ne parlerons ici que des ; LT

246 PRÉCIS planètes anciennement connues, en atiendant que des observations plu. complètes permettent de leur adjoindre celles dont la découverte est due à la fin du siècle dernier, et au commencement de celui-ci. Les planètes les plus anciennement connues sont Mercure, Vénus, Mars, Jupiter, Saturne, qui, avec la terre, forment les six planètes qu'on appelle primitives. Les planètes du second ordre sont au nombre de dix: une appartient à la terre, quatre qui sont au tour de Jupiter, cinq qui accompagnent 4 Saturne. On les désigne sous le nom de pla nètes secondaires, satellites ou lunes. hi:

Parmi les planètes, Jupiter et Saturn À sont mille ou douze cents fois plus gros que la terre. Le soleil, infiniment plus gros que toutes les planètes ensemble, surpasse un million de fois en grosseur la masse terres.

tre, dont il est à plus de trente millions de lieues. Saturne est dix fois plus élevé que le soleil; et cette distance n’est rien en com: paraison de, celle des étoiles fixes, donth 4 plus voisine est EURE mille six cents 4 quatre fois plus éloignée de la terre, que terre ne l’est du soleil. # C'est cette distance prodigieuse qui now 4 convainc que les étoiles fixes sont desfeux, * et qu’elles brillent de leur propre lumière 4 Si elles étoient de la classe des corps opaques, si elles'nese faisoient voir que parune lumière qu'elles nous renverroient apré #

DE AN der LE ce CE ee ne

DE LA SPHÈRE. 247 l'avoir reçue du soleil, combien cette lu-

natienymplètes 18 mière seroit foible etlanguissanté lorsqu'elle dont la #.seroit parvenue à de si énormes distances, dernier, 'si toutefois elle pouvoit. ÿ parvenir! Que Les pla. Mseroit-ce, s'il falloit qu’elle füt renvoyée ues sont Jus ua nous? Verrions-nous les. étoiles Saturne, briller, scintiller, affecter nos regards de planètes Atant d'éclat et de vivacité ?

inètes du #. La difficulté d'assigner un nom à chacune dix: une fes étoiles fixes, les a fait diviser en diffésont au ‘eus groupes qne l'on nomme ConsrELLAmpagnent MIONS, et auxquels on a donné des noms bm de pla 4 arbitraires d'hommes, d'animaux , d'êtres rs inanimés. Le Bélier , la Balance, lu Vierge, Sativni a grande Ourse, le Serpent, la Lyre, le s gros qu 7876; Androméde , etc. sont autant de gros que Os Par lesquels on désigne quelques-uns rpasse un M le ces assemblages d'étoiles, au nombre de oixante.

sse terres nillions de élevé que

4 Dans le vrai Système du monde, celui de Moperuic, le soleil est immobile au centre. nencom ° terre, corps solide et opaque, est classée

Æntre les planètes de méme nature qu'elle-

:s, donth ©, > six cenk Mnême;, et toutes tournent autour de leur

rre,queh istre central dans l’ordre suivant, Mercure

Au trois mois; Vénus en sept mois; la Terre e qui nou PE son satellite la Lune, en un an; Marsen 1t desfeux, Feux ans; Jupiter en douze ans ; Saturne en e lumière "°nle ans.

corps opa: M ont leurs marches dans le Zodiaque par une que, dont elles ne s’écartent jamais. La ient après erre, en yÿ faisant sa révolution annuelle,

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‘248 à ‘8e maintient constamment dans l’écliptique

‘Les autres planètes s’en écartent plus ou

moins, et Îles

coupent l’écliptique se nomment nœuds.

En même temps que la terre avance dan,

‘le Zodiaque, par son mouvement annuel,

elle tourne sur son axe, d'occident en orient, en vingt-quatre heures, et c'est ce mouve.

ment diurné qui doune le jour et. la nuit

‘En quelque point de sa révolution que terre se trouve, le soleil nous paroîtra au point opposé de l'univers : quand élle sera au signe de la Balance, le soleil.sera rap- ‘porté au signe du Bélier; qu'elle passe au signe du Scorpion, le soleil, dans'le même temps, paroîtra s'être avancé au signe du Taureau, et ainsi de suite. Tellement que,

Jar le mouvement de la terre, le soleil sem-

Jlera. se mouvoir sur toute la circonférence du Zodiaque eten parcourir successivement tou: les signes.

Le centre du soleil et de la terre correspondant à lécliptique, si Paxe de la terre étoit perpendiculaire au plan de l'écliptique, dans tout le cours de sa révolution annuelle, le soleil répondroit à l'équateur terrestre ; son aspect seroit constamment le même pour tous les peuples de la terre ; il n’y auroit aucune vicissitude de saisons, ce seroit perpétuellement la même; mais la terre ayant son axe incliné de vingt-trois degrés et demi au plan de lécliptique, con-

oints de leurs otbites qui 8

plus ou

œuds.

nce dans annuel, n orient mouve.

Ja nuit n quek roîtra an élle sera sera r'appasse au le même signe du ent que, oleil semnférence sivement

e corres- > la terre l'écliptivolution ‘quateur iment le terre ; il sons, ce mais la gt-trois 1€ » con-

li tique |

© axe demeurant parallèle à lui-même; de la 7 dérive la différence des saisons, leurs vi- À cissitudes, le passage de l'hiver au prin-

bites qui

DÉ LA SPHERÉ. 219

servant le parallélisme de son axe, dans tous les points de sa révolution, et partout cet

temps, du À so à a l'été, ainsi de suite.

Et :en effet, la terre existant au premier

À degré du Capricorne, supposons que eût

son axe La rh au plan de l'écliptique, le soleil répondra perpendiculairement à l'équateur terrestre; que cet axe s'incline d'un degré vers le signe de l’Ecrevisse, le soleil répondra à un degré en deçà

| de l'équateur par rapport à nous; qu'il s’a-

baisse encore , et à mesure qu’il s’'inclinera,

1 le soleil répondra à des pôints de plasenplus

distans de l'équateur; et si l'axe de la terre

4 s'incline de vingt-trois degrés et demi, le so- 1 leil répondra au tropique du Cancer, et par

la révolution de la terre, il paroîtra passer

serpendiculairement sur la tête de tous les

abitans qui sont sous ce cercle ; alors c'est

l'hémisphere septentrional qui est présenté 4 au soleil, nous habitons cet hémisphère ; à ce sera l'été pour nous.

Trois mois après, la terre sera au pre-

4 mier degré du Bélier, le soleil repondra 4 à l'équateur terrestre, et par la révolution «| de notre globe sur lui-même, le soleil ré-

pondra verticalement aux plages de la terre qui font la séparation des deux hémis-

phéres , et nous aurons l'automne. k

septentrional, et lui présente l'hémisphère

méridional ; au moyen de l'inclinaison de

vingt-trois degrés et demi, le‘soleil réponi au tropique du Capricorne , qu’il semble

décrire , ét c’est l'hiver pour nous qui habi) 4

tons l'hémisphère opposé à celui-ci.

Nous aurons le printemps trois moi aprés, lorsque la terre, arrivée au signe dk la Balance, verra une nouvelle fois le soleil répondre à l'équateur (r). |

a différente position des peuples sur ke

globe de la terre, occasionne des diflérences considérables dans l'aspect du ciel et hi durée du jour et de la nuit.

Ceux qui sont situés sous l'équateur, ont

(1) Les apparences du ciel étant les mêmes pour nous, soit que le soleil tourne en vingt-quatre heures autour de la terre , soit que dans le même espace de temps la terre fasse une révolution sur elle-même , pour simplifier les idées et lesexpressions; il est convenu, même entre les savans , de s’'énoncer comme si les mouvemens que nous apercevons dans le ciel étoient quelque chose de réel et d’effectif. On dit que le soleil, qu’une étoile monte sur notre horizon, passe par notre méridien , circule autour de nous, se plonge sous notre horizon.

La terre parvenue au signe de l'Ecre * visse, en conséquence du parallélisme de 4 son axe, soustrait au soleil l'hémisphère 4

constamment un jour de douze heures «a 4

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