‹ Géographie élémentaire descriptive, ou, Leçons graduées de géographie [microforme]Chapitre 108 sur 243 · Vers l’an 400 de J.-C., les possessions romaines · texte numérisé non relu

Vers l’an 400 de J.-C., les possessions romaines

des Gaules devinrent la proie de plusieurs hordes de barbares.

Les Goths, peuples du Nord, après avoir ravagé l'Jtalie, inondèrent la Gaure : les uns, traversant Île Rhône, s’étendirent jusqu’à la Loire et l'océan Atlantique, et reçurent le nom de Visigoths (Goths occidentaux) ; Toulouse fut le siége de leur monarchie ; les autres, maîtres d’une partie de l’/talie, restèrent en deçà du Rhone, s’établirentau S.-E., et furent appelés Ostrogoths (Goths orientaux ).

Parurent ensuite les Bourguignons , qui, originaires des bords de la Baltique, avaient envahi l’ÆHelvétie : ils se répandirent dans toute la partie orientale entre le Jura et le royaume des Visigoths. Le pays soumis à leur domination a pris le nom de Bourgogne ; Vienne en était la capitale.

208. Les possessions romaines, réduites alors à la partie qui est au N. de la Zorre, furent bientôt envahies, en 420, par les Francs, peuplade peu nombreuse, mais pleine de valeur, qui devait changer et le nom et les destinées de la Gauce.

209. Les Allemands ( Alemani), autres peuples de la Germante , suivirent leur exemple , et s’avancèrent d’abord jusqu’à J/ayence, puis dans tout le pays occupé aujourd'hui par l’4/sace.

210. Dans la partie la plus occidentale vinrent s’établir, en 462, les Bretons, qui, chassés de leur île par les Anglo-Saxons, donnèrent leur nom à la Bretagne.

211. Au S.-0., les Vascons ou Gascons, sortis de l'Espagne en 570, conquirent sur les Visigoths la partie qui se trouve entre la Garonne, les Pyrénées et l’Atlantique , et qui fut appelée Gascogne.

212. C'est d'abord aux Romains, puis à ces divers peuples, que les princes francs ont longtemps disputé l: possession de la Gauce.

Pharamond envahit la partie comprise entre le Rhin et la Aeuse.

Ses successeurs, Clodion et Mérovée, poussèrent leurs conquêtes vers l'O, jusqu’à la mer, mais seulement au N.dela Somme. Amiens devint alors le siége de la monar-

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EUROPE, 451 chie française, qui, sous Childéric , s’accrut de presque

tout le bassin de la Seine. Elle était bornée à l'E. par les

Vosges , au S. par la Lorre, à l'O. par la mer de la Manche et par la Bretagne, nouvellement occupée par les Bretons. Les Romains vaincus furent refoulés vers le Berry et l'Auvergne; mais Soissons, Reims, Chälons, Sens et Troyes avec leurs territoires étaient encore en leur puissance.

213. Clovis, vainqueur des Romains, s'établit à Soissons en 486, s'empare de la partie septentrionale du pays entre l’Æscaut et la Meuse, expulse de la GauLe d’abord les Allemands, vaincus à Tolbiac, puis enfin les Romains ; il obtient sur les Bretons des avantages signalés, fait la conquête du royaume des Bourguignons, que Théodoric, roi des Ostrogoths, le force cependant d'abandonner par la victoire qu’il remporte sur lui à Arles ; mais Clovis répare cette défaite par la conquête d’une “grande partie du royaume des Visigoths , après ne vaincu et tué de sa propre main leur roi Alaric , à la célèbre bataille de P’ouillé, près de Poitiers. Lutèce, aujourd'hui Paris, devint alors la capitale de ses Etais.

Sous ses fils eurent lieu la fin et le partage du royaume de Bourcocxr, ainsi que la cession par Vitigès de celui des Ostrogoths dans la Gaule,

214, La France, ainsi agrandie par des conquêtes, n'eut jusqu'à Charles Martel, pendant environ 200 ans, d'autre accroissement que le pays des Vascons ou Gascons, qui se soumirent après une révolte, Charles Martel, vainqueur des Sarrasins , consolide dans le Midi la puissance des Français. Au N., il se rend maître de l’fle des Bataves (la Hollande), et détruit entièrement les Sarrasins qui avaient envahi la Bourswogne. Pepin le Bref, l’un de ses fils, et père de l’illustre Éha harlemagne , ajouta au royaume de France la Bretagne, l'Aquitaine et le Bas-Languedoc.

215. Charlemagne, possesseur d'un si puissant empire, en recule encore les bornes par ses conquêtes, Il étend sa domination jusqu’au sein de l’4//emagne et de l'Jtalie, et porte le titre d'empereur, Sous son fils,

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Louis Le", le Débonnaire , qui eut à réprimer les révoltes des Gascons et des Bretons, commencèrent les incursions des Normands. Ceux-ci, après une lutte sanglante durant 75 ans, s’établirent dans la Neustrie, qui prit alors le nom de duché de Normandie. L’ Austrasie, dont Metz était la capitale, forma un nouveau royaume ap-

pelé Lotharinge , puis Lorraine, qui subsista jusque vers le milieu du dixième siècle,

216. La vaste et puissante monarchie fondée par Charlemagne fut bientôt morcelée , et divisée en duchés et en comtés, gouvernés despotiquement par des princes, de grands seigneurs, vassaux de la couronne, dont le domaine proprement dit se composait seulement de l’Z/ede-France, de l’Orléanais, d’une partie de la Picardie et de la Champagne , lorsque Hugues Capet, chef de la troisième race , monta sur le trône en 987, et commença, par une sage politique, à gagner l'affection de ces grands feudataires, et à exciter entre eux des rivalités afin de parvenir à restreindre leur pouvoir :.

217. La monarchie française , une seconde fois sauvée par Hugues Capet, s’accrut successivement de tous ces domaines. Nous allons en exposer rapidement les diverses acquisitions, selon l’ordre chronologique.

1. Au N., les comtes ou marquis de Flandre avaient à peu près sous leur domination ce qui a composé ensuite les Pays-Bas et la Hollande, Dans la même partie, les comtes de Vermandois étaient maitres de la Picardie et de la Champagne. À l'E. étaient les ducs de Bourgogne et ceux de Lorraine , qui s'étendaient en Alsace le long du Rhin ; au S,, les ducs de Gascogne et d'Aquitaine dominaient dans l'Auvergne , la Guyenne, le Poitou et la Saintonge ; et à l’O, enfin étaient les ducs de Bretagne et de Normandie ,

tous s’avançant plus ou moins dans l'intérieur vers le centre. ( ANQUETIL, )

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ti00|le Benny. . . , . .| sous Philippe 1°... . Par achat. (Ep. de la 1"© croisade) . «| sous Philippe Auguste. Par confiscation sur Jean Sans Terre.| «| sous Charles P.,., . id, . id

t102|la Tourains.,

id. |la Nonmanois. ,

1a71|le Lancuunoc. . .

1286 |la Cuamracns. . .

1312|le Lronnass, . .

1349[le Dauruiné. . , .

1369[le Limousin . .

1371|l'Ancoumois..,

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le Poitou, . . .

le pays d'Aumns.

1451|lu Guranxs, . .

et

la Gascocne . ,

1477]la Bounaoone, , .

1481|l'Ansou, . 4. « :

id. |la Paovance. . .

1491|la Baaraonn,, . 1531|le Bouasonnats, la Mancus.. . .

l'AUVERGNE, + o 158g9|le Bkann . » , «

1648 |l'Arsacs. , , . 0 1659|l'Anrois,, ,.,

la es a

sous Philippe le Bel, , id sous Philippe de Valois.

Henri 111, fils de ce Prince, y re-| nonça, par le traité qu'il fit avec!

saint Louis, en 1256. |

id.

id.

sous Philippe le Hardi.|Par héritage (mort du comte de Poi-|

tiers ,. frère de saint Louis), Par mariage (avec Jeanne de Navarre).! | Par acquisition.

Par donation faite par Humbert, dau-|} phin du Vieunois, sous conditiou|| que les fils aînés des rois de France] porteraient le nom de Dauphin, |

+ [Par conquête sur les Anglais.

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Von Chartes VIL..

sous Louis XL. ..

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id, .| sous Charles VIITI. .

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.|sous Louis ÆAIV. ,.

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1665] le Nivennats, . , id.

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1700 ]la Lonnainm, . ,

1958 |la Consn,. , ,

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.| sous Louis ap. .

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1de (Charles VII l'affrancbit entiérement|| de leur joug.) || ide |

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