En continuant de suivre la côte, on observe
Bomsay, ville forte et très-commerçante, dans une île de même nom; c’est le centre du commerce des Anglais dans l’Æindoustan occidental septentrional, dont elle est la capitale.
La côte jusqu’au S., dominée par les Ghattes occiden. tales , présente plusieurs villes maritimes remarquables : Goa, aux Portugais, naguère très-florissante , est aujourd’hui ruinée et presque entièrement abandonnée : cette ville est remplacée dans la même île par Pandjim ou illa-Nova de Goa , nouvellement bâtie, et qui hérite des droits et des avantages de ls première; Mangalore, ville très-commerçante, principalement en riz et en épices , au S. de la côte du Kanara, qui dépend de la présidence de Madras, et sur la côte du Malabar , dans la même présidence : Tellitcherry, ville très-commerçante en bois odorants et en épices ; Mahé, aux Français; Calicut, ancienne capitale du Malabar, premier port de lZrde où , en 1498, aborda Vasco de Gama; Cochin, ville commerçante , que:les Hollandais ont cédée à l’Ærigleterre.
531. La côte occidentale de l’Æindoustan est dominée par la-longue chaîne des Ghattes occidentales, à V'E, de laquelle s'étend le Déknan , vaste et riche contrée, qui composait la plus grande partie de l’ancien empire Mogol.
La Krichna , qui débouche dans le golfe:du Bengale, le divise naturellement en deux parties :
532. Au N. est le Déknan PROPRE , où l’on remarque Pounah, ancienne capitale des Mahrattes, aujourd'hui soumise à l'Angleterre ; Aureng-Abad, au N.-E., qui a été quelque temps la plus belle ville de cette contrée , et dont les vastes et superbes ruines attestent l'étendue et la splendeur; Beydjapour ou Visiapour, au S.-E, de Pounah , qui ne présente plus qu’un vaste monceau de ruines.
Dans le royaume du nidzam, puissant souverain indépendant , dont lu capitale est Haïder-Abad , grande ville très-peuplée, on remarque Golconde , jadis capitale d’un royaume et célèbre par ses fortifications et son commerce
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533. La partie méridionale du Dékan., à laquelle on a donné le nom de Karwaric, est traversée par les Ghattes orientales. La province la plus remarquable est le Maïssour Où Mysore , au N.-O., aux Anglais, qui, en 1799, se sont rendus maîtres de Séringapatam, ville forte , capitale de cet Etat, après avoir vaincu le courageux et infortuné Tippou-Saëb, qui périt avec 8 000 des siens.
Ce pays est remarquable par ses superbes pagodes ou temples indiens ?, qu’on visite à Trinomaly, à T'chillambaram, à Tanjaour, à Tritchinapaly, et dans l’île de Sérirgam , formée par le Cévery.
534. Avant de suivre la côte orientale, jetons un coup d'œil sur un long archipel composé d’un nombre immense d'flots formant 17 atollons (97) : c’est le royaume des Laguedives et des Maldives, riche en cocotiers et en volaille, et dont les habitants professent le mahométisme.
535. Doublant le cap Comorin , projeté par les Ghattes, on entre dans le golfe ou plutôt le canal de Manaar, où se fait une pêche abondante de perles, eu laissant à VE, l’île de Ceylan, montagneuse au centre, où s'élève le pic d'Adam, et très-riche en cannelle ; sa capitale est Colombo; on y remarque aussi Candy.
Cette île, précieuse par ses productions végétales, appartient à l’ Angleterre. Les éléphants y sont nombreux.
536. La première côte qu'on aperçoit après être entré dans le canal de Manaar, au N. duquel est le détroit de Palk , est celle de Maoura, province insalubre , dont la capitale, de même nom, possède des fabriques de toiles de coton.
Au sortir du détroit de Pa/k on suit la côte de Cono-
1. Les prétendues mines de diamants de Golconde n’ont jamais existé, du moins aux environs de cette ville, où cependant on les taillait et l’on en faisait un commerce considérable.
2. Ce sont généralement des temples pyramidaux très-élevés , à plusieurs enceintes, et ornés de colonnes sculptées et de figures des divinités indiennes.
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MANDEL jusqu’à l'embouchure de la Xrichna. On y remarque un grand nombre de villes florissantes, dont les principales sont : T'ranquebar, jolie ville commerçante, aux Danois; Xarikal et Pondichérr, à la France (313); Mapras, capitale de toutes les possessions anglaises du S. : cette ville, très-peuplée, fait un grand commerce en tissus de coton.
A cette côte succède celle d’Onyçan ou Orissa, pays brûlant et généralement malsain , où l’on remarque d’abord Masulipatam , entre les bouches de la Ærichna et celle du Godavéry, qui sort de la partie septentrionale de la chaîne des Ghattes occidentales et arrose le Dékhan propre, dans le N. duquel est Nacpour, capitale d’un Etat indépendant , dont le souverain porte le titre de radjah.
Revenant à Masulipatam, nous remarquerons que cette ville, qui est M tt AP possède des fabriques considérables de tissus de coton et de soie. Au N.-E. se trouve Madapolam , renommée pour ses étoffes de laine et ses belles mousselines.
Sur la même côte, au N., on voit Dyaggrenath ou Poury, le lieu le plus sacré pour les Indiens, ville célèbre par sa majestueuse et superbe pagode, qui attire annuellement plus d'un million de pèlerins.
537. Au N. de cette côte et du golfe du Bengale est le BenGaLE proprement dit, pays très-fertile, arrosé par les nombreuses embouchures du Gange, fleuve sacré chez les Hindous, qui prend sa source au N.-0O. des monts Himalaya, les plus hauts du globe, reçoit un grand nombre de rivières , et traverse plusieurs provinces remarquables , dépendantes de la présidence de Cazcurra. Cette ville, capitale de tout l’Hindoustan , siége du gouvernement anglais , est aujourd'hui une des plus belles, des plus peuplées, des plus commerçantes et des plus riches de l’4sie,
Les principales villes de cette présidence sont:
Chandernagor, au N. de Calcutta, aux Français, grande ville bien déchue (313); Dacca, au N.-E., ville bien peuplée , commergçante et industrieuse , et où se fabriquent les plus belles mousselines de l'/nde; Mourched- Abad,
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Remontant le cours du Gange, nous trouverons Monghir, célèbre par ses fabriques d'acier, d'armes, etc. ; Patna , ville très-peuplée, et commerçante en opium eten tissus de coton : c’est la capitale du Bahar ; Bénarès, belle et grande ville, réputée la ville sainte et scientifique de l’/nde : les fêtes religieuses des brahmines y attirent un grand concours de pèlerins ; 4{/ah-Abad, capitale d’une province de même nom, et que les Hindous ont surnommée la R -ine des cités saintes : aujourd’hui bien déchue, .24.. gardée comme la : *-"ipale place d'armes de l’/nde angruse.
Enfin, beaucoup plus à l’O., nous remarquerons Agrah au S. et Déhly au N., toutes deux capitales de l’ancien empire Mogo/ et déchues de leur magnificence , qu’attestent encore de superbes ruines. Dans celle-ci, mieux conservée et très-peuplée, réside obscurément le dernier rejeton des empereurs mogols. |
Revenus au delta du Gange, nous verrons à l'E. l'embouchure du Brahmapoutre, grand fleuve qui sort du Tuiser, coule au N. de l'Himalaya, et se grossit d’un grand nombre d’affluents.
538. Les possessions anglaises dans l’Hindoustan dépendent immédiatement d'une société commerçante . connue sous le nom de Compagnie des Indes, et à laquelle elles ont été concédées pour un certain temps '; les seuls Etats indépendants sont , au N.-O., celui des Seykhs, celui du Sindky, et plusieurs provinces mahrattes.
Les principaux peuples de l’Æindoustan sont les Hindous, qui professent le brahmanisme ou brahmisme ; ils composent les sept huitièmes de la population, qui s'élève à plus de 4 40 millions d'âmes. L'islamisme y compte 16 millions de sectateurs.
1. Cette compagnie forme presque à elle seule une puissance du premier rang, dont les Etats sont placés sous la suzeraineté de ‘Angleterre, qui en retire annuellement, depuis 1766 , un tribut de deux cent quarante millions de France.
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