‹ Géographie élémentaire descriptive, ou, Leçons graduées de géographie [microforme]Chapitre 205 sur 243 · Sur la côte du continent, l’espace qui s'étend · texte numérisé non relu

Sur la côte du continent, l’espace qui s'étend

depuis la Cafrerie propre, au S., jusqu’à l'embouchure du Zambèze ou Couama, au N., fleuve dont la source est aux monts Lupata, fait partie du Monomotapa, célèbre par ses mines d’or, et dont ZiuBaoË est la capitale, x C'était autrefois un puissant empire ; mais aujourd’hui, conquis par des peuplades voisines et presque entière ment démembré, il appartient en grande. partie aux Maravis, dont le chef siége à Zimbaoé, On y remarque encore le Manica, royaume dont la capitale porte le même nom, et qui est riche en or, en ivoire et en bestiaux, et le Chicova, état industrieux, dont les habitants exploitent des mines d'argent, de cuivre et de fer, et savent fabriquer un excellent acier.

Ses forêts, qui sont considérables, recèlent un grand nombre d’éléphants , dont les dents sont un important objet de commerce avec les Portugais , qui tirent aussi de ce pays beaucoup d’or, dont les mines les plus abondantes sont aux monts Foura ; les eaux de la Manzora charrient une grande quantité de paillettes d’or.

Les habitants sont Cuïres, et se distinguent par leur haute stature et leur forte ccnstitution.

La capitale du gouvernement de MozamBique est une ville de même nom, dans une petite île.

584. Au N. du canal de Mozambique, on visite les fertiles et charmantes îles Comores, dont la principaie est Ænjouan, résidence d’un prince arabe; et, laissant au N.-E. les archipels angliis des SEvcHELLES et des AIRANTES, riches en cocotiers el en arbres précieux, et dont Mahé, bien peuplée et bien cultivée , est l’île principale . on suit jusqu’au cap Guardafui , le plus oriental de l’Æ/frique , une longue côte généralement aride et déserte, surtout vers le N., et quicomprend plusieurs Etats.

3 Zanguebar.

585. Au S. est le Zaxcuesar, où l’on remarque l’ancien royaume de MéuiNne, soumis autrefois aux Portu-

gais, et dépendant aujourd'hui de l’iman arabe de Aus. cate , qui s’est aussi emparé de l’île voisine de Zanzibr, et dont la capitale, MéuinDE, jadis si belle et si florissante, est maintenant à peu près ruinée.

Viennent.ensuite la république de Brava et le royaume inhospitalier de Macanoxo, dont les capitales portent les mérmes noms.

Toute cette côte, au N. de laquelle est celle d’Asax, aride et déserte , est habitée par des tribus d’Arabes, les Somaulis , adonnés à la navigation et au commerce.

586. Au N.-E. du cap Guardafui, laissant l’île de Socotora, on entre dans le golfe d’Aden, qui baigne la côte d’Aoez, dont les habitants, continuellement en guerre avec les Abyssins, ont pour ville principale Züiau, au fond du golfe, où ils font le commerce d’or, d'ivoire, de myrrhe et dc cire, Cette ville a été la première capitale du royaume d’Apez. La capitale des habitants de cette côte, qui sont mahométans, est aujourd’hui Hourrour, dans l’intérieur ; c'était naguère Aucagurel.

587. A l'O. court, jusque vers le centre de l’Æ4/rique, la haute chaine des monts £{-Kamar ou de la Lune, au S. desquels habitent les Gallas, nation guerrière et puissante, implacable ennemie des Abyssins, auxquels elle a déjà enlevé une grande partie de leurs provinces méridionales.

La partie intérieure de l'Afrique, que ses déserts et la férocité de ses habitants rendent inexplorable , est généralement, mais improprement, désignée sous le nom de Ca: FRERIE,

&. Abyssinie.

588. Passant le détroit de Bab-el-Mandeb , on entre dans la mer Rouge en longeant la côte de l’AByssiNE , ways c‘iübre par ses productions, les mœurs de ses habitants et les virissitudes qu’il a éprouvées.

Ses principales productions végétales sont : le papyrus, qui fournissait l’ancien papier des Egyptiens ; l'arbre dont la gomme odoriférante porte le nom de myrrhe ; le vansey, dont les fleurs amoncelées sont d’une blancheur éclatante;

le caféi

Le ch:

encore

38( ainsi ( sines butai

Le:

fleu vi de ce cienn aussi comr Egy| de D.

fois & misé!

e Zanzibar, et si floris-

le royaume s portent les

elle d'Asan ; Arabes, les merce.

ant l’île de i baigne la llement en principale merce d’or, été la prele des habiest aujouraguère Au-

e l’A4frique, la Lune, au ière et puisaxquels elle > provinces

déserts et la st généralenom de Ca-

h, on entre "ABYSSINIE , de ses ha-

le papyrus, rbre dont la ; le vansey, r éclatante;

abe de Aus.

le caféier et d’autres arbres précieux. Pour la nourriture, les produits sont le blé , le maïs, l’orge , le dourra et le steff, particulier à lAbyssinie et dont on fait d’excellent pain. Parini les animaux , qui sont multipliés , on remarque un | ie grand nombre d’hyènes, qui font des ravages effroyables. EEE M

Cette contrée, très-montagneuse et sujette à de longues pluies , est principalement arrosée par le Bahr-el-Azrak à: ou fleuve Bleu (Nil d’Abyssinie) , qui prend sa source au ju 51 S. du lac Dembéa, qu’il traverse. il

Aujourd’hui envahie et démembrée par les Gallas, l’AByssinir n’a que des bornes fixées par le sort incertain des armes. Elle est divisée en plusieurs Etats, dont les villes remarquables sont : Goxpar , capitale du royaume "| d'Amhara et de l'ABYssiniE : elle est maintenant occupée + par les Gallas; Adova où Adouéh, ville commerçante ‘| et industrieuse du royaume de Ziyré, au N.-E. de la précédente, et près de laquelle est ÆAzroum, où l’on admire de nombreux monuments antiques ; Massouah , au N.-E., ville maritime , dans l’île de même nom, et importante par son commerce.

Les Abyssins professent généralement le mahométisme. | F4 Le christianisme, qui chez eux a été trés-florissant, y est MERE encore suivi, mais presque entièrement dénaturé.

Page 1